Cap sur les États-Unis et le Sud… abordables!

Carolyne Parent
Collaboration spéciale
La côte sauvage de Na Pali, sur l’île de Kauai, à Hawaï
Photo: Max Seigal/Hawaii Tourism Authority La côte sauvage de Na Pali, sur l’île de Kauai, à Hawaï

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

En raison de la hausse des prix qu’entraîne l’inflation et de l’incertitude liée à la guerre en Ukraine, l’envergure du fameux « voyage de rattrapage » sera peut-être revue à la baisse, finalement. Quant à la flambée du prix de l’essence, elle sonne sans doute le glas des longs road trips. Plus que jamais, l’heure est à la planification de vacances offrant le meilleur rapport qualité-prix ! Troisième texte d’une série en quatre volets.

Les sites Web des États ou des villes qui suscitent notre intérêt sont un bon point de départ pour cette « chasse au trésor ». (Cela vaut aussi pour les sites des associations touristiques régionales du Québec, nous y reviendrons la semaine prochaine.) Un onglet Deals cache souvent des offres du genre « deux pour un » ou encore « 4e nuitée gratuite à l’achat de trois ». Celui du New Hampshire, une destination de relative proximité dont on aime les villages pittoresques et les montagnes Blanches et Vertes, propose même des rabais réservés aux Canadiens. S’ils semblent dégarnis ces jours-ci, ces onglets prendront du coffre au fil des prochaines semaines.

JFK ou SFO ?

D’emblée, un séjour urbain au cours duquel on se déplacera à pied et en transport collectif est une bonne idée. Parmi les villes extraordinaires à arpenter aux beaux jours, il y a Chicago, Washington D.C., Philadelphie, Boston et, bien sûr, New York. Pour changer, on pourrait décider de séjourner à San Francisco grâce au nouveau vol direct d’Air Transat, qui sera inauguré en mai, quelques jours après celui vers Los Angeles. (Bon à savoir : le centre des congrès de San Francisco, Moscone Center, abrite une clinique accueillant les visiteurs devant passer un test antigénique en vue de leur vol de retour.)

Peu importe le choix de ville, l’achat d’un laissez-passer qui regroupe des attraits en accordant un rabais sur leurs droits d’entrée est avantageux quand on compte visiter plusieurs attractions. À la manière du Passeport MTL, qui revient cet été, plusieurs destinations américaines ont leur CityPASS, et dans la Grosse Pomme, le rabais peut atteindre 40 %. Toujours dans cette ville, les hôtels Pod représentent une excellente option pour qui recherche un hébergement à prix relativement doux dans un emplacement de choix — un vrai miracle, à vrai dire !

Histoire d’explorer un quartier moins touristique le temps d’un circuit pédestre guidé à New York ou à Chicago, on pourrait s’en remettre à un résident trouvé par l’entremise de l’association International Greeter. Celle-ci compte des bénévoles aux quatre coins du monde (y compris à Gaspé) enthousiastes à l’idée de faire découvrir leur coin de pays aux étrangers. Nous avons vécu cette expérience plusieurs fois à Paris, et ainsi découvert un Montmartre anti-Amélie Poulain avec le directeur d’un hypermarché et le Marais secret d’une libraire ! Un don discrétionnaire à l’association, c’est tout ce qu’il en coûte pour passer un bon moment.

Au sud du Sud

 

Côté mer, Virginia Beach connaît une belle renaissance ces dernières années grâce à une offre d’activités (observation des dauphins en kayak, dégustation d’huîtres sur les flots) et d’hébergements au goût du jour, dont le superbe terrain de camping du First Landing State Park. Il y a belle lurette aussi que la station balnéaire familiale ménage le porte-monnaie des Canadiens par le biais de son programme Loonie Savers, qui consent divers rabais, dont certains représentent 15 % du coût de l’hébergement.

Destination de rêve ou plan B de certains vacanciers si jamais la guerre en Ukraine entravait leur plan A européen, l’archipel d’Hawaï est toutefois loin d’être abordable pour les Montréalais. Selon le comparateur Numbeo, il en coûte 49 % plus cher de vivre à Honolulu qu’ici (hors loyer). Pour économiser un brin tout en rendant service à l’environnement, on pourrait s’adonner aux activités de volontourisme qui ont cours dans les îles de Kauai, d’Oahu, de Maui et d’Hawaï : les hôtels partenaires du programme Malama Hawaii donnent des rabais et parfois des nuitées aux participants. L’appli Hopper pourrait aussi être utile : elle indique combien on épargnera en achetant son billet d’avion tout de suite plutôt que dans quelques semaines.

Photo: Visit New Hampshire Rafting sur la rivière Androscoggin, au New Hampshire

La popularité dattes Caraïbes ne se dément pas, même l’été. Afin de vivre une expérience cubaine à bon compte en formule tout-vrai plutôt que tout-inclus, on pourrait loger chez l’habitant. Le site Web casaparticularcuba.org répertorie des chambres d’hôtes comme des maisons entières aux quatre coins de I’Isla Grande. Une bonne idée ? S’installer dans la Vieille Havane et alterner les journées de visite et les excursions à la plage, dont la superbe Playa del Este, située à une demi-heure de la capitale en wawa.

Exotiquement authentiques

 

En Polynésie française aussi, on peut loger chez l’habitant, une option qui relève de la « petite hôtellerie familiale », comme on dit là-bas. Le site tahititourisme.ca donne plusieurs adresses de pensions, à Bora Bora comme à Fakarava. (Au moment où ces lignes étaient écrites, 90 % des hôtes avaient repris leurs activités.) Les tarifs sont avantageux, le séjour sera authentique et, en prime, la destination est au summum de son attrait l’été. C’est notamment la saison du festival artistique Heiva, en juillet, et des courses de pirogue, les fameuses va’a, qui font intrinsèquement partie de l’histoire des îles du Pacifique. À Papeete, la course Te Aito aura lieu les 24 et 25 juin, puis le Super Aito, qui réunit la crème des rameurs, les 22 et 23 juillet. On aura un bon point de vue sur la plage du parc Aorai Tine Hau, à Pirae, près de Papeete. Puis, ce sera direction les « roulottes » pour la dégustation de spécialités locales à la bonne franquette avec les Tahitiens !

Enfin, une autre destination à découvrir l’été, surtout si on souhaite faire de la randonnée, est le Pérou. Les températures sont fraîches, mais le temps est sec et le ciel pur du côté de la vallée sacrée des Incas et du Machu Picchu. En plus, ici, notre dollar va loin. À Aguas Calientes, camp de base de la « Vieille Montagne », on pourrait s’installer au petit hôtel El MaPi by Inkaterra. C’est la marque abordable d’Inkaterra, une bannière locale qui promeut l’écotourisme et le tourisme durable depuis 46 ans.

L’automne dernier, ses propriétés ont d’ailleurs été désignées « premiers hôtels à bilan carbone négatif au monde » par Green Initiative, un organisme de certification accrédité par les Nations unies. Avec d’autres acteurs du secteur touristique local, Inkaterra a également contribué à faire du Machu Picchu, l’une des sept merveilles du monde moderne, la première destination carboneutre de la planète.

Bref, faire un voyage mémorable tout en aidant à préserver un fragile bien commun, c’est louable, et tant mieux si on ne casse pas sa tirelire pour autant !

À lire la semaine prochaine : Cap sur le Québec et le Canada… abordables !



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