Les Alouettes doivent être plus disciplinés

Les joueurs des Alouettes jouent de manière individualiste et écopent de pénalités coûteuses.
Photo: Cole Burston Agence France-Presse Les joueurs des Alouettes jouent de manière individualiste et écopent de pénalités coûteuses.

Les Alouettes de Montréal franchiront le seuil de la mi-saison samedi, lorsqu’ils visiteront les Tiger-Cats à Hamilton. Même si ce n’est pas encore l’heure des bilans chez les « Oiseaux », force est d’admettre que certaines tendances commencent à ressortir.

Chaque semaine, c’est le même refrain. Les joueurs des Alouettes jouent de manière individualiste et écopent de pénalités coûteuses. C’est en partie ce qui explique leur décevante fiche de 2-4 jusqu’ici, ce qui les laisse au troisième rang de la section Est.

Interrogé sur les raisons qui expliquent les défaites crève-cœur des dernières semaines, le demi-défensif Patrick Levels n’y est pas allé par quatre chemins et a déballé son sac en visioconférence jeudi.

« On peut renverser cette tendance. Nous venons de perdre deux matchs de suite. Nous sommes concentrés sur la tâche à accomplir et nous sommes très près du but à atteindre. C’est ça qui est le plus frustrant. Il faut qu’on soit plus disciplinés, tous ensemble. Qu’on arrête de prendre des pénalités et d’effectuer des jeux stupides », a-t-il d’abord dit.

« Tout le monde peut couvrir son joueur, tout le monde peut attraper une passe, tout le monde peut effectuer le plaqué, mais il faut qu’on soit plus disciplinés dans les moments cruciaux. Ce n’est pas sur l’ensemble du match. C’est juste dans les moments cruciaux, en situation de troisième essai, ou de deuxième et long. Il faut tous qu’on soit sur la même longueur d’onde, pas juste la ligne défensive, ou les demis défensifs — tout le monde. Et quand ce sera fait, alors nous serons difficiles à battre », a-t-il ajouté pour boucler sa tirade.

Selon le coordonnateur défensif des Alouettes, Barron Miles, ce n’est pas qu’une question de discipline. Il faut plus que ça.

« C’est une question de constance. Un [joueur] professionnel, c’est quelqu’un qui est constant dans son jeu, toujours. Et en ce moment, nous ne sommes pas un groupe constant. Et ça paraît. Parfois nous jouons du bon football, puis, soudainement, on se dit : “Mais qu’est-ce qui vient de se produire ?” Il faut que les joueurs aient confiance en eux, qu’on soit constants pendant l’ensemble d’un match, pas seulement sur une séquence », a expliqué Miles, en ajoutant que ce genre de pépin peut prendre du temps à se régler.

« Les joueurs doivent s’unir. Si un joueur n’a pas confiance dans son coéquipier, alors il tentera de faire le boulot à sa place, ce qui laissera une brèche en défensive. Et ainsi de suite. C’est comme ça qu’une défensive s’effondre et que personne ne fait son boulot. Il faut vraiment qu’ils se fassent confiance », a-t-il répété.

Dans le camp montréalais, on commence à sentir l’urgence d’apporter les ajustements nécessaires pour retrouver le sentier de la victoire. Surtout si on veut éviter une correction samedi contre les Ti-Cats (4-3), les meneurs dans l’Est, qui viennent de signer deux victoires d’affilée.

Les Alouettes tenteront aussi d’obtenir leur vengeance contre les Ti-Cats, qui les avaient battus 27-10 le 27 août dernier au stade Percival-Molson.

« Ce sera un gros match pour nous. J’espère qu’on aura finalement corrigé certains aspects de notre jeu — j’ai l’impression qu’on y est presque. Mais quand tu ne gagnes pas, eh bien, tu fais du surplace. Il faudra donc sauter sur le terrain et trouver une façon de les battre, même si c’est une place difficile où gagner. Ç’a bien été cette semaine à l’entraînement, l’attitude des gars est bonne, donc, oui, j’ai hâte qu’on tente de relever ce défi », a dit l’entraîneur-chef Khari Jones.

Par ailleurs, Jones a indiqué que l’ailier défensif Antonio Simmons, qui s’est blessé lors du dernier match contre les Argonauts de Toronto, ratera la rencontre à Hamilton.

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