GP de F1 de Bahreïn: de Mick Schumacher aux accessits, les derniers enjeux de 2020

En Formule 2, Mick Schumacher aborde les deux dernières manches en leader du championnat, avec 22 points d’avance.
Photo: Antonio Calanni Associated Press En Formule 2, Mick Schumacher aborde les deux dernières manches en leader du championnat, avec 22 points d’avance.

Lewis Hamilton désormais septuple champion du monde, Mercedes titrée pour la septième année consécutive : que reste-t-il à jouer lors des trois derniers Grands Prix de Formule 1 de 2020, à commencer par celui de Bahreïn ce week-end ?

Hamilton — qui doit renégocier son contrat avec son écurie pour 2021 et après — l’a montré par le passé, il ne lève pas le pied une fois sacré. « Ces GP, je veux les gagner », a-t-il d’ailleurs annoncé après avoir coiffé la couronne en Turquie mi-octobre grâce à sa dixième victoire en quatorze courses cette saison. C’est aussi l’occasion pour lui « d’en apprendre plus pour préparer 2021 ».

Le record de succès en un championnat est de treize pour les Allemands Michael Schumacher en 2004 et Sebastian Vettel en 2013. S’il gagnait ces trois derniers GP, le Britannique de Mercedes (onze succès maximum en une saison) les rejoindrait, lui qui détient déjà le record des titres mondiaux (à égalité avec Schumacher) des victoires (94), des podiums (163) et despositions de tête (97).

En parlant de Michael Schumacher, il sera beaucoup question de son fils pendant les deux week-ends que la F1 va passer sur le circuit de Sakhir, cette semaine et la suivante.

Formule 2

La Formule 2 reprend en effet en lever de rideau de la catégorie reine et Mick Schumacher aborde les deux dernières manches (soit quatre courses) en leader du championnat, avec 22 points d’avance et un maximum de 96 à prendre. L’Allemand, âgé de 21 ans, est aussi pressenti pour un volant chez Haas l’année prochaine.

On attend également la confirmation de l’identité du second titulaire dans l’écurie américaine, a priori le Russe Nikita Mazepin (21 ans), engagé en F2 et soutenu par son homme d’affaires de père.

« L’annonce est pour bientôt », a promis le directeur général Guenther Steiner jeudi.

La « famille » Red Bull, elle, n’a pas officialisé l’avenir d’Alexander Albon et de Daniil Kvyat. L’Allemand Nico Hülkenberg et le Mexicain Sergio Pérez, sans contrat, lorgnent sur le baquet du Thaïlandais au sein de l’équipe aux taureaux, et le Russe d’AlphaTauri est sous la menace du Japonais Yuki Tsunoda (20 ans), lui aussi pensionnaire de F2.

Ces jeunes ambitieux devront toutefois suffisamment bien se classer dans leur championnat cette année pour obtenir la Super Licence autorisant à piloter en F1.

Places d’honneur

Retour parmi l’élite avec pour enjeu les places d’honneur. Chez les pilotes, le podium est promis à Hamilton, à son équipier finlandais Valtteri Bottas et au Néerlandais Max Verstappen (Red Bull). Derrière, pas moins de six hommes espèrent finir quatrième : Pérez (Racing Point), le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), l’Australien Daniel Ricciardo (Renault), l’Espagnol Carlos Sainz Jr (McLaren), le Britannique Lando Norris (McLaren) et Albon, qui se tiennent en trente points.

Ce petit monde se bat aussi pour la troisième place chez les constructeurs, derrière Mercedes et Red Bull. L’équilibre des forces varie d’une piste à l’autre et c’est actuellement Racing Point qui mène la danse, cinq longueurs devant McLaren, 18 devant Renault et 24 devant Ferrari.

L’année est difficile pour la Scuderia mais le circuit de Sakhir rappelle quelques bons souvenirs aux rouges. Avec six victoires et cinq positions de tête (dont la première de Leclerc en 2019), l’écurie italienne est la plus récompensée à Bahreïn.

L’édition 2020 de ce GP habituellement programmé fin mars a été reportée à cause de la pandémie de coronavirus et se tiendra à huis clos (à l’exception de quelques membres des services sanitaires du royaume et de leurs familles). Le reste, par contre, ne change pas : la course est toujours disputée au crépuscule, sous des températures encore élevées et sur une piste souvent sablonneuse, cadeau des vents du désert environnant.

Pour Red Bull, ce sera en l’absence du directeur sportif Jonathan Wheatley, qui a reçu un diagnostic positif à la COVID-19 et a été placé en isolement en Grande-Bretagne pour dix jours. Il s’agit du seul membre de l’équipe infecté, précise l’écurie.