Hôtels, spas et saucette au Québec maritime

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
L’Auberge du lac Taureau, située dans Lanaudière, rouvrira ses portes le 17 juillet.
Ôrigine artisans hôteliers L’Auberge du lac Taureau, située dans Lanaudière, rouvrira ses portes le 17 juillet.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Photo: Mélanie Crête Marie-Julie Gagnon

Que peut-on faire et ne pas faire en ces temps de (dé)confinement quand l’appel du large se fait sentir ? Chaque semaine, l’autrice, chroniqueuse et journaliste voyage Marie-Julie Gagnon survole les actualités du monde touristique, question de vous aider à bien profiter de l’été.


 

Aller ou ne pas aller à l’hôtel ? Oui, clament les hôteliers, qui rivalisent d’originalité pour nous faire passer des vacances uniques et sécuritaires. De leur côté, les spas nous invitent à la détente… le temps d’un massage. Et la Gaspésie et les îles de la Madeleine, on y va ou pas ?

Plus c’est long, plus c’est bon

Bien que de nombreux hôtels soient restés ouverts pendant la pandémie, l’interdiction de se déplacer d’une région à l’autre et la peur de contracter le coronavirus au plus fort de la pandémie, alors qu’on nous répétait de rester chez nous, a eu un effet désastreux sur l’industrie. À l’approche de la saison estivale, les hôteliers insistent sur les conditions d’hygiène pour rassurer les visiteurs. Les promotions se multiplient pour nous convaincre de rester un peu plus longtemps, notamment dans les hôtels du Groupe Le Germain et Fairmont.

Certains endroits sont plus propices à la distanciation physique, comme Le Germain Charlevoix, à Baie-Saint-Paul, entre fleuve et montagne. « Il sera par exemple possible de faire préparer un pique-nique », mentionne Christiane Germain, cofondatrice du Groupe Germain.

Partout dans la province, on voit naître des initiatives adaptées au contexte actuel, qui piquent aussi la curiosité. Dans Lanaudière, l’Auberge du lac Taureau, qui rouvrira le 17 juillet, a fait l’acquisition d’un camion de restauration (food truck) afin de faciliter les repas à l’extérieur. À l’Estrimont, dans les Cantons-de-l’Est, où les suites sont munies de cuisinettes et de barbecues, il sera possible de se faire livrer des boîtes pour cuire son repas soi-même. « Je pense que les endroits qui étaient bien avant [la pandémie] le seront encore après », estime Mme Germain.

Spa et bien-être

« Lentement, mais sûrement, nous rouvrons », peut-on entendre quand on appelle au Nordik Spa-Nature de Chealsea, en Outaouais, qui propose pour le moment des services de massothérapie. Au spa Eastman, dans les Cantons-de-l’Est, la plupart des soins peuvent maintenant être reçus. Les 15 kilomètres de sentiers en forêt font aussi partie des atouts indéniables du site.

Beaucoup de confusion a régné autour de la réouverture des spas. Au moment de rédiger ces lignes, la plupart des établissements accueillent les visiteurs pour des massages, mais il n’est pas encore possible d’avoir accès aux bains, même si un contrôle d’hygiène serré est effectué pour répondre aux critères très stricts de l’industrie. Déjà prodigués dans les spas hors Montréal, les soins esthétiques seront accessibles dans la métropole à compter du 15 juin.

En entrevue téléphonique le 10 juin dernier, Guillaume Lemoine, président de l’Association québécoise des spas du Québec et président-fondateur des spas nordiques StrØm, confirme que le plan de fonctionnement pour les bassins présenté à l’Institut national de la santé publique (INSPQ) a été approuvé mardi dernier. On ne sait toutefois pas quand le feu vert sera donné pour que la clientèle puisse vivre l’expérience thermale habituelle.

Chose certaine, le besoin de détente est grand. « Depuis le 1er juin, plus de 1000 massages ont été donnés dans les spas StrØm », affirme M. Lemoine.

Du côté de la Gaspésie et des îles de la Madeleine

Aller ou ne pas aller en Gaspésie ? Alors que la transmission du virus a diminué et que des mesures visant à encourager les Québécois à explorer la province ont été annoncées, on sent que les bras s’ouvrent lentement — à deux mètres, bien sûr. La directrice d’Exploramer, Sandra Gauthier, tient d’ailleurs à rassurer lesvoyageurs comme les gens de sa région. « Si tout le monde fait attention et respecte les règles, il n’y aura pas de problème. Le risque zéro n’existe pas, mais les règles sont là pour nous protéger. »

Situé à Sainte-Anne-des-Monts, Exploramer permet de mieux comprendre les différents écosystèmes du Saint-Laurent. Toutes les activités seront accessibles dès le 21 juin, à l’exception des excursions en mer, qui débuteront le 1er juillet. « Les réservations vont bon train », indique avec enthousiasme la directrice.

Autre bonne nouvelle, il sera possible de se rendre aux îles de la Madeleine par voies terrestre et maritime cet été. Par contre, les visiteurs devront présenter une autorisation de voyage au contrôleur routier, une fois rendus au pont de la Confédération, qui sépare le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard. « Il faudra montrer une réservation au traversier », a précisé Heather Morrison, hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard, en conférence de presse mardi dernier.

À surveiller

Envie d’une escapade de dernière minute ? Les sites de la Fédération des pourvoiries du Québec et de la SEPAQ recensent des offres d’hébergement disponibles à quelques jours d’avis.

Le Jardin botanique de Montréal sera de nouveau accessible aux visiteurs à compter du 15 juin, mais les pavillons du Jardin de Chine, du Jardin japonais, ainsi que les serres resteront fermés. L’accès sera gratuit pour les 17 ans et moins jusqu’au 31 août.

À Québec, l’alcool et les barbecues sont permis dans 22 parcs de la ville depuis le 5 juin. À Montréal, le règlement P-1 de la Ville stipule qu’il est interdit de consommer des boissons alcoolisées dans les parcs, sauf lors d’un repas en plein air, dans une aire équipée de table à pique-nique.

À l’initiative de l’équipe de Nomade Magazine, 21 blogueurs et vlogueurs ont décidé d’unir leurs forces pour créer bénévolement un guide de voyage électronique dans lequel ils présentent leurs coups de coeur au Québec. L’objectif : soutenir le Fonds d’urgence de la COVID-19 et l’industrie touristique. Le guide est envoyé à chaque personne qui effectue un don de 10 $ ou plus sur la plateforme de la Fondation du Centre universitaire de santé McGill voué à la recherche.