Une Venise sauvage

À Sant’Erasmo, le potager de la Sérénissime, les 700 habitants vivent de l’agriculture.
Photo: Louise Gaboury À Sant’Erasmo, le potager de la Sérénissime, les 700 habitants vivent de l’agriculture.

Venise reçoit près de 25 millions de touristes chaque année ? Oui ! S’il existe des oasis de paix dans les quartiers excentrés et dans les giardini pubblici en dehors de la Biennale, bien sûr, il faut prendre le vaporetto #13 de Fondamenta Nuove pour découvrir une Venise méconnue, sauvage même.

En moins d’une heure, on arrive à Sant’Erasmo, le potager de la Sérénissime, dont les 700 habitants vivent de l’agriculture. Ni gondoles ni flamboyante architecture, ici. Une église modeste, une tour napoléonienne et des champs. Son délicat artichaut violet est protégé par Slowfood et son vignoble, planté par un Français, produit un excellent vin blanc, l’Orto di Venezia. Un petit hôtel, Il Latto Azzurro, permet de fuir la foule déchaînée le temps d’une nuit.

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