Des outils pour le temps des semis

Jessica Dostie Collaboration spéciale
S’il n’est toujours pas trop tard pour trouver des semences de qualité, il faut cependant savoir que les semenciers québécois sont submergés de demandes depuis le début de la pandémie.
Photo: Joshua Lanzarini / Unsplash S’il n’est toujours pas trop tard pour trouver des semences de qualité, il faut cependant savoir que les semenciers québécois sont submergés de demandes depuis le début de la pandémie.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

À la mode, le jardinage ? Peut-être même davantage que le pain maison, c’est tout dire ! À l’été 2020, la moitié des Canadiens ont cultivé au moins une variété de fruits ou de légumes, révélait l’automne dernier une étude de l’Université Dalhousie (« Le jardinage à domicile en réponse à la COVID-19 », menée en partenariat avec Angus Reid). De ce nombre, près de 20 % avouaient avoir adopté l’activité pour la première fois. Envie de répéter l’expérience ? Le printemps à nos portes, le moment est déjà venu de faire les premiers semis à l’intérieur si le cœur nous en dit. Voici donc quelques suggestions qui faciliteront assurément nos premiers pas dans le monde du jardinage.

Deux livres pour s’inspirer et s’informer

En matière de jardinage, les ouvrages de référence ne manquent pas. Dans Jardiner tout naturellement (Éditions Parfum d'encre), l’horticultrice Laurie Perron et sa complice Sarah Quesnel-Langlois, de la boutique Jungle fleur, présentent leur approche contemporaine (lire : locale et écolo) de l’horticulture. Non seulement elles y offrent leurs conseils pratiques pour l’entretien du jardin, mais elles y expliquent également leur méthode, qui prône le respect de la nature, du zéro déchet aux insecticides naturels, en passant par une liste de fleurs pour attirer les butineurs.

À tout juste 22 ans, Huw Richards fait pourtant sensation sur YouTube grâce à ses vidéos où il prodigue ses astuces aux jardiniers en herbe. Dans son livre Le jardinier autonome, récemment traduit en français (Éditions MultiMondes), il s’inscrit dans une tendance d’économie circulaire et propose de cultiver son potager en ne dépensant « presque rien ». Comment ? Par exemple, en s’approvisionnant en graines ou en tubercules (des pois secs ou des pommes de terre germées, par exemple) dans notre propre cuisine. Les récoltes ne se feront pas attendre, jure-t-il. Curieux de tenter le coup ?

Deux potagers d’intérieur pour se faciliter la vie

Pas besoin d’avoir le pouce vert pour cultiver nos herbes aromatiques et nos légumes en feuilles. Certes, le jardin hydroponique d’intérieur s’avère plus coûteux que le traditionnel potager (de quelque 130 $ à plus de 400 $, selon les modèles, sans compter le prix des capsules présemées qu’on doit utiliser). Ce genre d’appareil — assez compact pour être installé sur le comptoir de la cuisine — ne requiert toutefois que peu de connaissances en horticulture et permet d’obtenir rapidement des plants vigoureux et fournis, et ce, en toute saison.

Le principe est simple : le dispositif dans lequel on insère les capsules contenant des semences et un substrat spécifiquement formulé pour la culture hydroponique est muni d’un réservoir d’eau et d’une pompe, de même que d’une lampe simulant la lumière du jour grâce à des diodes électroluminescentes (DEL). Il suffit d’insérer les capsules de notre choix (une cinquantaine de variétés de végétaux sont proposées par les principaux fabricants), les nutriments fournis et de l’eau, puis de mettre l’appareil en marche.

Si on décide de se lancer, on ne se trompe pas en optant pour l’un ou l’autre modèle des deux chefs de file des jardins hydroponiques d’intérieur. Aerogarden et Click & Grow récoltent en effet tous deux de nombreuses critiques élogieuses.  

Où trouver des semences ?

S’il n’est toujours pas trop tard pour trouver des semences de qualité provenant de producteurs locaux, il faut cependant savoir que les semenciers québécois sont submergés de demandes depuis le début de la pandémie. Quelques variétés des plus populaires sont d’ailleurs déjà en rupture de stock, puisque les mordus de jardinage passaient déjà leurs commandes en janvier. Mieux vaut donc ne pas tarder si on souhaite recevoir ses semences à temps.

Dans son ouvrage Les quatre saisons de votre potager (Québec Amérique), l’horticultrice Mélanie Grégoire suggère de semer à l’intérieur poireaux, oignons et céleris dès la première semaine de mars. Suivent les fines herbes et les poivrons entre le 8 et le 10 mars. Enfin, rien ne sert de trop se presser pour les tomates. Date visée ? Autour du 19 mars.

Trois bonnes adresses pour commander nos semences en ligne : lasocietedesplantes.comjardinsdelagaillarde.ca et semencesduportage.com

Pour les enfants (et les plus grands)

En plus d’être amusante, la culture de comestibles s’avère des plus instructives. Et certains ensembles conçus d’abord pour les enfants sont si bien faits qu’ils plairont aussi à leurs parents. Par exemple, la serre éducative de Clementoni permet de s’initier à la botanique et d’améliorer les connaissances scientifiques des petits et des grands. Elle comprend tout le nécessaire, des graines aux petits pots, en passant par la terre et, bien sûr, la serre elle-même.

On n’hésite pas à en profiter pour tester les graines de nos fruits et légumes préférés — il y a assez de compartiments pour accueillir six pots, de même que trois germinations supplémentaires dans un coton ou de la ouate.

S’il est assez facile de faire pousser un plant de citron ou de faire germer des pépins de pomme, la culture de l’avocat ou de la mangue demandera un peu plus de doigté. Belle occasion d’expérimenter cette activité avec ce qu’on a sous la main !

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