Des fleurs comestibles pour aromatiser vos plats

Une vivace qui enjolive nos jardins de ses fleurs violacées: la ciboulette. Séchée ou fraîche, elle est délicieuse dans les salades, le beurre, les viandes et «tutti quanti».
Photo: Lise Gobeille Une vivace qui enjolive nos jardins de ses fleurs violacées: la ciboulette. Séchée ou fraîche, elle est délicieuse dans les salades, le beurre, les viandes et «tutti quanti».

Belles et colorées, les fleurs sont trop souvent vues comme de simples éléments de décoration dans les plats, et pourtant ! Certaines goûtent le citron, d’autres, l’origan ou encore la bergamote, le concombre ou le poivre. La diversité de leur saveur est étonnante. Et loin d’être exceptionnelles, plusieurs se trouvent déjà dans votre boîte à fleurs ou dans votre potager et n’attendent que d’être cueillies.

En voici trois pour vous allécher, car il y en a plus de 250 à découvrir.

La première, le bégonia, est parmi les plantes annuelles les plus populaires au Québec. Non seulement ses fleurs sont comestibles, mais ses tiges le sont également. Leur texture croquante en surprendra plus d’un. Quant à son goût citronné, il se marie agréablement aux poissons, aux salades, ainsi qu’à tous les desserts fruités. Comme le bégonia se décline sous deux formes, retombante ou érigée, il peut se cultiver aussi bien dans un panier qu’au parterre. Il a également l’avantage de croître à l’ombre comme au soleil.

Photo: Lise Gobeille La monarde est une vivace aux fleurs extravagantes. La «Monarda didyma» a des fleurs rouges qui goûtent la bergamote.

La plante suivante est une vivace aux fleurs extravagantes : la monarde. Deux espèces, chacune ayant un goût bien caractéristique, se consomment. La première, la Monarda fistulosa, est indigène au Québec. Ses fleurs roses ont un puissant goût d’origan. Tandis que la deuxième, la Monarda didyma, a des fleurs rouges qui goûtent la bergamote. Leurs feuilles aussi sont comestibles. On utilise ces plantes selon leur arôme pour parfumer les tisanes, les fromages en crème, le beurre, ou alors on les saupoudre sur la viande, le poisson grillé ou les légumes. Cette vivace se cultive en sol drainé, mais comme elle souffre rapidement de la sécheresse, on doit veiller à bien l’arroser. Elle croît au soleil, mais s’adapte à la mi-ombre. Une autre de ses qualités : les insectes pollinisateurs et les colibris l’adorent !

Enfin, la dernière est une vivace qui enjolive nos jardins de ses fleurs violacées dès la fin du printemps : la ciboulette. Séchée ou fraîche, elle est délicieuse dans les salades, le beurre, les viandes et tutti quanti. La fleur de ciboulette fraîche a un goût similaire à sa tige, mais en nettement plus prononcé. Quand elle est séchée, son goût est plus discret. La ciboulette préfère le soleil, mais croît également à la mi-ombre. Si on souhaite qu’elle se ressème, on laisse les fleurs monter en graines. Excellente plante compagne, son odeur éloigne les pucerons, les scarabées japonais, les chrysomèles, les araignées rouges et la mouche de la carotte. Et, comme pour les monardes, ses fleurs attirent les pollinisateurs.

À lire

Des fleurs dans votre assiette
Nathalie Beaudoin, Multimondes, Montréal, 288 pages


Ce beau livre vous guidera à travers la culture d’une panoplie de fleurs comestibles qui apporteront fraîcheur, couleur et saveurs à vos plats. Sa présentation aérée et ses jolies illustrations en font un guide agréable à consulter. Grâce aux nombreux tableaux, l’information recherchée se trouve rapidement. Par exemple, vous voulez savoir si les fleurs de bourraches se mangent ? Vous aurez la réponse en une seconde dans le tableau des fleurs comestibles. De plus, on découvre comment et quand procéder à la récolte et comment concocter les différentes préparations de base. L’auteure propose également les meilleurs accords de fleurs et de plats avec d’appétissantes recettes. Une excellente idée. Par ailleurs, très utile pour ne pas s’intoxiquer, il y a, à la fin du livre, une liste de fleurs non comestibles. Plus de 250 fleurs ont été répertoriées dans ce guide, un travail impressionnant.

Au jardin cette semaine

Depuis la semaine dernière dans le sud du Québec, la chenille de la teigne du poireau a fait son apparition. Il est donc temps, si ce n’est pas déjà fait, de traiter avec du Bacillus thuringiensis ssp kurstakii, ou Btk. Ce produit se trouve en jardinerie. Quant à la livrée des forêts qui en est à sa troisième et probablement dernière année d’infestation, ouf ! elle peut également être traitée avec du Btk ou ramassée manuellement, quand c’est possible, et éliminée. Ses plantes préférées sont les peupliers faux trembles, l’érable à sucre, les saules et le chêne rouge.

Atelier aux Jardins du Grand-Portage. Le 16 juin, Yves Gagnon, jardinier de renom, donne un atelier dans son jardin sur le jardinage écologique. jardinsdugrandportage.com

Soupers et brunchs au potager sur le toit. Pour une sortie originale, ne manquez pas les soupers et les brunchs organisés par La Ligne verte sur le plus grand toit potager bio au Canada, celui du IGA Extra Duchemin dans l’arrondissement de Saint-Laurent. La formule comprend une intéressante visite du potager et un délicieux repas préparé avec les produits du toit par la chef Maurin Aurellano Frelick.