Les rivières du Lac, des églises converties et l’univers de Louise Penny

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
La rivière Mistassini, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Photo: Arnaud Camel La rivière Mistassini, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Des rivières agitées aux lieux de culte réinventés, le Québec compte nombre de secrets plus ou moins bien gardés. Et si, pour pimenter nos escapades, on cherchait les sources où s’abreuvent les écrivains ? Été 2020, nous te boirons jusqu’à la lie !

Les rivières du lac Saint-Jean

Impossible de l’ignorer : avec ses 1100 km2, le lac Saint-Jean s’impose à l’horizon comme dans le cœur des habitants du coin. Comment, quand on se trouve à proximité d’un tel géant, mettre en valeur un territoire aussi grand que la Suisse ? En se rappelant ses spécificités. C’est ainsi que, depuis 2016, le parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean mise sur la plus grande richesse de l’immense MRC Maria-Chapdelaine, en plus de la forêt : ses cours d’eau. C’est ici que coulent notamment les rivières Mistassini et Ashuapmushuan, deux affluents du lac Saint-Jean où canot et kayak sont à l’honneur. « Ma mission est de mettre les rivières en valeur, résume Dominique Gobeil, directeur général du parc. C’est ce qui nous distingue. »

Un autre élément saute aux yeux (et aux oreilles) quand on s’y balade : la quiétude. On peut planter sa tente dans l’un des vingt emplacements de camping sauvage répartis dans quatre des dix secteurs du parc sans risquer les embouteillages dans les sentiers. Dans le secteur Eaux-Vives, les rapides de la rivière Mistassibi composent la bande sonore du séjour.

« Les chiens en laisse sont admis dans les sentiers », souligne également Dominique Gobeil. L’hiver, c’est avec raquettes ou skis de fond aux pieds qu’on se balade à travers les conifères et les bouleaux. Circuit conçu pour le quad et la motoneige, la Passerelle du 49e propose par ailleurs 236 kilomètres d’aventure au cœur de la forêt boréale.

Deux bonnes raisons de s’y rendre en août : les moustiques sont moins voraces et c’est la saison des bleuets !

Des églises converties

Près du parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean, l’un des lieux les plus surprenants est sans contredit l’ancienne église de la municipalité de Saint-Stanislas métamorphosée en salle multifonction. On y trouve un restaurant (Au clocher), un mur d’escalade (Haut Clocher… !), une épicerie communautaire, un gym et, au jubé, une salle de visionnement.

Aux quatre coins du Québec, la transformation des églises a permis la création de lieux uniques. À Montréal, il suffit de penser à l’amphithéâtre Le Gesù, ancienne chapelle du collège Sainte-Marie, ou à l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, dans le quartier Ville-Émard, acquise par le Groupe Paradoxe en 2010 pour devenir le théâtre Paradoxe dès 2014.

À Trois-Rivières, en Mauricie, le restaurant Le Sacristain se trouve dans une ancienne église wesleyenne et à Danville, dans les Cantons-de-l’Est, Le temps des cerises loge dans une ancienne église presbytérienne écossaise construite en 1929. À Sherbrooke, OMG Resto accueille les clients dans l’ancienne église Sainte-Thérèse. À Québec, la splendide Maison de la littérature, sise dans l’ancien temple Wesley, première église de style néogothique de la province, érigée en 1848, donne pour sa part envie de se recueillir… autrement.

À la recherche de Three Pines

Si vous passez par les Cantons-de-l’Est, sachez que l’entreprise Three Pines propose de nouveau des visites à pied de Knowlton tous les samedis, beau temps mauvais temps, jusqu’à la fin d’octobre (40 $ par personne pour 90 minutes, incluant l’entrée au Musée historique du comté deBrome). Les fans de l’écrivaine Louise Penny peuvent quant à eux prendre part à une visite d’un jour en cinq chapitres (sur réservation) en compagnie de la guide Danielle Viau, dont la clientèle est généralement à 96 % américaine. Une belle manière de voyager entre fiction et réalité ! 

À surveiller

• Il est maintenant possible d’affiner un peu les recherches pour dénicher des forfaits Explore Québec avec un rabais de 25 % pour l’été, l’automne et l’hiver sur le site d’ARF Québec

• Si vous visitez le Lac-Saint-Jean d’ici la fin de l’été, sachez que la plage publique de Vauvert, au nord du lac, est gratuite et beaucoup moins achalandée que celle du parc national de Pointe-Taillon.

• Avis à ceux qui souhaitent s’offrir des vacances en famille à la dernière minute : il y a encore de la place au Village Vacances Petit-Saguenay dans la semaine du 23 août (location pour cinq nuits à partir de 750 $, avec animation). Il est aussi possible de réserver pour deux nuits ou plus (sans animation) du 30 août au 7 septembre. Les chalets sont vétustes, mais le site exceptionnel, en bordure du fjord du Saguenay, compense largement.