Le Canadien s’incline 2-1 devant les Canucks

Elias Pettersson a ouvert la marque pour les Canucks.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Elias Pettersson a ouvert la marque pour les Canucks.

Il faudra être patient avant d’observer une amélioration de la situation chez le Canadien. À son premier match après le départ du directeur général Marc Bergevin, le club montréalais a offert une performance peu inspirée, et il s’est incliné 2-1 devant les Canucks de Vancouver lundi soir au Centre Bell.

Les Britanno-Colombiens ont du même coup arraché une première victoire en temps réglementaire en Canadien depuis le 27 octobre 2015. De plus, le Tricolore présente maintenant une fiche de 14-1-4 face aux Canucks à leurs 19 derniers matchs.

« Il y a eu des hauts et des bas pendant le match. C’était très serré à un certain moment, mais ils ont fait le nécessaire pour que le match bascule en leur faveur. Nous avons obtenu quelques chances de créer l’égalité en troisième période, mais nous n’en avons pas profité. Heureusement, Jake (Allen) a été solide », a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien Dominique Ducharme après la partie.

Ryan Poehling fut le seul à marquer pour le Canadien (6-16-2), qui espérait de nouveau signer une deuxième victoire d’affilée pour la première fois de la saison. Ducharme a eu de bons mots pour l’unique marqueur de son équipe après la rencontre.

« Il joue du bon hockey. Il a fait de bonnes choses avec (Jonathan) Drouin et (Joel) Armia, donc je les ai gardés ensemble pas mal plus en troisième période. C’est comme ça que tu fais ta place », a souligné Ducharme.

Elias Pettersson et Conor Garland ont trouvé le fond du filet pour les Canucks (7-14-2), qui ont mis un terme à leur séquence de quatre défaites.

Jake Allen a de nouveau obtenu le départ devant la cage du Tricolore, et il a fait face à un barrage de 42 lancers dans la défaite des siens.

Son vis-à-vis, Thatcher Demko, a effectué 33 arrêts devant le filet des Canucks, en route vers une première victoire en quatre départs.

Après un début de match plutôt lent, Pettersson a ouvert la marque pour les Canucks en supériorité numérique, à 8 : 00 du premier tiers. Poehling a ramené les deux équipes à la case départ avec 1:21 à écouler à l’engagement, inscrivant du même coup un quatrième but en 10 matchs cette saison.

Le Tricolore a entamé la deuxième période avec beaucoup plus d’aplomb. Toutefois, comme c’est souvent le cas depuis le début de la campagne, un manque de concentration de Josh Anderson dans son territoire a mené au filet de Garland, à 6:27. C’était alors 2-1 en faveur des visiteurs.

Le Canadien a ensuite généré quelques belles chances de marquer en fin d’engagement — notamment celle d’Artturi Lehkonen —, mais Demko veillait au grain.

Le Bleu-blanc-rouge a cependant profité d’une belle occasion de niveler la marque, lorsque Nils Hoglander a été pris en défaut pour bâton élevé à 38 secondes du troisième vingt. Sauf que le jeu de puissance montréalais n’est pas l’un des pires de la ligue pour rien ; le CH a dirigé un seul tir, peu menaçant, vers Demko.

Les huées se sont alors fait entendre. Ce qui n’a rien changé à l’allure du match.

Fait intéressant à souligner, le capitaine Shea Weber, sur la touche depuis le début de la saison et dont la carrière pourrait être terminée, a été observé dans l’entourage de l’équipe avant la partie. Il n’a toutefois pas rencontré les membres des médias.

Sa présence survient le jour même où le propriétaire du Canadien Geoff Molson a rencontré les journalistes pour discuter du congédiement du directeur général Marc Bergevin, de son adjoint Trevor Timmins, et du vice-président des affaires publiques et communications Paul Wilson.

 

Questionné à savoir si Weber allait rencontrer le nouveau président des opérations hockey du CH Jeff Gorton, Ducharme s’est limité à dire que le no 6 allait demeurer en ville « encore quelques jours », mais qu’en raison de l’attente pour les résultats des tests COVID-19 de Gorton pour rentrer au pays, il n’était pas certain que les deux hommes allaient se croiser.

Le Canadien poursuivra son séjour à domicile en accueillant l’Avalanche du Colorado jeudi soir.

Échos de vestiaire

 

L’attaquant Brendan Gallagher a offert un vibrant plaidoyer envers l’ex-directeur général du Canadien, Marc Bergevin, après la rencontre.

« C’était quelqu’un sur qui on pouvait compter. Il a été ici pendant neuf ans et demi, ce qui est un exploit en soi dans un marché comme celui-ci. Il a bâti des équipes très compétitives, et nous avons même atteint la finale de la Coupe Stanley. On ne peut le remercier suffisamment ; il a démontré beaucoup de passion — vous n’avez été témoins que de quelques-uns de ces discours. C’était très important pour nous, les joueurs, car il démontrait par le fait même sa loyauté. Et on appréciait ça. »

Questionné à savoir si la perspective d’une reconstruction pourrait signifier la fin de son séjour avec le Canadien, Brendan Gallagher a admis ne pas y avoir trop pensé.

« J’ai toujours joué pour gagner, même lorsque l’organisation traversait un creux de vague. J’imagine qu’il faudra y réfléchir éventuellement. Mais personnellement, je joue pour gagner. Ce n’est pas important de gagner tous les matchs, mais je dois sentir qu’on joue pour gagner. Si elle (la direction) croit qu’il est préférable que je quitte, alors ce sera ça, mais j’adore encore cette organisation, et cette ville. »

Josh Anderson a apprécié son expérience auprès de Marc Bergevin, et son tempérament chaleureux.

 

« C’est toujours triste de voir un gars comme “Berge” quitter. Il a fait beaucoup pour moi. Il m’a traité comme un membre de sa famille depuis que je suis arrivé ici., et j’ai apprécié cela. Il était ici depuis neuf ans et demi, donc il avait développé une belle relation avec plusieurs gars dans ce vestiaire. C’est difficile de le voir partir. »

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