Quelle place pour Kotkaniemi au début des séries?

Jesperi Kotkaniemi n’a pas marqué depuis le 30 mars, une disette de 23 matchs au cours desquels il a été limité à quatre aides.
Photo: Matt Zambonin/Getty Images/Agence France-Presse Jesperi Kotkaniemi n’a pas marqué depuis le 30 mars, une disette de 23 matchs au cours desquels il a été limité à quatre aides.

Dominique Ducharme a affirmé avoir géré le match de lundi face aux Oilers d’Edmonton comme un match ultime d’une série.

Ce n’est guère encourageant pour Jesperi Kotkaniemi, qui a été de loin le joueur le moins utilisé du Canadien de Montréal avec un temps de jeu de 9:13. Il s’agissait de sa plus faible utilisation depuis le 16 novembre 2019, excluant deux matchs où il a écopé des punitions d’inconduite.

Au lendemain de la rencontre face aux Oilers, le Finlandais âgé de 20 ans n’avait visiblement pas le goût de s’éterniser sur ce qui s’était produit la veille. Kotkaniemi s’est dit « heureux » de voir que l’équipe avait confirmé sa participation aux séries en arrachant un point aux Oilers et qu’il avait « eu du plaisir à regarder » à partir du banc son compatriote Artturi Lehkonen briller.

Kotkaniemi n’a pourtant pas marqué depuis le 30 mars, une disette de 23 matchs au cours desquels il a été limité à quatre aides. Il a également été blanchi de la feuille de pointage à ses 11 dernières rencontres et il affiche un différentiel de moins-7 au cours de cette séquence.

« Il doit bien jouer, être dynamique. Quand il est en possession de la rondelle, il doit faire de bons jeux, a dit Ducharme en visioconférence, mardi. Il sait ce que nous attendons de lui et il a des attentes élevées envers lui-même.

« Demain est un autre jour et nous sommes confiants de le voir connaître un bon match. »

Le duel de mercredi face aux Oilers pourrait bien être une dernière audition pour Kotkaniemi avant le début des séries.

Ducharme n’a pas écarté la possibilité que les attaquants Brendan Gallagher et Phillip Danault soient rétablis à temps pour le début des éliminatoires. Il aura donc des décisions importantes à prendre au moment d’assembler ses trios pour le match numéro un.

« Il y a des combinaisons que nous connaissons, a affirmé Ducharme. Avec la chimie du trio à Danault, il faut s’attendre à les voir ensemble. J’aime bien (Nick) Suzuki et (Tyler) Toffoli ensemble. Qui sera à leur droite ? (Joel) Armia a bien fait, même si ç’a été plus difficile hier (lundi). Le trio de (Jake) Evans a été excellent. »

Il semble donc rester un trio à assembler avec Kotkaniemi, Josh Anderson, Cole Caufield, Corey Perry et Eric Staal.

Ducharme a cependant affirmé ne pas vouloir précipiter les choses. Les séries ne devraient pas commencer avant le milieu de la semaine prochaine dans la section Nord, selon ce qui a été rapporté dans différents médias.

Il a malgré tout dévoilé une part de ses intentions lorsqu’il a été questionné sur l’importance de faire vivre l’expérience des séries aux jeunes éléments de l’équipe.

« En séries, vous avez l’occasion de jouer pour la coupe Stanley. Nous allons donc composer la formation qui nous donnera les meilleures chances de gagner, peu importe, si le gars est âgé de 18 ou 40 ans, a-t-il dit. Ce qui compte, c’est le présent, ce que le joueur peut vous donner, s’il peut s’adapter à la situation, s’il peut élever son niveau à celui du jeu en séries, dans quel rôle peut-il aider l’équipe, etc. »

Kotkaniemi avait démontré de belles choses lors des séries dans la bulle de la LNH à Toronto l’été dernier. Il avait alors inscrit quatre buts en 10 rencontres.

Mais encore une fois, les propos de Ducharme n’avaient rien de rassurant, puisqu’il a déclaré que la réalité des séries était différente ce printemps par rapport à l’été dernier, quand les équipes étaient de retour au jeu après une pause de quelques mois.

« Il n’y avait pas eu de progression du niveau de jeu pendant toute la saison comme c’est le cas habituellement », a-t-il souligné.

Ducharme a toutefois insisté pour dire que si un jeune n’obtient pas un rôle majeur dans une équipe, cela ne veut pas nécessairement dire que tout va mal.

« Parfois, si vous en donnez moins à un jeune joueur, ça ne veut pas dire qu’il va régresser. Parfois, c’est quand vous lui en donnez trop qu’il va régresser. Chaque cas est différent », a-t-il noté.

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