Une clientèle traitée aux petits oignons

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Depuis sa création, le CCQ a accueilli 27 119 événements, dont 11 028 congrès, près du quart étant d’envergure internationale.
Photo: SCCQ Depuis sa création, le CCQ a accueilli 27 119 événements, dont 11 028 congrès, près du quart étant d’envergure internationale.

Ce texte fait partie du cahier spécial Tourisme

Le grand patron du Centre des congrès de Québec (CCQ), Pierre-Michel Bouchard, assure que la clientèle qui passe les tourniquets de son établissement est traitée aux petits oignons. Résultats : le taux de satisfaction des congressistes est de 90 %. Survol d’un établissement qui accueille des événements en tout genre depuis 1996.

L’année 2016 qui se termine le 31 mars prochain est qualifiée de « moyenne » ou de « standard » par le président directeur général du CCQ, Pierre-Michel Bouchard. « L’année 2016 n’a pas été la meilleure année. Nous avons par contre eu un très bon automne, particulièrement le mois de novembre, lors duquel nous avons reçu d’importants congrès. »

En effet, pour le seul mois de novembre, le CCQ a accueilli 17 congrès, salons et autres réunions, dont le Congrès mondial de la Jeune Chambre internationale (plus de 3200 participants), le Congrès de l’UPA, Québec Mines 2016, le Congrès des microbrasseries ou encore le Rendez-vous de l’habitation. La tenue de ces événements a généré près de 15 millions en retombées économiques à Québec.

Les dernières estimations prévoient que l’année 2016 aura généré 100 millions en retombées économiques à Québec, ce qui est dans la moyenne.

Restons dans les chiffres. Depuis sa création, le CCQ a accueilli 27 119 événements, y compris 11 028 congrès, dont près du quart sont d’envergure internationale. Il a généré plus de trois millions de nuitées et 436 millions en revenus pour les hôtels et les restaurants de la ville.

Sur une base annuelle, le CCQ reçoit quelque 140 événements (dont près de 60 congrès) et environ 200 000 visiteurs.

L’établissement, qui contient 38 salles, emploie une soixantaine de personnes et en engage près de 500 pendant les événements. Enfin, on ne compte plus le nombre de prix et autres distinctions qu’il a reçus au cours des ans qui sont déclinés sur le site Internet du CCQ.

Et 2017 dans tout ça ?

Contrairement aux conjectures, l’année 2017 s’annonce très bonne, fait valoir M. Bouchard, précisant que les attentes étaient à la baisse en raison des célébrations du 375e anniversaire de Montréal et le 150e anniversaire du Canada. « Il est apparu que les gens ont décidé d’aller ailleurs. L’année 2017 s’annonce donc bien meilleure que l’on croyait. »

Et pourquoi irait-on au CCQ plutôt qu’ailleurs ? « En fait, nous ne tentons pas de vous attirer dans un centre des congrès, mais plutôt dans une destination. Venir à notre centre, c’est aussi avoir accès au Vieux-Québec, à la rue Saint-Jean, à la Grande Allée, à de grands hôtels et des restaurants à proximité. Vous allez à pied partout en quelques minutes. Et en plus de la beauté de notre ville, il y a la convivialité des gens qui s’ajoute, et l’accueil. Il y a une atmosphère [conviviale] qui règne. Tout cela aide beaucoup », souligne à grands traits le patron du CCQ, qui précise que son établissement offre un service Internet gratuit « mur à mur ».

Concurrence

Parlez de concurrence à M. Bouchard, et il vous déclinera les grandes villes, telles que Paris ou encore les grands hôtels de Toronto. Mais encore. Comment faire face à la concurrence en général ? Et comment réussit-on à attirer des congrès internationaux ? Cela passe par le Cercle des ambassadeurs de Québec (représenté par des chefs de file de leur domaine respectif, notamment dans la recherche de pointe). Cela passe aussi par Québec destination affaires, qui regroupe les forces vives du CCQ et de grands hôtels de Québec, entre autres, sur le plan du démarchage et de la mise en marché à l’échelle internationale.

« Le but étant de maximiser nos ressources. Cela fonctionne depuis deux ans et demi. Cette approche nous permet d’aller chercher plus de marchés et de façon concertée. Ce qui profite à tous, à Québec. Nous avons d’ailleurs embauché un démarcheur à Boston et on est sur le point d’en engager un autre à Toronto », indique-t-il.

La touche personnelle

Au final, ce qui compte, c’est de s’assurer que la clientèle est traitée aux petits oignons. Et c’est précisément ce que fait son établissement, assure-t-il. « Nous avons un taux de satisfaction de 90 %. C’est très satisfaisant. Quand vous venez chez nous, vous aurez une tranquillité d’esprit. On s’occupe de vous. On vous facilite la vie. Si vous avez taché votre cravate, eh bien, s’il le faut, on vous accompagne en taxi pour que vous puissiez vous en acheter une dans une boutique. Vous souhaitez un massage en fin de journée parce que vous êtes tendu… c’est possible. Ce sont toutes de petites choses qu’ont fait. »

La touche personnelle, quoi.

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