Le mont Olympia sur le podium

La plupart des pentes de la station sont orientées plein soleil, ce qui réjouit les frileux.
Photo: Mont Olympia La plupart des pentes de la station sont orientées plein soleil, ce qui réjouit les frileux.
Cet hiver, notre journaliste prend la route avec sa tribu (maman, fiston de 10 ans et fillette de 6 ans) pour découvrir des stations de ski où il fait bon dévaler les pentes en famille. Voici le premier texte d’une série qui nous fera glisser, chaque samedi, jusqu’au printemps.​
 

Les trois derniers hivers, c’est sur le mont Olympia, petite station des Laurentides, que j’ai jeté mon dévolu. C’est ici que fiston est passé de la « pointe de pizza » (le chasse-neige) au ski parallèle et qu’il a finalement trouvé schuss sûr à ses pieds. C’est également sur cette double montagne que fillette a fait ses premières armes de glisse et que sa mère s’est remise au ski après des lustres d’hibernation. À tout skieur, tout honneur, donc, et il allait de soi d’entamer cette série d’articles sur le ski en famille par le mont Olympia. Mais pourquoi cette station, au fait ?

En montant vers le nord depuis Montréal, c’est l’une des premières qui se présentent sur l’autoroute 15 : elle se trouve à moins d’une heure (45 minutes de Mont-Royal) de la métropole, quand la circulation est fluide et que les cônes orange sont au rencart.

Ensuite, même si on prétend qu’elle ne compte qu’un tiers de pistes faciles et deux tiers de pistes qualifiées de « difficiles » à « extrêmes », il n’en est rien : l’essentiel des 35 pistes de ce domaine de 107 acres est de niveau débutant ou intermédiaire.

Pour le ski en famille, c’est donc parfait : une majorité de pistes accessibles à tous, mais aussi d’autres qui ont plus de panache, pour se mettre du piquant dans les mollets ou tester sa capacité à aller plus loin : l’apprentissage progressif du ski fait également la renommée de cette station.

Car le mont Olympia est reconnu pour la qualité de ses cours, ce que confirme le millier de jeunes casqués qui le choisissent chaque saison pour apprendre à bien tenir leurs gambettes sur des planches. « Ce sont les mêmes familles qui reviennent d’année en année. Il y a donc un fort sentiment d’appartenance, dit la relationniste Patricia Bergeron. En outre, la grande majorité des moniteurs ont suivi leurs cours ici et donnent maintenant des cours à leur tour, souvent de père en fils ; il y a donc une confiance, un lien familial qui les unit tous. »

Fondé en 1963 et juché à 440 mètres dans les hauteurs des Laurentides, le mont Olympia s’étend sur deux sommets et accuse un modeste dénivelé de 200 mètres.

Toutes les pistes convergent dans le même secteur, et les risques de ne pas retrouver ses gamins sont minces, s’ils s’égarent. En outre, plusieurs pistes du versant droit sont très larges et à faible déclivité, ce qui minimise les possibilités de chute et de collision chez les apprentis.

Pour des raisons qui échappent à l’entendement, il n’y a jamais d’attente dans le télésiège quadruple A, sur le versant gauche de la station. Sans doute certains sont-ils intimidés à la vue du mur blanc — la piste no 2, l’Aiguille de Piedmont — qui s’élève devant eux : pourtant, de là-haut, une longue et lente piste pour novices contourne le massif.

Un nouveau sous-bois

Du reste, quand la neige aura assez neigé, un nouveau sous-bois pour débutants sera inauguré cet hiver. Baptisé Atashtatuk, il s’ajoutera aux sept autres existants, de la Forêt de Squikky (un parcours ludique jalonné de personnages) jusqu’à la Squadra di Sottobosco, avec ses beaux à-pics bien bosselés. Un petit parc à neige et une piste avec sauts sont également aménagés chaque année.

La plupart des pentes de la station sont orientées plein soleil, ce qui réjouit les frileux mais raccourcit quelque peu la saison. Cela dit, dévaler à ski les ruisseaux qui se forment au milieu des pistes, au printemps, est un régal de tous les instants.

Entre autres événements familiaux qui reviennent bon an, mal an, soulignons la Course du dimanche (chaque week-end de janvier à mars), où petits et grands jouent les compétiteurs, ainsi que la chasse au trésor et le ciné-neige (une projection de films sur un écran neigeux), lors de la semaine de relâche. Le soir (le week-end et les jours fériés), 19 pistes sur 35 sont éclairées… et les enfants sont admis au bar — avec un adulte, s’entend — à l’après-ski.

Ah ! La piste no 8, la Brassard, a été nommée en l’honneur d’un certain champion olympique prénommé Jean-Luc… qui a appris à skier ici. D’Olympia à olympien, il semble qu’il n’y ait eu qu’un pas pour le futur chef de la mission olympique canadienne.

En vrac

Hébergement et restauration. Saint-Sauveur est à cinq minutes et Sainte-Adèle suit non loin de là. valleesaintsauveur.com

À faire dans les environs. Glissades des Pays d’en Haut (glissade.ca); réserve Alfred-Kelly et parc des Falaises en raquette ou en ski de fond (reservealfredkelly.org, parcdesfalaises.ca); ski de fond sur la piste du P’tit Train du Nord (parclineaire.com); location de fat bikes à l’ancienne gare de Ste-Adèle (espressosports.net).

Autres renseignements : 514 871-0101, montolympia.com, mssi.ca, laurentides.com.