Une démarche à la suisse

Photo: Sébastien Bozon Agence France-Presse

Nous ne fréquentons pas tous la Suisse pour déposer des billets verts dans un compte secret. Nous sommes nombreux à choisir plutôt de découvrir les coins intimes du pays sans jamais prendre le volant, grâce aux réseaux de transport en commun et de sentiers de randonnée.

Si la Suisse n’est pas vraiment économique, elle est sûrement écologique. Toujours en peloton de tête dans la catégorie « Écologie et développement durable » du Global Travel Tourism Competitiveness Report des dernières années, le pays compte deux cités, Zurich et Genève, parmi les 10 villes ayant la meilleure qualité de vie, selon l’étude Mercer de 2015.

Slow travel ponctuel

 

Le réseau de transport public couvre tous les villages, villes, lacs et montagnes suisses. Là où s’arrêtent les trains, des bus, cars postaux, bateaux et téléphériques prennent la relève.

Plus, le pays compte une soixantaine de milliers de kilomètres de sentiers de randonnée balisés, dont la plupart circulent en territoires agricoles. Comme 91 % des sentiers sont aménagés loin de la rumeur de la route, le silence n’est troublé que par les cloches des vaches et l’appel du fromage.

Curiosités écolos

 

Et quoi encore ? Le plus grand catamaran solaire destiné au transport de passagers au monde ; un restaurant tournant fonctionnant à l’énergie solaire ; des bateaux de croisière solaires sur le lac Léman ; et à Bâle, des bacs sans moteur, mus par la seule force du courant, traversent le Rhin.

Pratico-pratique

 

En nouveauté cette année, le Grand Tour de Suisse permet des itinéraires sur mesure en transport en commun, avec un seul billet.

En Suisse, la rectitude écologique commence dès l’atterrissage. Genève, Berne, Lausanne et Zurich fournissent des cartes gratuites de transport en commun aux visiteurs qui resident dans leurs hôtels.

Les programmes varient légèrement mais incluent souvent le transport de et vers l’aéroport. De quoi faire rager les loueurs de voitures…

Reste l’empreinte de quelques tonnes d’équivalent CO2 du voyage en avion pour se rendre dans ce petit paradis, mais plusieurs transporteurs, dont SWISS, permettent d’acheter des crédits pour « compenser » les gaz à effet de serre générés.



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