Et si on préparait nos vacances d’hiver?

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
À Tremblant, les skieurs et planchistes sont attendus dès novembre.
Photo: Lyn Lafleur À Tremblant, les skieurs et planchistes sont attendus dès novembre.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

On est d’accord : le rouge, on le préfère nettement aux joues après une journée à jouer dehors que sur la carte des différentes régions du Québec. La bonne nouvelle ? Les couleurs des zones ne sont pas immuables. Nos plans de l’automne viennent peut-être de tomber comme les feuilles des arbres, mais l’hiver nous tendra bientôt la page blanche d’une nouvelle saison. En attendant les premières vraies bordées de neige, voici quelques pistes… pour se remettre en piste.

Le ski s’adapte

La possibilité de dévaler les pentes cet hiver, même en zone rouge, est un baume pour les skieurs, malgré les règles sanitaires qui devront être suivies. Chacune des 75 stations de ski de la province devra notamment tenir un registre des skieurs. Malgré tout, l’effervescence est palpable, tant du côté des sportifs que de celui des centres de ski. À Tremblant, skieurs et planchistes sont attendus dès novembre. La fréquentation de la montagne sera contrôlée afin de limiter les contacts entre les visiteurs et les espaces intérieurs ont été aménagés afin de respecter les normes de la Santé publique, dont celle de la distanciation physique de deux mètres. La priorité sera donnée aux détenteurs de laissez-passer de saison, qui n’auront pas à réserver leurs journées de ski. Dans l’ensemble des services et espaces communs, la fréquence de nettoyage accrue sera maintenue. Les équipements de ski ou de planche à neige loués seront par ailleurs désinfectés pour chaque utilisateur. Les détails du plan hivernal peuvent être consultés sur leur site Web.


 

Cap sur la Gaspésie !

En pleine transformation, Chic-Chac, inauguré en 2009 à Murdochville, dans les Chic-Chocs, mise sur l’écotourisme. De nouvelles pistes ont été créées, portant leur nombre à plus d’une soixantaine. Au total, quatre secteurs skiables sont accessibles sur trois montagnes de la chaîne des monts Notre-Dame. Parfait pour les amateurs de poudreuse et de hors-piste, le site souhaite améliorer l’expérience d’hébergement au cours des prochaines années. Pour le moment, il est possible de réserver une place dans un dortoir ou une chambre particulière dans trois bâtiments, dont une auberge qui se trouve dans un ancien presbytère, ou de louer un chalet. Un nouvel espace multivocationnel, abritant entre autres un restaurant, une salle de spectacle et une boutique, devrait être inauguré juste à temps pour les Fêtes dans une ancienne église récemment acquise et rénovée par l’équipe. Ski de fond, raquette et motoneige peuvent aussi se retrouver au programme d’un séjour dans les parages. À noter que Pascan propose des vols vers Gaspé, qui se trouve à une heure de voiture de la station de ski.


  

Ski + télétravail

Dès l’ouverture du Massif, le 19 décembre, les skieurs pourront profiter de nouveaux espaces destinés aux télétravailleurs. Une salle de cotravail et une salle privée seront mises à leur disposition. « Tous les locaux qui sont en train d’être aménagés respectent les deux mètres de distance », assure Maude Barrette Desjardins, directrice, communication et marketing, du Massif. Des forfaits avec hébergement seront également proposés.

Pour ceux qui recherchent une expérience hors du commun, il sera possible de transporter son bureau dans une télécabine pendant une heure, le temps de faire deux descentes et deux montées. Parfait pour une réunion au sommet !

À surveiller

Owl’s Head, à 1 heure 30 de Montréal, dans les Cantons-de-l’Est, a créé la Garantie OH Ski, qui permet aux détenteurs d’un abonnement de saison d’en différer l’utilisation à l’hiver 2021-2022 sans frais et sans changement de prix avant le 10 décembre 2020 ou la première visite.

Un refuge pouvant accueillir jusqu’à six personnes a été construit dans le secteur Sautauriski, qui ravit les amateurs de ski hors piste depuis l’hiver 2018-2019 dans le parc national de la Jacques-Cartier. « COVID oblige, il ne sera loué cet hiver qu’en exclusivité, c’est-à-dire qu’à un seul groupe, pour éviter les rassemblements qui ne répondent pas aux consignes de santé publique », précise Simon Boivin, responsable des relations avec les médias à la SEPAQ.