Un parc gorgé de sensations dans Charlevoix

L’Acropole-des-Draveurs, le summum de la randonnée au parc des Hautes-Gorges, offre des paysages d’automne qui semblent irréels.
Photo: Parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie/SEPAQ L’Acropole-des-Draveurs, le summum de la randonnée au parc des Hautes-Gorges, offre des paysages d’automne qui semblent irréels.

Les belles d’automne s’amènent et, avec elles, les paysages, parfois même dépaysants, dont on ne se lasse pas. Chaque année. Le temps d’une balade campagnarde, d’une randonnée en montagne ou d’un circuit en forêt. Tenez, par exemple, le parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie, dans Charlevoix : sauvage, montagneux, accueillant, bigarré, il en impose sur 225 kilomètres carrés.

Ce qui étonne souvent les randonneurs, déjà séduits par les généreuses images idylliques qui s’offrent à la vue, ce sont les différents parfums qui jaillissent çà et là des espaces plus ou moins isolés de la forêt boréale du parc. Tantôt subtils, tantôt pénétrants, ils n’en manquent pas une, les petits charmeurs. Les courants d’air chaud ou d’air froid non plus.

Le parc aux magnifiques circuits de vélo et de randonnée, dont certains longent la rivière Malbaie, propose tous les éléments essentiels aux activités de plein air, de la location d’équipement au permis de pêche à la journée (nouveau), au camping et au dépanneur, en passant par une navette gratuite pour circuler à l’intérieur du site. En plus de nombreux rendez-vous d’information et de découverte.

Même la route principale qui sillonne le parc s’avère un parcours intéressant en ce qu’elle permet d’apprécier le panorama en 360 degrés.

Le terroir au resto

Et pour un petit creux après l’effort, le restaurant offre un menu composé de produits locaux, qu’on peut arroser avec une Vache folle ou une Dominus Vabiscum de la microbrasserie Charlevoix.

Il faut toutefois consentir à se débrancher des Facebook, Twitter et cellulaires de notre parc informatique, puisque le site n’est desservi par aucun réseau téléphonique ni par le Wi-Fi. Allez, ça vous branchera plutôt sur la nature environnante. Et ça vous fera une belle jambe ! De toute façon, il n’y a pas d’électricité non plus. Seules les aires communes des Hautes-Gorges sont alimentées par génératrices.

Le nec plus ultra ici ? Se lancer dans le sentier pédestre L’Acropole-des-Draveurs, qui cumule 800 mètres de dénivelé au compteur et qui réserve un véritable spectacle au sommet. On doit s’assurer de suivre les consignes pour que l’expérience ne tourne pas à mal. Une liste de conseils est d’ailleurs accessible aux marcheurs afin d’éviter que la montée ne rime avec accident ou blessure.

Comme, par exemple, de porter des chaussures soutenant les chevilles… Élémentaire, vous entends-je dire. En tout cas, la naturaliste Lucie Levac, elle, en voit de toutes les hauteurs : « Il y a même des personnes qui s’aventurent dans cette montagne en gougounes ! Aussi, quand on suggère aux gens d’apporter au moins deux litres d’eau, ce n’est pas une lubie. »

C’est que la randonnée dure entre cinq et six heures, aller-retour, selon le rythme de chacun, et qu’elle présente des défis techniques particuliers.

Quant aux campings, il y en a pour tous les besoins, mais les plus téméraires séjourneront à l’Équerre, un espace rustique en forêt ou le long de la rivière, atteignable uniquement à pied, à vélo et en canot. Tranquillité garantie.

Il ne reste que quelques semaines, soit jusqu’au 9 octobre prochain pour cette saison, afin de profiter du plein air au parc des Hautes-Gorges. Du 1er décembre au 30 avril, on peut y pratiquer le ski nordique et la raquette, mais sans services. parc.hautes-gorges@sepaq.com


Sur le pic de la falaise

L’un des classiques en hébergement-restauration à La Malbaie, c’est bien l’auberge des Falaises. Située sur… la falaise de Pointe-au-Pic, en retrait de la route principale, elle offre un superbe panorama sur le fleuve. Ses installations de spa extérieur, qui ont été augmentées cette année, inspirent le calme devant un feu de bois ou plongé dans l’un des bassins chauds-froids. Dans la ville charlevoisienne où se tiendra le sommet du G7 en 2018, les proprios de l’auberge, tout comme les autres hôteliers de la région, se préparent à accueillir la visite, note Denys Cloutier. Réquisitionnés par l’organisation pour héberger chefs d’État, délégations officielles, membres des services de sécurité, représentants protocolaires, journalistes et autres participants, les établissements s’attendent à une fréquentation bien au-delà des journées bloquées pour la tenue du sommet. Mais ils espèrent en même temps que les touristes ne bouderont pas le secteur à cause de ce flot inhabituel de clientèle, alors que le G7 se déroulera avant la haute saison. Il reste beaucoup de fils à attacher pour que les hôteliers soient fixés sur les tenants et aboutissants de leur rôle dans l’affaire. La région de Charlevoix compte un millier de chambres d’hôtel. Même en y ajoutant les 235 unités en gîtes et résidences de tourisme, on est loin du compte pour tout ce beau monde. Il faudra donc rayonner autour. Le maire de Québec, Régis Labeaume, lui, se réjouit de la tenue du sommet dans « sa région ». À suivre.

EXP comme dans expérience

Le mode d’hébergement baptisé EXP, proposé dans certains parcs nationaux du Québec, est tout à fait dans le ton pour qui veut séjourner en pleine nature, mais de façon confortable. Ces chalets, petits mais très fonctionnels, sont dotés de tout ce qu’il faut pour profiter de l’environnement et pour la détente. Conçus pour maximiser les bienfaits du soleil et minimiser l’impact de l’empreinte humaine, les EXP se situent quelque part entre la chambre d’hôtel et le chalet traditionnel, design en sus. La terrasse couverte entourée de moustiquaires, avec un hamac à la clé, devient un endroit de lecture, de repas, de yoga, de méditation, de relaxation, de contemplation... selon l’inspiration du moment.

Au parc des Grands-Jardins où nous avons séjourné, les EXP offrent une vue sur la vallée du Gros-Bras et sont au coeur d’un secteur abritant trois sentiers pédestres : le Pioui, le Mont-du-Lac-des-Cygnes et la Chouenne.

L’activité par excellence ici ? La Via ferrata, sur la paroi rocheuse de la montagne, pour « vivre » les falaises et leurs points de vue spectaculaires. Deux itinéraires (de quatre heures ou cinq heures et demie) aménagés de façon sécuritaire sont accessibles aux petits groupes (maximum de huit personnes), accompagnés d’un guide professionnel. Des consignes doivent être respectées par les « aventuriers ». Wi-Fi au pavillon principal. parc.grands-jardins@sepaq.com