Trois lieux pour s'évader au Québec

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
Le parc régional du Poisson blanc, dans les Laurentides
Photo: Jérémie Gravel Le parc régional du Poisson blanc, dans les Laurentides

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

L’évasion commence au moment où le rêve se dessine. Pour ajouter des images à vos projets, voici trois lieux pour décrocher en pleine nature.


Voir loin au Maelström

À Lac-Beauport, Le Maelström s’étend sur plus de 36 000 000 pi2. Séparé en 88 lots, le domaine forestier compte une dizaine de minimaisons au design épuré qui attirent de plus en plus l’attention. D’ici 2022, environ dix relais supplémentaires devraient être offerts en location. Perchés à 580 mètres au sommet du mont Tourbillon, tous ont un accès direct aux Sentiers du moulin, où raquette, ski de fond et vélo à pneus surdimensionnés sont notamment à l’honneur. « Nous avons des vues dignes de Charlevoix, à 360 degrés sur la montagne, et de la neige comme dans les monts Valin, soutient Laury-Jane Mondoux Poirier, évaluatrice immobilière DAR, gestionnaire de location touristique et propriétaire des chalets Lagöm et Hygge (disponibles à compter de mars). Nous sommes réputés pour nos pistes de vélo de montagne, qui valent celles qu’on retrouve en Colombie-Britannique. »

Photo: David Poulin L'une des minimaisons du Maelström

L’inspiration scandinave va au-delà des trémas saupoudrés çà et là. « C’est une manière de vivre, dit la gestionnaire. Ni trop ni trop peu, pour simplement apprécier les petites choses de la vie. Les chalets ont l’air luxueux, mais tout est simple à l’intérieur. »

Deux types de minimaisons peuvent être loués, les Mirador (avec vue sur 360 degrés) et les Cozys. Plusieurs ont accès au wifi. Les réservations sont généralement effectuées trois à six mois à l’avance. Pour les séjours de dernière minute, le mieux est de suivre les réseaux sociaux, où des annulations sont parfois signalées.


   

Un toit au parc régional du Poisson blanc

En attendant de pouvoir aller planter sa tente dans les îles du parc régional du Poisson blanc, les nouveaux microrefuges en forêt accueillent les visiteurs qui souhaitent avoir l’impression d’être seuls au monde, avec un peu d’encadrement. Deux refuges sont actuellement disponibles, et un troisième devrait être terminé à temps pour l’été 2021.

Rustiques, les petits chalets n’ont ni douche ni eau chaude. Suffisamment loin l’un de l’autre pour préserver l’intimité des occupants, ils se trouvent à quelques minutes à pied du pavillon d’accueil, avec douches et toilettes. Chacun est doté d’un cabinet à fosse sèche.

« Nous visons une clientèle familiale, des couples excursionnistes ou des amateurs d’aventures qui ont envie de s’initier à un séjour en refuge, explique le directeur général, Jérémie Gravel. Ce sont des chalets, mais avec un minimum de commodités. Nous avons surtout une clientèle citadine qui cherche à s’évader du contexte actuel. Des amateurs de plein air, avec un souci pour le design, l’esthétisme et la fonctionnalité. L’espace est bien utilisé. Nous souhaitons garder de petites dimensions. Notre objectif est que tout soit optimisé, mais tourné vers l’extérieur, pour encourager les gens à aller dehors beau temps, mauvais temps. »

Le Grand-Pic et le Pic-Mineur ont été dessinés dans les studios de l’atelier L’Abri. Au total, une dizaine de microrefuges quatre saisons devraient être disséminés dans le parc au cours des prochaines années. « Nous cherchons quel type de bâtiment est le mieux adapté à notre territoire, à notre clientèle et aux tendances », confie le directeur général.

À deux pas, des sentiers de randonnée attendent les visiteurs. Il est possible de faire la location de raquettes et de skis Hok au pavillon d’accueil. Les réservations pour la période du 5 avril au 14 mai seront possibles dès le 28 janvier, et pour la période estivale, à compter d’avril, en même temps que pour le camping (date à déterminer selon l’évolution de la situation).


 

Borefüge en Outaouais

Tout a commencé par l’amour des chiens. Propriétaire d’un chenil, Jason Baril a voulu offrir une nouvelle expérience à ses visiteurs lors de son déménagement à L’Ange-Gardien, à une trentaine de minutes de Gatineau. C’est à ce moment que son ami Francis Hubert est entré en scène pour élaborer un projet d’hébergement. Une première yourte a été inaugurée en juillet 2019 et la troisième, en décembre 2020. « Les trois yourtes peuvent accueillir de quatre à six personnes, explique cet ancien paramédical. D’autres seront aussi ajoutées. »

Photo: Borefüge

Conçues par Imago, entreprise du Saguenay déjà bien établie dans le prêt-à-camper adapté au climat québécois, les habitations d’inspiration mongole sont isolées et peuvent être chauffées avec un poêle à bois. Équipées du nécessaire pour cuisiner et d’un barbecue, elles possèdent leur propre toilette à l’extérieur. Il est toutefois nécessaire d’apporter son sac de couchage et son eau potable. « Nous avons aussi un système électrique par batterie. C’est suffisant pour recharger son téléphone, par exemple. »

L’objectif reste de vivre une véritable immersion en forêt. « Il y a beaucoup d’espace entre les unités pour que gens décrochent, loin des voisins, souligne Francis Hubert. Elles sont dans trois lieux distincts. » Il n’est pour le moment pas possible de faire du traîneau à chiens à cause des directives de la Santé publique, mais « le chenil peut être visité sur réservation toute l’année, pour découvrir les secrets du travail de musher », indique M. Hubert. Et oui, les compagnons à quatre pattes sont les bienvenus sur le site !

À surveiller

• Le Musée de la glace accueille maintenant les visiteurs sur le lac Saint-Jean, à Saint-Gédéon. Toutes les réservations se font en ligne. À partir de 18 $ pour un adulte. 

Une heure au Musée : initiative du Musée de la civilisation, cette nouvelle plateforme propose des contenus muséaux en ligne de partout au Québec, pour toute la famille. 

• Dès le samedi 23 janvier, le centre de villégiature Jouvence, dans les Cantons-de-l’Est, invite les gens de la région à profiter des activités extérieures sans hébergement. Réservations en ligne.