Thierry Henry quitte le CF Montréal

Au cours de son passage d’environ 1 an chez le CF Montréal, Thierry Henry a présenté un dossier de 8 victoires, 13 défaites et 2 verdicts nuls au cours d’une saison où l’équipe n’a joué que 6 matchs à Montréal.
Photo: Eduardo Munoz Alvarez Associated Press Au cours de son passage d’environ 1 an chez le CF Montréal, Thierry Henry a présenté un dossier de 8 victoires, 13 défaites et 2 verdicts nuls au cours d’une saison où l’équipe n’a joué que 6 matchs à Montréal.

La passion de Thierry Henry pour le soccer est indéniable. Mais pas au point de mettre sa famille de côté, surtout si la prochaine saison de la MLS s’avère aussi éprouvante et déchirante pour lui que le fut celle de 2020.

Henry l’a clairement exprimé dans une déclaration officielle, jeudi, confirmant son départ du poste d’entraîneur-chef du CF Montréal, anciennement l’Impact. « La dernière année a été extrêmement difficile pour moi personnellement. En raison de la pandémie mondiale, je n’ai pas pu voir mes enfants », a-t-il indiqué.

« Malheureusement, en raison des restrictions en place et le fait que nous devrons de nouveau nous relocaliser aux États-Unis pour quelques mois, la situation ne sera pas différente. La séparation est trop douloureuse pour moi et mes enfants », a ajouté l’homme de 43 ans, qui a informé ses adjoints et les joueurs de sa décision peu de temps avant que l’équipe ne diffuse son communiqué.

La dernière année a été extrêmement difficile pour moi personnellement. En raison de la pandémie mondiale, je n’ai pas pu voir mes enfants.

L’annonce est survenue un peu plus d’un an après qu’Henry eut dirigé son tout premier match avec l’équipe, le 19 février 2020, au Costa Rica. Elle se fait aussi alors qu’il lui restait une année au contrat de deux ans qu’il avait signé au moment de son embauche, qui avait été annoncée le 14 novembre 2019 et avait tant fait vibrer les amateurs de soccer de Montréal et du Québec.

Une pandémie dans les talons

Lors d’une visioconférence tenue à midi hier, à laquelle participait aussi le directeur sportif Olivier Renard — le maître d’œuvre derrière l’embauche de Thierry Henry —, le président du CF Montréal, Kevin Gilmore, a parlé d’une journée difficile, s’exprimant toutefois sur un ton empreint de beaucoup de compréhension.

« Lorsque nous avons embauché Thierry, personne n’avait prévu que nous devrions traverser une pandémie de cette magnitude, et qu’elle viendrait perturber nos vies, nos opérations et ce club à ce point, a-t-il commenté. Je suis surpris, mais à cause des circonstances, ce n’est pas un choc que ça soit arrivé, quand on sait ce qu’il a vécu l’année dernière. »

« Je l’ai dit à maintes reprises : peu de gens peuvent imaginer à quel point la saison dernière a été difficile pour ce club, et les équipes canadiennes en général, qui ont dû établir demeure loin de leur maison, dans les hôtels et avec leurs valises pendant une période prolongée », a-t-il également fait valoir.

Problèmes familiaux

Il y a un mois à peine, il semblait clair qu’Henry serait à son poste au début de la deuxième année de son contrat, pour diriger une équipe qui allait compter plusieurs nouveaux joueurs. Certains d’entre eux avaient même mentionné leur hâte de jouer sous ses ordres.

Selon ce qu’a relaté Olivier Renard, Henry était rentré à Montréal à la fin janvier pour préparer l’an deux de son règne. Toutefois, le 9 février, cette préparation a été suspendue lorsque Henry a fait part de problèmes familiaux à son directeur sportif et lui a dit qu’il devait retourner à Londres, où il vit.

« Il m’a recontacté jeudi dernier, et là, j’ai senti que la situation était plus négative que positive, a raconté le directeur sportif du CF Montréal. On a enchaîné un peu plus avec son agent afin de voir ce que le club pouvait faire. On a essayé de trouver les meilleures solutions, mais c’est compliqué. Il a des enfants en bas âge, plusieurs enfants, donc ce n’est pas aussi évident de voyager. Il connaît aussi ce que nous allons endurer dans les prochaines semaines et les prochains mois. Il savait ce qu’allait être le plan de la saison. La décision définitive, ç’a été lundi. »

La nouvelle du départ d’Henry survient à environ deux semaines du début possible du camp d’entraînement, dont la date exacte n’est pas encore connue. Le président Kevin Gilmore est conscient que ce départ n’arrive pas dans les meilleures circonstances, mais des ennuis personnels peuvent survenir à tout moment, a-t-il noté.

Il a assuré que les dirigeants du CF allaient tout faire pour que l’équipe soit prête pour le début de la saison.

Henry n’aura donc fait que passer à Montréal. Il a présenté un dossier de 8 victoires, 13 défaites et 2 verdicts nuls au cours d’une saison où l’équipe n’a joué que 6 matchs à Montréal, 3 au stade Saputo et 3 autres au Stade olympique.

Malgré cette fiche négative, Henry a réussi à mener son équipe jusqu’aux séries éliminatoires de la MLS pour la première fois depuis 2016. La formation montréalaise a cependant subi un revers crève-cœur en première ronde, 2-1 face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

 

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