«Sayonara Wild Hearts»: toujours foncer

Photo: Simogo

Parfois, un cœur se fracasse si fort qu’il déséquilibre l’univers entier. En tout cas, c’est l’idée que nous propose Sayonara Wild Hearts, un tout nouvel « album pop interactif » du studio suédois Simogo, qui nous a offert, entre autres, les fascinants Year Walk et Device 6.

Donc, cœurs fracassés. Ici, le nôtre, celui d’une jeune femme dans la vingtaine. L’univers, ou plutôt notre univers, est fracassé lui aussi. Alors voilà, lors d’une nuit de chagrin, on sort faire du skateboard. Et le monde s’évapore, passant du bleu nuit à l’ultraviolet.

Tout file à 200 km à l’heure dans Sayonara. Voilà qu’on fait de la motocyclette. Et maintenant, on fait du surf dans le vide. De nouveau à moto, on se bat contre une « meute » de jeunes ; on danse, on virevolte, des projectiles de lumière sont lancés. Un peu plus loin, on fait la course en forêt à dos de caribou.

Jeu de rythme à la base, cette petite perle «très arcade» s’inspire du cœur millénarial : parfois triste, souvent brisé, roulant à toute vitesse vers le prochain crash amoureux. Fasciné aussi, un peu, sourire en coin, par l’astrologie et le tarot.

Découpé comme un album, chaque niveau offre une petite histoire, une épreuve pour notre héroïne. La trame sonore très électro, par Daniel Olsén, Jonathan Eng et Linnea Olsson, nous entraîne vers l’avant dans un monde où il vaut toujours mieux foncer, tout en espérant peut-être, un jour, trouver ce qui va nous réparer.

Dans chaque épisode, on passe donc au jeu de plateforme, au jeu de tir, au jeu de combat, au jeu de course. Bref, Sayonara fait partie de ces inclassables qui décident d’être ce qui leur plaît et qui changent d’idée souvent. On le recommande, absolument.

Sayonara Wild Hearts
Offert pour Apple Arcade, PlayStation 4 et Nintendo Switch. Durée de 1 h 30, environ 6 h si on veut tout voir.