Concierge virtuel, auberges de jeunesse et montréalités

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
L’auberge festive Sea Shack, à  Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie
Hostelling International Canada L’auberge festive Sea Shack, à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Préparer une virée dans les Cantons-de-l’Est avec un concierge virtuel bien réel, faire la tournée des auberges de jeunesse, profiter de Montréal sur le rythme des vacances… Qui a dit que l’été 2020 serait sédentaire ?


 

Un concierge au bout des doigts

Juste à temps pour les vacances, Tourisme Cantons-de-l’Est propose un nouveau service de conciergerie virtuel pour répondre en temps réel, 24 heures sur 24, à vos questions. Offert sur le site Web et la page Facebook de l’association touristique régionale, l’outil créé par CrowdChat, une entreprise de Sherbrooke, s’apparente à un bureau d’information touristique… à distance. « De vraies personnes qui ont reçu une formation, et non des robots, répondent aux questions  », précise Annie Langevin, directrice générale adjointe de Tourisme Cantons-de-l’Est.

Les concierges pourront notamment donner des informations liées aux mesures sanitaires et recommander des hébergements ou des activités correspondant aux critères d’un visiteur, mais les réservations devront être faites par ce dernier. « Ce ne sera pas une agence de voyages », indique Annie Langevin.

Une activité hors du commun dansla région pendant la belle saison ? À Magog, La grange du parfumeur vient d’inaugurer l’exposition extérieure Le jardin des senteurs, où les visiteurs peuvent faire la cueillette de leurs parfums favoris.

Du côté des auberges de jeunesse

Oubliées, les auberges de jeunesse ? C’est la question que se sont posée de nombreux habitués de tous âges de ces hébergements abordables, qui attirent aussi les familles, alors que l’annonce de leur réouverture tardait à venir. Bonne nouvelle : les sept auberges du réseau Hostelling International du Québec sont maintenant prêtes à accueillir les voyageurs.

Afin de rassurer ceux qui bourlinguent avec des amis ou en famille, des dortoirs peuvent même être privatisés. L’expérience a été adaptée afin de répondre aux critères sanitaires et de distanciation physique, mais les espaces communs, comme les cuisines, restent accessibles. « Pour les auberges en milieu urbain, les activités sont limitées pour ne pas créer de rassemblements », résume Gaël Chartrand, directrice marketing Québec et Ontario.

Elle invite les voyageurs à réserver directement auprès de Hostelling International Canada plutôt quepar l’entremise d’un intermédiaire. « Nous avons perdu énormément de revenus et nous allons fonctionner à 50 % de notre capacité cet été, alors nous avons besoin de tous les revenus possibles ! »

Je reviendrai à Montréal

Bouder Montréal cet été ? Ce serait dommage ! L’été 2020 permettra, plus que jamais, de redécouvrir le Montréal des Montréalais et les quartiers où l’on ne se rend jamais, en privilégiant les transports en commun (avec un masque), la marche et le vélo. Si la piétonnisation de l’avenue du Mont-Royal enrage les automobilistes, elle ravit les flâneurs et les groupes d’amis, qui peuvent profiter des terrasses avec plus d’espace.

Certains musées se visitent aussi sans la foule, en réservant des plages horaires. Envie de rester au grand air ? Le festival MURAL, consacré à l’art urbain, nous emplira les yeux jusqu’au 20 septembre aux alentours du boulevard Saint-Laurent.

Dans le Vieux-Port, plusieurs attractions, dont la tyrolienne urbaine MTL Zipline, sont également accessibles. 

À surveiller

Mardi dernier, les États membres de l’Union européenne (UE) ont annoncé que les ressortissants de 14 pays, dont le Canada, pourront de nouveau fouler leur sol. Avant de se réjouir trop vite, il faut savoir que la quarantaine de 14 jours obligatoire pour les voyageurs qui atterrissent au Canada a été prolongée jusqu’au 31 août, et que certains pays pourraient également exiger une quarantaine sur place. « Les frontières sont ouvertes pour les Canadiens, mais il y a quand même des restrictions, a rappelé André Desmarais, président de l’Association canadienne des agences de voyages (ACTA), section Québec, dans une entrevue téléphonique réalisée le 30 juin. Maintenant, les voyages non essentiels sont acceptés, mais sous réserve. Ce n’est pas clair. Il va falloir vérifier avec le consulat des pays qu’on souhaite visiter. L’UE précise que la réciprocité doit être prise en compte au cas par cas. »

La question des assurances reste aussi une préoccupation, la COVID-19 étant une condition préexistante. « Tant que le gouvernement [canadien] interdit les voyages non essentiels, les gens ne peuvent être couverts par les assurances s’ils contractent le coronavirus, dit M. Desmarais. Par contre, il est possible d’être assuré pour le reste. »

À suivre !