Se mettre au plein air en toute saison

Carolyne Parent Collaboration spéciale
En Gaspésie, la rivière Restigouche est propice à la pratique de la planche à pagaie.
Photo: Dylan Stewart En Gaspésie, la rivière Restigouche est propice à la pratique de la planche à pagaie.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Depuis plus de 25 ans, le magazine Espaces est la bible des athlètes du dimanche comme des sportifs extrêmes. Aux premiers comme aux seconds, il consacre un guide de plein air qui devrait les emmener encore plus loin.

De la via ferrata à la raquette, du vélo de gravelle au fatbike, du ski à la planche à pagaie, du surf boréal au canicross (courir tout en étant tracté par un chien)… Le Guide du plein air au Québec a de quoi nourrir ceux qui souhaitent diversifier leurs activités. Rédigé sous la direction de Nathalie Schneider, spécialiste du tourisme d’aventure et de plein air, collaboratrice d’Espaces comme du Devoir, il réunit plus de 800 occasions de s’activer hiver comme été en 20 régions.

Rédacteur en chef du magazine et coordonnateur de l’ouvrage, Gary Lawrence souligne qu’il s’agit du premier guide Espaces au contenu 100 % original. « Nathalie a parlé à des spécialistes de toutes les associations touristiques du Québec, explique-t-il. Ensuite, on a fait le tri ensemble des destinations et des activités, et on a ajouté ou retiré ce qui nous semblait incontournable ou superflu. »

Pour chacune des régions, des activités estivales et hivernales sont proposées, qui se déclinent en trois catégories : « À ne pas manquer », « À découvrir » et « Pour faire durer le plaisir », soit des activités qui exigent de dormir au moins une nuit sur place, mais qui s’avèrent extra. Au fil des pages, il est aussi question de sécurité, d’équipement, d’écoresponsabilité, d’hébergement et d’expériences à vivre au moins une fois dans sa vie.

Chose certaine, l’ouvrage ne pouvait mieux tomber. « Les Québécois ont plus que jamais envie d’aller jouer dehors, estime le grand bourlingueur du Devoir, et ce guide leur propose une infinité d’idées pour se dégourdir et explorer le Québec. »

C’est une envie qui, selon Nathalie Schneider, pourrait bien perdurer au-delà de la pandémie. « Ce qu’on voit se dessiner depuis quelques années, le désir d’en voir moins, mais d’en voir mieux, et de prendre le temps de vivre de vraies expériences dans la nature, va sans doute être renforcé par cette drôle d’année », croit-elle.

Conseils de pro

Tuyaux, coups de coeur, tendances… Nathalie Schneider nous éclaire.

Printemps égale sentiers boueux. Quoi faire alors ?

Profiter de ce que la saison a de mieux à offrir : l’eau vive, nourrie par la fonte des neiges. Une sortie en rafting ou en kayak sur les rapides, ça peut être sympa. Mais attention : si on n’a pas la formation requise, on se fait guider par une entreprise. Sinon, on prend le bois en vélo de montagne. Tant qu’à être « bouetteux »…

Randonner hors des sentiers battus sans aller au diable vert : est-ce possible ?

Oui ! Les réserves naturelles, comme celle des Montagnes-Vertes dans la région de Potton (Cantons-de-l’Est), sont moins connues que les parcs nationaux et régionaux. Et il y a des réserves écologiques, comme celle de la Serpentine-de-Coleraine (Chaudière-Appalaches), qui sont ouvertes au public.

Quoi de neuf au rayon des activités ?

En été, outre la planche à pagaie qui plaît beaucoup, il y a le vélo de gravelle, qui se pratique sur des chemins forestiers. En comptant ceux ouverts aux quatre-roues, on en a à peu près pour 30 000 km ! L’hiver, le ski de randonnée et de montagne est très populaire.

Un coup de coeur…

J’ai un faible pour le mont Kaaikop, dans les Laurentides. C’est une montagne avec de vieux arbres et de belles vues sur le lac Legault. En plus, c’est géré par une coopérative de solidarité, L’Interval.

 

Le guide du plein air au Québec

Sous la direction de Nathalie Schneider, Les Éditions de l’Homme, 288 pages, 33 $



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