«Glamping» et pêche sous la pluie au parc régional du Poisson blanc

Catherine Lefebvre
Collaboration spéciale
Le réservoir aux Sables, où des pêcheurs taquinent le doré
Photo: Jad Haddad Le réservoir aux Sables, où des pêcheurs taquinent le doré

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

La fraîcheur de l’automne commence à s’installer. C’est la saison des petites laines et des marches en forêt pour admirer la nature en spectaculaire métamorphose. Depuis l’accueil, nous mettons nos bagages, notre glacière et nos cannes à pêche dans le chariot prévu à cet effet pour nous rendre jusqu’au microrefuge, Le Pic-Mineur. Construit l’hiver dernier, il s’agit d’un hébergement 4-saisons minimaliste, sans douche et avec toilettes sèches à l’extérieur. Cependant, tout y est pour passer un formidable séjour : cuisinière au gaz, poêle à bois, grand canapé-lit donnant sur une fenêtre avec vue sur la forêt. À l’automne, le spectacle est extraordinaire.

En cette soirée plus fraîche de fin d’été, on allume un feu de foyer. Verre de rouge à la main, nos steaks et nos légumes du jardin grillent sur le BBQ. Il n’y a rien de tel pour bien terminer la semaine que de prendre un bon repas au son du feu qui crépite.

Au rythme de la pluie

Au petit matin, alors que nous sommes blottis sous les couvertures, la pluie tambourine doucement contre le toit de tôle. Le sourire aux lèvres, nous restons là à écouter le rythme des gouttes s’accélérer pour rapidement devenir le plus apaisant des vacarmes.

Nous pourrions aller faire de la randonnée à la pluie dans les sentiers du secteur insulaire du parc régional du Poisson blanc. Il y a le sentier Rapide-du-Fort qui nous apparaît fort invitant. Sur 3,2 km, il longe le réservoir aux Sables et remonte jusqu’au belvédère du parc. Il paraît que de là, on peut voir les îles et les montagnes environnantes. Mais parfois, le repos est de mise. Nous préférons profiter de l’instant présent en sirotant longuement un café dans une tasse isolante, si bien qu’il est encore chaud même après que nous sommes passés à travers tous les mots croisés du journal du samedi.

Photo: Jad Haddad Le microrefuge Le Pic-Mineur

En après-midi, une fenêtre sans pluie s’ouvre à nous. Le ciel est toujours couvert d’épais nuages, ne laissant aucunement entrevoir d’éclaircie. Qu’à cela ne tienne, nous empruntons un canot et partons voguer sur le réservoir. Nous croisons un groupe de jeunes adeptes de canot-camping, de braves gaillards comme nous l’étions à l’époque des camps scouts, lorsque nous venions justement passer des séjours de plein air au parc régional du Poisson blanc.

Pour notre part, nous tentons tant bien que mal de taquiner le doré qui est censé se trouver non loin des haltes de pique-nique, installées çà et là sur les îles du réservoir. C’est notre dernière partie de pêche de la saison, après tout ! Sans succès, nous rentrons bredouilles avant que la pluie ne recommence à tomber.

En revanche, nous avions prévu le coup de la pêche infructueuse. Ce soir, c’est spaghetti à la sauce bolognaise maison et vin harmonieusement accordé. Le feu craquette en continu depuis notre arrivée. Ravis, on ouvre un peu la fenêtre à côté de notre lit pour laisser la mélodie de la nature nous bercer toute la nuit.

D’autres adresses nature pour l’automne

Pêche d’automne chez Kenauk Nature (Outaouais)

La pourvoirie Kenauk Nature à Montebello est l’une des plus grandes réserves naturelles privées en Amérique du Nord. Située sur un territoire de 265 km2, elle compte plusieurs lacs. Puisqu’ils sont privés, il est possible d’y pêcher à l’année. De plus, l’Institut de recherche Kenauk, en partenariat avec l’organisme Conservation de la nature Canada, s’est donné comme mission d’observer de près l’effet des changements climatiques sur la faune et la flore environnantes. Ainsi, en séjournant sur place, c’est aussi une façon de contribuer à leurs projets de recherches.

Renouer avec la nature à la façon BESIDE Habitat (Lanaudière)

Le média montréalais BESIDE s’est lancé depuis peu dans la construction et la location de chalets dans Lanaudière. Sur un grand terrain de 900 acres, ils ont d’abord construit trois types d’habitations pouvant accueillir entre quatre et huit personnes. Les premières images de ces magnifiques chalets, signés Appareil architecture, font exploser Instagram depuis quelques mois. Et voilà que les réservations sont désormais ouvertes au grand public et elles s’envolent comme des petits pains maison à fermentation lente fraîchement sortis du four à bois.

Notre journaliste était l’invitée de YETI Canada.



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