Les Alouettes prêts à lancer leur saison 2021

Les Alouettes n’ont pas gagné au domicile des Elks depuis le 5 octobre 2013 et ils ont perdu leurs six dernières sorties à Edmonton.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Les Alouettes n’ont pas gagné au domicile des Elks depuis le 5 octobre 2013 et ils ont perdu leurs six dernières sorties à Edmonton.

Les joueurs des Alouettes de Montréal ont attendu une semaine de plus que les autres, mais ils sont maintenant prêts à lancer leur saison 2021 et à stopper une très longue disette. Les Alouettes retrouveront les Elks d’Edmonton samedi soir, au stade du Commonwealth, pas moins de 642 jours après que l’équipe albertaine eut joué les trouble-fêtes à Montréal lors de la demi-finale de l’Association Est.

En s’amenant au stade Percival-Molson et en éliminant les Alouettes grâce à une victoire de 37-29, le 10 novembre 2019, les Elks ont accompli ce que la troupe montréalaise tente de réaliser depuis plusieurs années déjà. Les Alouettes n’ont pas gagné au domicile des Elks depuis le 5 octobre 2013 et ils ont perdu leurs six dernières sorties à Edmonton. Cette séquence pourrait bien prendre fin cette saison, puisque l’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, s’est dit très heureux de voir que ses joueurs étaient affamés, concentrés et prêts à finalement disputer un vrai match dans la Ligue canadienne de football.

« Les gars sont tellement prêts à jouer. J’ai été très satisfait des entraînements cette semaine et je l’ai fait savoir. C’était spécial de voir à quel point ils étaient concentrés, parce que c’est difficile de le rester pendant une si longue période. Ils avaient hâte de bloquer d’autres joueurs ou de couvrir d’autres receveurs. Nous avons eu l’occasion de voir une première semaine de football dans la LCF et c’est maintenant notre tour », a exprimé Jones.

Comme c’est souvent le cas dans le monde du sport, les longues périodes d’inactivité peuvent diminuer le synchronisme et les habiletés pendant un certain temps ou pire encore, engendrer des blessures parfois graves. Jones a toutefois établi un bon rythme de croisière lors des dernières semaines d’entraînement et il a constaté que ses joueurs étaient capables d’en prendre. Il ne restera qu’à savoir s’ils pourront tout appliquer à la lettre pendant 60 minutes.

« Les gars sont restés en très bonne condition physique pendant la pandémie. Nous avons vécu quelques petites blessures, mais la première semaine de congé nous a aidés à être en santé, a observé Jones. J’espère que nous sortirons aussi forts que lors de nos entraînements. Il y aura des défis à surmonter pendant la partie, mais ça ne me dérange pas. Notre équipe est capable de les relever. »

Les Elks n’ont pas connu un mauvais match la semaine dernière, même s’ils ont perdu 16-12 contre le Rouge et Noir d’Ottawa, mais leur incapacité à concrétiser leurs occasions de marquer près de la zone des buts leur a coûté cher. Le quart Trevor Harris a été victime de trois interceptions, dont deux au quatrième quart. Un de ces larcins a été réalisé par Abdul Kanneh, alors que la formation d’Edmonton était à la ligne de 15 du Rouge et Noir. Pour tourner le fer dans la plaie, Kanneh a ramené le ballon sur une distance de 102 verges pour inscrire le seul touché de la rencontre.

« J’espère qu’il n’y aura pas de rouille de notre côté et qu’ils ne connaîtront pas un meilleur match que la semaine dernière, a dit Jones en riant. Ils ont bien joué, sauf pour quelques jeux ici et là. Ils ont limité le Rouge et Noir à environ 100 verges d’attaque. Nous savons que c’est une bonne équipe et nous nous attendons à ce qu’ils jouent une bonne partie. »

S’ils avaient besoin de motivation supplémentaire, les Elks peuvent remercier le joueur de ligne défensive des Alouettes Almondo Sewell pour le coup de main. Sewell, qui a passé neuf ans à Edmonton avant de se joindre aux Montréalais, a déclaré plus tôt cette semaine que Harris s’effondrait lorsqu’il était frappé solidement. Ne cherchant pas à défendre plus qu’il le faut les paroles de son joueur, Jones a affirmé qu’il ne s’attendait pas à des débordements sur le terrain, samedi.

« Il a dit ce qu’il pensait et nous n’en faisons pas de cas. Je ne m’inquiète pas trop de ça. Quand le match va commencer, personne ne va penser à ça. Les joueurs vont simplement jouer et réagir à ce qui va se passer », a conclu l’entraîneur-chef des Alouettes.

À voir en vidéo