On voit déjà les bénéfices de la profondeur dans la formation du Tricolore

Joel Edmundson et le capitaine des Oilers, Connor McDavid, lors de la rencontre de lundi. 
Photo: Jason Franson La Presse canadienne Joel Edmundson et le capitaine des Oilers, Connor McDavid, lors de la rencontre de lundi. 

La saison n’est vieille que de trois rencontres, mais on voit déjà les bénéfices de la profondeur dans toutes les phases du jeu chez le Canadien de Montréal.

Miné par l’indiscipline à sa première sortie, une défaite en prolongation de 5-4 face aux Maple Leafs de Toronto, le Tricolore a rebondi avec deux performances presque sans faute face aux Oilers d’Edmonton.

Tous les membres de l’équipe ont mis la main à la pâte et le Canadien peut aborder la deuxième moitié de son voyage de six matchs en début de campagne avec confiance. Le Tricolore affrontera les Canucks de Vancouver mercredi, jeudi et samedi avant de rentrer à Montréal. Voici trois éléments à retenir des deux matchs du Canadien à Edmonton...

Des unités très spéciales

Le Canadien a vite fait oublier les deux buts des Maple Leafs en avantage numérique, tenant en échec la meilleure unité la saison dernière avec une efficacité de 29,5 % — la première unité dans la LNH au-delà des 29 % depuis les Oilers en 1982-83. Les Oilers ont été 0-en-10 en deux matchs face au Tricolore.

Si Carey Price a été brillant samedi dans la victoire de 5-1, Jake Allen n’a pas eu à voler le spectacle lundi dans le gain de 3-1. Shea Weber a noté que le Canadien a bien fait pour couper les lignes de passes transversales.

La profondeur du Canadien y est aussi pour quelque chose. Sept attaquants différents ont été employés en infériorité numérique lundi. « Ça permet aux attaquants d’être plus frais, a souligné l’entraîneur-chef Claude Julien après la rencontre, lundi. Ils peuvent mettre de la pression et il n’y a pas d’entrées de zone faciles. Dans la zone défensive, nous pouvons être beaucoup plus actifs. » De son côté, le Canadien a été 2-en-7 en avantage numérique. Il a aussi marqué deux fois en infériorité numérique.

Allen commence du bon pied

La saison dernière, Keith Kinkaid avait accordé cinq buts à sa première sortie avec le Canadien dans un revers en prolongation face aux Sabres de Buffalo. Celui qui devait permettre au Tricolore de donner plus souvent congé à Carey Price se retrouvait deux mois plus tard dans la Ligue américaine de hockey, avec le Rocket de Laval.

Jake Allen a été obtenu par le Canadien afin de remplir le même objectif. Il a réussi son entrée de bien meilleure façon que Kinkaid la saison dernière.

« Il n’y a jamais eu de doute de notre côté, mais vous espérez toujours un bon résultat lors du premier match, a souligné Julien. Ça donne confiance. Si vous connaissez une soirée difficile, ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire le travail, mais plusieurs vont poser des questions. »

Allen a un bien meilleur palmarès que Kinkaid et il a joué avec aplomb. Après avoir concédé quelques retours en début de rencontre quand les Oilers contrôlaient un peu plus le jeu, il a été intraitable jusqu’à ce qu’il soit battu en fin de match par Devin Shore en échappée. « Il m’impressionne depuis le premier jour du camp », a dit le défenseur Shea Weber au sujet d’Allen.

Deux recrues fiables

Le défenseur Alexander Romanov a vite impressionné à ses débuts dans la LNH. Après trois rencontres, il a un but et une aide à son dossier et il affiche un différentiel de plus-1 en jouant en moyenne 18:21 par match.

« Il a beaucoup d’énergie, que ce soit au gymnase ou à l’entraînement, alors qu’il arrive 5 ou 10 minutes avant tout le monde et qu’il vole sur la glace, a dit Weber au sujet du Russe âgé de 21 ans. Il a beaucoup d’énergie et ça nous aide. » Cependant, Romanov n’est pas la seule recrue dans la formation du Canadien qui a la confiance de son entraîneur. Le centre Jake Evans a aussi des responsabilités importantes, notamment en infériorité numérique.

« Il gagne en maturité et en expérience à chaque match, a souligné Julien. J’ai pu le mettre contre McDavid et Draisaitl et j’espère pouvoir continuer à lui faire confiance. J’aime la façon [dont] il joue. Il est intelligent, il peut écouler des punitions. Il a même marqué en infériorité numérique. »

Evans a toutefois été 4-en-10 dans le cercle des mises en jeu, alors que cet aspect du jeu continue d’être une petite tache au dossier du Tricolore. Phillip Danault est le seul centre de l’équipe au-delà des 50 % d’efficacité, à 54,2 %.