Norrie et Badosa couronnés au tournoi d’Indian Wells

Cameron Norrie a défait en finale le Géorgien Nikoloz Basilashvili 3-6, 6-4, 6-1.
Photo: Clive Brunskill/Getty Images/AFP Cameron Norrie a défait en finale le Géorgien Nikoloz Basilashvili 3-6, 6-4, 6-1.

Le Britannique Cameron Norrie et l’Espagnole Paula Badosa ont remporté respectivement dimanche les tournois masculin et féminin d’Indian Wells, aux États-Unis.

Cameron Norrie a défait en finale le Géorgien Nikoloz Basilashvili 3-6, 6-4, 6-1. Du coup, Norrie est devenu le premier joueur classé à l’extérieur du top-25 à remporter ce tournoi depuis 2010.

Novak Djokovic, Rafael Nadal et Roger Federer avaient déclaré forfait pour le tournoi, qui a été repoussé de deux ans et demi en raison de la COVID-19.

Pendant l’événement d’une durée de deux semaines, le favori Daniil Medvedev a baissé pavillon en huitièmes de finale. La deuxième tête de série, Stefanos Tsitsipas, et la troisième, Alexander Zverev, ont pour leur part perdu en quarts de finale.

«Évidemment, c’était plutôt miraculeux que tous les meilleurs joueurs perdent, a déclaré Norrie, qui a empoché 1,2 million de dollars américains. Quand je regardais les quatre demi-finalistes, je me disais qu’il y avait une belle occasion.»

Norrie (26e) a inscrit les deux seuls bris du troisième set. Sa victoire s’est confirmée lorsque Basilashvili a expédié un revers au-delà de la ligne de fond.

Basilashvili (36e) était devenu le premier joueur de l’ancienne république soviétique de la Géorgie à atteindre la finale d’un tournoi Masters 1000 de l’ATP.

Norrie, Ivan Ljubicic en 2010, Alex Corretja en 2000 et Jim Courier en 1991 — tous classés 26e — ont remporté le simple masculin, alors qu’ils se trouvaient à l’extérieur du top-25, depuis que le tournoi a déménagé à Indian Wells, en 1987.

Larry Stefanki était classé 143e lorsqu’il est sorti victorieux de la compétition, en 1985, à La Quinta.

Norrie a contrecarré la puissance de Basilashvili de la ligne de fond en exploitant les angles. Il a brisé le service du Géorgien sans concéder un seul point pour boucler la deuxième manche, à la suite d’une erreur au coup droit de Basilashvili.

«Il est difficile à affronter. Il ne te donne aucun rythme, a observé Norrie. J’ai pu le bousculer, tenir le coup et causer des ennuis en troisième manche.»

Fort d’une avance de 2-0 lors du set décisif, Norrie a sauvé trois balles de bris au troisième jeu avant de porter le score 3-0.

Basilashvili a aussitôt réagi en remportant son seul jeu du troisième set grâce à un coup droit gagnant en croisé, à la suite d’un amorti du Britannique.

Norrie a cependant gagné les trois derniers jeux pour clore le match en un peu moins de deux heures.

Basilashvili a indiqué qu’il avait eu «des problèmes de santé» au troisième set.

«Je ne dirai pas ce que c’est, mais je ne me sentais pas bien, a-t-il fait savoir. Je n’avais plus rien dans le réservoir.»

L’Espagnole Paula Badosa, 26e mondiale, a quant à elle gagné face à la Bélarusse Victoria Azarenka 7-6 (7 / 5), 2-6, 7-6 (7 / 2).

Badosa, une des révélations de l’année à 23 ans, décroche le 2e titre en carrière, après celui glané à Belgrade plus tôt en 2021, même si c’était à la faveur d’un abandon de la Croate Ana Konjuh. Elle qui avait commencé l’année à la 70e place mondiale va faire un bond au classement WTA.

Photo: Sean M. Haffey/Getty Images/AFP Badosa, une des révélations de l’année à 23 ans, décroche le 2e titre en carrière.

Avant la finale de dimanche, l’Espagnole n’avait pas perdu un seul set dans ce tournoi disputé dans le désert californien, pour sa première participation.

Et dans ce match de 3 h 04, elle a confirmé sa force mentale. Elle a perdu la deuxième manche 6-2, et dans la suivante, Azarenka a servi pour le gain du match à 5-4, mais Badosa a réussi à revenir dans la partie et à se montrer une seconde fois très solide dans le tie-break, s’imposant sur la première de ses quatre balles de match.

Elle s’est alors écroulée, face contre sol, avant d’aller essuyer ses larmes dans les bras de son entraîneur.

« J’avais 13, 14 ans, et je te voyais jouer en Grand Chelem, et je disais à mon entraîneur que je voulais un jour jouer comme Vica. Sans toi et des joueuses comme toi, je ne serais pas là ici », a dit l’Espagnole à la Bélarusse lors de son discours après avoir reçu le trophée.

Azarenka de son côté a échoué à devenir la seule joueuse à gagner trois fois ce tournoi (après 2012 et 2016). La double championne de l’Open d’Australie et finaliste de l’US Open en 2020, âgée de 32 ans, est toujours en quête de sa première victoire en tournoi en 2021.

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