Richardson prolonge son séjour avec le Canadien

Richardson, qui est notamment responsable des défenseurs et de l’infériorité numérique, est un entraîneur qui est près de ses joueurs, et ceux-ci ont semblé l’apprécier grandement cette saison.
Photo: Minas Panagiotakis/Getty Images/AFP Richardson, qui est notamment responsable des défenseurs et de l’infériorité numérique, est un entraîneur qui est près de ses joueurs, et ceux-ci ont semblé l’apprécier grandement cette saison.

Il n’y a jamais de fumée sans feu. L’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Dominique Ducharme, semblait optimiste mardi au sujet du retour de ses adjoints la saison prochaine, mentionnant notamment que « ce n’est qu’une question de temps ».

Vingt-quatre heures plus tard, le directeur général Marc Bergevin annonçait que Luke Richardson a accepté une prolongation de contrat de trois saisons à titre d’entraîneur adjoint.

« Au fil du temps, je suis devenu ami avec “Dom”. Nous parlons beaucoup ensemble, partageons des intérêts communs et travaillons bien ensemble. Ç’a été une décision facile à prendre [no brainer], surtout après ce que nous venons de vivre avec l’équipe et les joueurs », a confié Richardson en visioconférence mercredi midi.

Richardson, qui est notamment responsable des défenseurs et de l’infériorité numérique, est un entraîneur qui est près de ses joueurs, et ceux-ci ont semblé l’apprécier grandement cette saison. Le défenseur du CH Ben Chiarot a d’ailleurs déclaré pendant les récentes séries éliminatoires que ses coéquipiers et lui « seraient prêts à foncer dans un mur pour lui [Richardson] ».

« J’ai vraiment aimé le groupe que nous avions cette saison. Comment pourrait-il en être autrement ? Il faut respecter ce qu’ils ont fait en séries éliminatoires, en rendant la tâche des équipes adverses très difficile. […] Les erreurs font partie du hockey, et il faut apprendre à pardonner et à se retrousser les manches. C’est de cette façon que j’ai bâti ma relation avec les joueurs. Et ils m’écoutent quand je leur parle, car ils ont confiance en moi », a mentionné celui s’était joint au groupe d’entraîneurs du Tricolore le 9 juillet 2018.

« Ça arrive qu’ils n’aiment pas ce que je leur dis, et alors le mur dont ils parlent se transforme en feuille de papier très mince, mais le respect est mutuel. Ça fait trois ans que je suis ici, et nous sommes passés par des hauts et des bas, mais c’est comme ça qu’on développe la chimie entre nous », a-t-il ajouté.

L’homme âgé de 52 ans a brillé ces dernières semaines en étant appelé à remplacer Ducharme comme pilote de l’équipe dans un moment crucial en séries éliminatoires, au moment où Ducharme devait s’absenter après avoir reçu un diagnostic positif à la COVID-19.

Richardson a alors pris les rênes de l’équipe peu avant le troisième match de la série demi-finale de la Coupe Stanley et, sous sa gouverne, le CH est parvenu à vaincre les Golden Knights de Vegas en six rencontres pour accéder à la grande finale, une première depuis 1993.

Il amenait avec lui un bagage d’expérience de plus de 25 ans dans la LNH, dont quatre saisons comme entraîneur adjoint dans le circuit Bettman avec les Sénateurs d’Ottawa et les Islanders de New York.

Richardson a également dirigé 304 rencontres comme entraîneur-chef du club-école des Sénateurs d’Ottawa dans la Ligue américaine de hockey. Ainsi, de 2012 à 2016, il a compilé un dossier de 153-120-31.

Une question de « timing »

En ce sens, Richardson a indiqué qu’il n’écartait pas la possibilité de devenir un jour entraîneur-chef dans le circuit Bettman, mais il a rappelé du même souffle que tout est une question de timing.

« J’ai vraiment apprécié mes quatre années à titre d’entraîneur-chef dans la Ligue américaine de hockey, et Sean Burke m’a offert l’occasion de diriger Équipe Canada à la Coupe Spengler il y a quelques années. […] Je crois que j’ai ce qu’il faut pour diriger dans cette ligue, mais il y a maintenant 32 équipes et très peu d’ouvertures chaque année », a rappelé celui qui a aussi disputé 1417 matchs en carrière dans la LNH.

« Donc, si je ne peux être entraîneur-chef dans cette ligue, alors il n’y a pas de meilleure situation que d’être entraîneur adjoint du Canadien de Montréal avec “Dom” et “Berge” [Bergevin]. Je suis donc très heureux de ma situation », a-t-il conclu.

Il reste maintenant à régler le dossier de l’autre entraîneur adjoint qui a participé au récent parcours éliminatoire du Bleu-blanc-rouge, Alexandre Burrows, et celui de Burke.

Ducharme avait aussi indiqué lors de la visioconférence officialisant son statut d’entraîneur-chef du Canadien mardi qu’il était à la recherche d’un nouvel entraîneur adjoint pour l’épauler la saison prochaine.

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