Faire pousser des citrons dans son salon

Le citron Meyer est reconnu en cuisine pour son goût moins acide et plus aromatique que les autres citrons.
Photo: Lise Gobeille Le citron Meyer est reconnu en cuisine pour son goût moins acide et plus aromatique que les autres citrons.

Bien sûr qu’il est possible de cultiver des citrons et des oranges à l’intérieur. Il suffit de leur offrir les conditions adéquates.

Une fois ceci fait, il ne reste plus que le plaisir de la récolte et la dégustation ! Voici deux citrus, faciles de culture et aisés à trouver : le citron Meyer, reconnu pour sa douceur, et le calamondin, ou oranger d’appartement.

Le citron Meyer

Le citron Meyer est reconnu en cuisine pour son goût moins acide et plus aromatique que les autres citrons. On croit d’ailleurs qu’il serait le résultat d’un hybride entre un citron et une orange ou une mandarine. Les dimensions réduites de la plante, de 1 à 1,5 m, et sa croissance lente font de ce cultivar un candidat idéal pour la culture en pot.

En plus de son fruit délicieux, sa floraison en continu charme par son parfum agréable. Le citronnier a besoin du plein soleil, mais il tolère des températures jusqu’à 10 °C, même s’il préfère celles au dessus de 18 °C.

Son sol doit bien se drainer et être maintenu humide, sauf l’hiver s’il est au frais, car il est hautement sensible aux maladies des racines. Une fertilisation par semaine ou toutes les deux semaines est requise pour avoir un feuillage verdoyant et des fruits abondants.

Néanmoins, l’hiver, on prend une pause ou on diminue, car la plante est en semi-dormance. La taille, qui sert à maintenir la forme et la grosseur du plant, est réalisée au printemps après le pic de la floraison pour ne pas réduire la production de fruits.

Le calamondin, ou petit oranger d’appartement

Le calamondin est un petit oranger d’appartement qui produit en quantité des petits fruits décoratifs au goût acide. Ces derniers sont utilisés en cuisine au lieu du citron ou de la lime. Ils seraient également excellents en marmelade. Cette plante est si populaire en Asie que presque chaque maison en a une.

Ce n’est donc pas un hasard si on le trouve surtout chez les fleuristes asiatiques. Sa hauteur, d’un mètre maximum, est idéale pour la culture sur le bord d’une fenêtre. On taille le plant au besoin pour le maintenir en buisson. Sa floraison, au parfum exquis, s’étire sur toute l’année.

Photo: Lise Gobeille

Comme pour le citronnier, le soleil doit être abondant, le sol bien se drainer et la fertilisation être régulière. L’hiver, on réduit aussi les arrosages et la fertilisation, surtout si la plante est dans un endroit froid. Encore moins frileux que le citronnier, le calamondin tolère des températures jusqu’à 4 °C.

Néanmoins, pour le garder en croissance, on le maintient au-dessus de 15 °C. Le nom du calamondin provient du mot tagalog calamansi, un dialecte philippin.

Les deux plantes sont sujettes à la cochenille farineuse et aux cochenilles à carapaces, ou kermes. Si vous détectez leur présence, vaporisez ce mélange maison : 15 ml d’huile végétale dans 500 ml d’eau additionnée de quelques gouttes de savon liquide. En prévention contre les acariens, les pucerons et les aleurodes, il est recommandé de faire une vaporisation de savon à l’occasion : 30 ml de savon liquide dans 1 l d’eau.

Les Jardins de Métis à l’honneur

À la fin d’août, Les Jardins de Métis ont reçu la médaille du 150e du Sénat du Canada pour l’audace et la créativité de toute leur équipe qui fait rayonner la beauté florale au-delà des frontières du Canada. Bravo !

Un herbier de Montréal

Je n’avais toujours pas eu le temps de vous en parler, mais il était hors de question que ce magnifique herbier des poètes et des bédéistes, paru l’an dernier, soit passé sous silence. Ce dernier a vu le jour sous l’impulsion de Bertrand Laverdure lors de son mandat à titre de poète de la Cité de 2015 à 2017. Seize poètes montréalais se sont vu octroyer une plante de la ville afin de s’en inspirer, une équipe du Jardin botanique les a décrites et des bédéistes y apportent une touche d’humour. Un ouvrage unique, un hybride réussi entre l’art et la science.

Un herbier de Montréal
Sous la direction de Bertrand Laverdure, La Pastèque, Montréal, 2017, 83 pages

Au jardin cette semaine

Les nuits seront, si elles ne le sont pas déjà chez vous, sous la barre des 10 °C pour de bon bientôt. Ce qui signifie qu’il est temps, eh oui, déjà de rentrer les plantes tropicales. Avant de procéder, c’est une bonne idée de les inspecter pour ne pas laisser entrer d’intrus et au besoin de faire un traitement. À cette période de l’année, presque toutes les jardineries ont des soldes, profitez-en pour acheter l’arbuste ou l’arbre qui vous manque.