Jardins à voir

Les exceptionnels Jardins de Métis sont situés au bord du fleuve, au début de la Gaspésie.
Photo: Lise Gobeille Les exceptionnels Jardins de Métis sont situés au bord du fleuve, au début de la Gaspésie.

Pourquoi visiter un jardin ? Parce que jardin rime avec découverte, inspiration et détente. Pendant les vacances, c’est ce que l’on recherche, non ? Voici mes coups de coeur au Québec. Parmi eux, il y en a des grands et des petits, des historiques et des botaniques, des maraîchers et des artistiques.

Le Jardin botanique de Montréal

Le Jardin botanique de Montréal, de statut international, est un incontournable ! La grande diversité de ses jardins permet de voir des collections uniques, des aménagements exceptionnels, un jardin maraîcher renversant et des jardins culturels d’une beauté saisissante. Selon la période de votre visite, concentrez-vous sur les jardins qui sont à leur apogée. Pour ce faire, renseignez-vous sur le site Internet du jardin ou sur place.

À ne pas manquer lors de votre passage, l’exposition Francis Hallé : Carnets d’un botaniste, jusqu’au 31 octobre. Cette dernière rend hommage à l’imminent botaniste français spécialiste des forêts tropicales. Dix-huit de ses croquis d’herborisation reproduits en format géant forment un parcours dans les jardins extérieurs et les serres.

Domaine Joly-De Lotbinière

Situé sur la pointe Platon au bord du fleuve Saint-Laurent, le magnifique Domaine Joly-De Lotbinière était la résidence de sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière, premier ministre du Québec de 1878 à 1879 et horticulteur passionné. Doté de superbes bâtiments de style victorien et campé dans un paysage grandiose, ce domaine est un joyau méconnu du Québec.

Sa plantation de noyers noirs, passée à l’histoire, est la plus au nord sur le continent et la plus ancienne, datant de 1882. Il reste encore quelques spectaculaires spécimens de ces arbres. Les aménagements soignés sont un pur plaisir et les nombreux végétaux originaux permettent de découvrir des perles rares. D’ailleurs, plusieurs horticulteurs de renom se sont investis dans ce jardin. Enfin, la descente jusqu’à la plage donne accès au fleuve Saint-Laurent, endroit parfait pour un pique-nique en bonne compagnie.

Les Jardins de Métis

Les exceptionnels Jardins de Métis sont aussi situés au bord du fleuve, à Métis, au début de la Gaspésie. Empreints d’une riche histoire et dirigés par Alexandre Reford, historien et petit-fils de la fondatrice, Elsie Reford, les jardins se distinguent par deux secteurs hautement contrastés. L’un, patrimonial, avec des aménagements et des bâtiments historiques remarquables, et l’autre, contemporain, innovant, parfois même déstabilisant. Cette année, une nouvelle exposition permanente est inaugurée : Elsie, vue par… dans laquelle on découvre l’époque et la vie d’Elsie Reford.

Une suggestion pour terminer savoureusement la journée : réservez une place au restaurant de la villa Estevan où le chef Pierre-Olivier Ferry apprête une cuisine avec les végétaux comestibles du jardin.

Les Jardins du Grand-Portage

De plus petite dimension, les Jardins du Grand-Portage, à Saint-Didace dans Lanaudière, sont l’aboutissement de plus de 35 ans de passion pour le jardinage de Diane Mackay et d’Yves Gagnon. Lui est connu pour ses nombreux ouvrages sur le jardinage écologique, son amour de la gastronomie et ses prises de position sur le mode de vie actuel, et elle pour ses connaissances immenses sur les plantes médicinales. Leurs admirables jardins sont un heureux métissage d’horticulture potagère, médicinale et ornementale.

Les Jardins de vos rêves

Intimes, les Jardins de vos rêves, situés à Saint-Ferdinand, sont un peu mystiques, très artistiques et franchement originaux. Ils ont été créés par Sonia Mondor, la tante d’Albert Mondor, et Pierre Séguin, formé aux beaux-arts. Les influences de styles y sont multiples et sont le reflet des nombreux voyages réalisés par ses créateurs.

P.-S. Si je n’ai pas nommé les Jardins de Quatre-Vents, c’est qu’il n’y a plus de billets pour le visiter cette année !

Recommandations

Au jardin cette semaine

 

En bref, n’oubliez pas de cueillir les légumes matures, de pincer le basilic et la verveine et de couper la coriandre avant qu’elle monte en graines. Si vous cultivez des tomates de type indéterminé, enlever les branches qui poussent à l’aisselle des feuilles et tuteurer vos plants au fur et à mesure de leur croissance. Puis, fertilisez annuelles, légumes et compagnie !

 

Cinq trésors de verdure

 

Offert par le Coeur des sciences, voici une balade inspirante qui vous fera découvrir cinq jardins nichés au coeur du Centre-Sud et réalisés par l’organisme Sentier urbain. Au programme : verdissement urbain, agriculture urbaine, forêt nourricière, plantes comestibles et médicinales, biodiversité et pollinisateurs. L’activité sera animée par Félix Laudendeau-Lebel, détenteur d’un DESS en gestion et développement durable et coordonnateur éducation à Sentier urbain.

À lire

Plantes vagabondes
Émilie Vast, Éditions MeMo, Nantes, 2018, 48 pages

Entre l’album documentaire et le livre d’art, Plantes vagabondes explique aux enfants comment certaines plantes partent à la conquête du monde. Issue du monde des arts, l’auteure met en scène des végétaux stylisés, mais fidèles à la réalité, qui se propagent en s’envolant, en rampant, en tournoyant… Mon seul bémol, le pissenlit n’a pas besoin de pollinisateurs pour se reproduire… il s’autopollinise : une erreur présente dans le livre.