Un regard sur les Séries mondiales les plus mémorables des 50 dernières années

En 2016, les Cubs ont récolté leur troisième titre, après 11 tentatives infructueuses depuis 1945. 
Photo: Jonathan Daniel Getty Images via Agence France-Presse En 2016, les Cubs ont récolté leur troisième titre, après 11 tentatives infructueuses depuis 1945. 

La Série mondiale qui se mettra en branle mardi, à Arlington, au Texas, entre les Rays de Tampa Bay et les Dodgers de Los Angeles sera la 116e de l’histoire.

Au fil des ans, plusieurs d’entre elles ont été mémorables, d’autres, beaucoup moins.

Voici un survol subjectif des meilleures d’entre elles des 50 dernières années.

1973 — Le gérant Dick Williams dirige une bande de « joyeux drilles » à Oakland, où les Athletics remporteront trois Séries mondiales consécutives à compter de 1972. Face aux Mets en 1973, Reggie Jackson est nommé joueur par excellence de la Série mondiale, remportée en sept rencontres, après avoir reçu le même honneur pour la saison régulière.

1975 — Qui ne se souvient pas de l’image de Carlton Fisk implorant à la balle de demeurer en jeu le long de la ligne du champ gauche sur une balle frappée très haut par-dessus le Monstre vert en fin de 12e manche du sixième match ? Quand la balle a finalement frappé le filet de démarcation, tout Fenway Park, Boston et la Nouvelle-Angleterre ont explosé de joie.

Les Reds de Cincinnati n’étaient pas la Big Red Machine pour rien. Même si les Red Sox ont pris les devants 3-0 tôt dans la 7e rencontre, les Reds sont revenus de l’arrière pour l’emporter sur un simple du regretté Joe Morgan en neuvième. Prolongeant ainsi la malédiction du Bambino un peu plus longtemps pour les Red Sox.

Les Reds gagneront aussi la Série mondiale en 1976.

1981 — Lundi a marqué le 39e anniversaire du Blue Monday, triste souvenir pour les partisans des Expos de Montréal, mais un grand jour dans l’histoire des Dodgers de Los Angeles. Cette victoire lors du cinquième match de la série de championnat de la Nationale leur a permis de se mesurer aux Yankees de New York.

L’équipe de Tommy Lasorda mettra la main sur la cinquième Série mondiale de son histoire, la première depuis 1965, en six matchs.

Après un autre sacre en 1988, les Dodgers tenteront cette année de mettre fin à leur disette de 32 ans à leur troisième participation en quatre ans à la grande finale.

1986 — Les Red Sox semblaient destinés à mettre fin à leur disette qui durait depuis 1918. Ils détenaient une avance de deux points sur les Mets de New York en 10e manche du 6e match de la série, qu’ils menaient 3-2.

Après deux retraits, les Mets ont réussi à gruger cette avance, Gary Carter frappant un simple pour garder les siens en vie.

Quelques frappeurs plus tard, après un mauvais lancer qui a permis aux Mets d’égaliser à 5-5, Mookie Wilson a frappé un faible roulant au premier qui aurait dû constituer le dernier retrait. Mais la balle est passée entre les jambes de Bill Buckner, une erreur qui donnera la victoire aux Mets et le suivra pour les années à venir.

Les Mets combleront une autre avance de 3-0 des Red Sox lors du septième match, pour signer une victoire de 8-5.

1992 — Pour la première fois de l’histoire, la Série mondiale est disputée à l’extérieur des États-Unis, alors que les Blue Jays de Toronto représentent l’Américaine, face aux Braves d’Atlanta.

Le double de deux points de Dave Winfield en 11e manche du sixième match a permis au Canada de remporter pour la première fois la série.

Les Jays répéteront l’exploit l’année suivante, sur le dramatique circuit de trois points de Joe Carter face au releveur no 1 des Phillies de Philadelphie en fin de neuvième manche du sixième match de 1993.

1996 — Les Yankees n’ont pas gagné la finale depuis 1978. La troupe de Joe Torre est sur le point de mettre fin à cette disette.

Elle vaincra les Braves en six rencontres pour amorcer une nouvelle dynastie, ponctuée de quatre titres en cinq ans. Les ex-Expos John Wetteland — joueur par excellence de la Série mondiale — et Tim Raines font partie de la formation des vainqueurs.

2004 — Les Red Sox ont mis fin à la malédiction du Bambino après 86 ans en 2004 lors d’une Série mondiale qui ne pouvait tout simplement pas être à la hauteur de la série de championnat de l’Américaine, entre les Red Sox et les Yankees.

Tirant de l’arrière 3-0 dans la série et 4-3 en neuvième manche du quatrième match, les Red Sox semblaient destinés à s’incliner rapidement. Mais ils ont plutôt remporté ce quatrième match ainsi que les trois suivants pour devenir la première équipe du Baseball majeur à combler un retard de 0-3 dans une série.

En fait, à compter du quatrième match face aux Yankees, les Red Sox n’ont plus perdu : ils ont balayé les Cardinals de St. Louis en Série mondiale.

2016 — Parlant de malédiction, celle des Cubs a duré 108 ans.

Après avoir mis la main sur la Série mondiale de 1908, les « Lovable Loser », comme ils ont été surnommés par la suite, n’ont jamais été capables de réussir l’exploit… jusqu’en 2016.

Alors menés par Joe Maddon, les Cubs ont comblé un retard de 1-3 en finale face aux Indians de Cleveland, pour récolter leur troisième titre après 11 tentatives infructueuses depuis 1945.

Le match no 7 s’est décidé à la 10e manche et les Cubs sont devenus la sixième équipe de la MLB seulement à combler un retard de 1-3 pour gagner la Série mondiale.

Les Indians, dont le dernier titre remonte à 1954, ont maintenant la deuxième plus longue disette de tous les sports professionnels nord-américains, à 72 ans. Seuls les Cardinals de Chicago / de St. Louis / de l’Arizona de la NFL les devancent d’une année, leur dernier titre remontant à 1947.