Les écureuils vous rendent dingues!

Si vous vivez en ville, la cohabitation avec les écureuils est incontournable. Ils sont si nombreux que, même si vous les mettez en cage et les déplacez, ils seront vite remplacés par d’autres.
Photo: Wikipedia Si vous vivez en ville, la cohabitation avec les écureuils est incontournable. Ils sont si nombreux que, même si vous les mettez en cage et les déplacez, ils seront vite remplacés par d’autres.

Amusants à regarder jouer, les écureuils peuvent rendre dingue le jardinier qui cultive un potager ou qui voit ses bulbes être déterrés les uns après les autres.

Alors, comment faire pour s’en débarrasser ? Existe-t-il des trucs pour les tenir à distance ? Ou doit-on se résigner à cohabiter ?

Si vous vivez en ville, la cohabitation est incontournable. Ils sont si nombreux que, même si vous les attrapez avec une cage et les déplacez, ils seront vite remplacés par d’autres. Bien sûr, la cohabitation peut être parfois frustrante, mais voici quelques moyens pour éloigner ces petits gloutons.

Potager et bulbes. Pour le potager et les bulbes, la seule méthode infaillible est la barrière physique, c’est-à-dire la clôture souple qui couvrira le potager et le grillage à poules pour les bulbes. Afin que la clôture soit le moins visible possible, le mieux est qu’elle soit transparente. Le seul endroit où j’ai trouvé ce genre de clôture est chez Semis urbain.

Les filets contre les oiseaux pourraient probablement fonctionner aussi. Quant au grillage à poules pour les bulbes, pour quelques petites surfaces, c’est parfait, sinon il faut être passablement déterminé pour l’utiliser.

Si vous employez cette technique, n’oubliez pas de plier les rebords du grillage pour empêcher les écureuils de passer par les côtés. Du reste, pas besoin de le percer pour laisser passer le feuillage, il se faufilera entre les mailles.

Certaines plantes, par leur parfum, ont un effet répulsif. En voici quelques-unes : la rue, le plectranthus, l’ail décoratif, les fritillaires impériales, les jonquilles et les plantes aromatiques comme la menthe, le thym et la lavande. Si vous les dispersez au potager et dans les platebandes, elles tiendront un peu à distance les écureuils.

Le fumier de poule déshydraté, la farine de sang, les cheveux et les poils d’animaux ont, grâce à leur odeur, un effet repoussant, sauf que celui-ci diminue avec le temps… Il faut donc en remettre régulièrement. De plus, soyez prudent avec la farine de sang, car en grande quantité elle peut devenir toxique. Quant aux produits à vaporiser à l’huile de pipérine et de capsaïcine ou ceux à base d’ail et d’oignons fabriqués maison, ils rendent les plantes moins appétissantes, mais seulement jusqu’à la prochaine pluie. Enfin, soyez prudent en utilisant les produits à base de capsaïcine, car cette dernière, extraite des piments forts, est irritante pour les yeux.

Chasse-rongeurs et arroseur. Le chasse-rongeurs solaire émet une combinaison intermittente de sons et de vibrations qui repousse les écureuils. Son efficacité semble toutefois incertaine à long terme, car l’animal s’y habituerait. Par contre, voici une technique éprouvée : l’arroseur qui projette un bref jet d’eau qui fait décamper l’écureuil dès qu’il est détecté par le capteur. Simple et efficace.

Tulipes et crocus. Les tulipes et les crocus sont les bulbes favoris des écureuils, Eh oui, même eux ont des préférences. Il faut utiliser le grillage ou, plus simple, planter les bulbes plus profondément ! Il paraît qu’à 30 cm, ils seraient sains et saufs. Ça vaut le coup d’essayer. Quant aux crocus, il semble que l’espèce Tommasinianus ne plairait pas aux écureuils. Choisissez donc celle-là. Puis, optez pour la diversité en plantant de l’ail ornemental, du muscari, des jacinthes, des scilles… des bulbes qui ne tentent pas les écureuils.

Enfin, le mieux est d’utiliser plus d’un moyen, ce qui comprend également l’adoption d’un chat ou de nourrir les écureuils avec des cacahuètes pour satisfaire leur appétit vorace.

Au jardin

Vous trouvez que votre jardin manque de fleurs ? Procurez-vous quelques pots de chrysanthèmes que vous planterez ici et là pour animer votre espace. Vous préférez les vivaces ? Optez alors pour les asters d’automne, les Cimicifugas ramosas ou les anémones du Japon. Vous souhaitez planter un arbre, un arbuste ? Jusqu’à la mi-octobre, le temps est idéal, car les nuits fraîches favorisent l’enracinement.

À lire

Garden_Lab est un beau magazine, format de livre, intéressant, nourrissant et inspirant. Chaque trimestre, il nous amène à la découverte des jardins de demain en compagnie de ceux qui inventent des univers à vivre au quotidien. Le dernier numéro porte sur un thème qui m’est cher : faire de la ville un jardin. Pour réinventer la ville en un lieu où vivre en santé, il n’y a aucun doute, les plantes font partie de la solution. Des exemples de projets concrets sont présentés à Milan, à New York, à Paris… tandis que d’excellents textes font avancer notre réflexion sur le sujet. Encore une fois, un numéro réussi.

Garden_Lab 5
Éditions Fabrique de jardin, printemps, 2018, 175 pages