L’Impact terminera sa saison aux États-Unis

L’Impact de Montréal affrontera mercredi le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. En photo, Rudy Camacho, du onze montréalais, lutte pour le contrôle du ballon devant Adam Buksa lors d’un affrontement entre les deux équipes en juillet dernier.
Photo: Douglas P. DeFelice Getty Images via Agence France-Presse L’Impact de Montréal affrontera mercredi le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. En photo, Rudy Camacho, du onze montréalais, lutte pour le contrôle du ballon devant Adam Buksa lors d’un affrontement entre les deux équipes en juillet dernier.

L’Impact de Montréal poursuivra son exil aux États-Unis au cours des prochaines semaines. La MLS a dévoilé le reste du calendrier de la saison mardi et la formation montréalaise devra se résoudre à disputer ses neuf derniers matchs au sud de la frontière, une situation qui n’est pas idéale pour le club.

« C’est l’histoire de notre saison, a déclaré l’entraîneur-chef de l’Impact, Thierry Henry. Ça a un impact sur notre récupération et notre jeu : on voudrait travailler sur différentes tactiques présentement et on ne peut pas le faire, car on joue tous les trois jours. »

« Si on retourne au Canada, on devra se mettre en quarantaine, donc, pas d’entraînement là non plus. […] Mais le calendrier est ce qu’il est. Ce n’est pas seulement pour nous, en passant : les trois clubs canadiens doivent s’adapter à cette situation. »

« C’est un désavantage pour les équipes canadiennes. On a besoin de se retrouver chez nous, de voir nos familles, a ajouté le défenseur Zachary Brault-Guillard. Ce n’est pas évident en plus avec cette quarantaine. Mais nous sommes des professionnels, on doit faire avec. »

Ça a un impact sur notre récupération et notre jeu: on voudrait travailler sur différentes tactiques présentement et on ne peut pas le faire, car on joue tous les trois jours.

 

L’Impact disputera ainsi sept matchs en 25 jours au mois d’octobre et deux autres au mois de novembre, dont le dernier de la saison à l’occasion du jour décisif de la MLS. Toutes les équipes de l’Association Est disputeront leur dernier match le 8 novembre à 15 h 30.

L’Impact, qui a élu domicile au Red Bull Arena, à Harrison, au New Jersey, y disputera six matchs, dont cinq qui sont considérés comme étant à domicile.

Comme la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis a été prolongée jusqu’au moins le 21 octobre en raison des restrictions sanitaires imposées par la pandémie de COVID-19, les trois formations canadiennes — l’Impact, le Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver — doivent terminer la saison en jouant au sud de la frontière.

Henry et Brault-Guillard sont d’ailleurs demeurés très vagues quant au retour de l’équipe au pays. « Je ne confirme rien », a lancé Henry. « Je ne sais pas », s’est contenté de dire Brault-Guillard.

Sixième dans l’Est

L’Impact est présentement au sixième rang de l’Association Est (5-6-1). Les 10 équipes au sommet du classement de l’Association Est seront qualifiées pour les séries éliminatoires de la MLS. Les six premières équipes seront automatiquement qualifiées pour la première ronde, alors que les équipes classées de la septième à la dixième place s’affronteront dans une phase à élimination directe.

L’Impact dispute son prochain match, mercredi, contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, au Gillette Stadium, à Foxborough, au Massachusetts. « Faudra voir comment nous avons récupéré, a souligné Henry. Ce sera un match difficile, contre une équipe qui se défend bien. On a pris plusieurs buts ces derniers temps, même si nous avons joué à 10.

« On en marque, mais on a perdu Romell [Quioto]. Ce n’est pas évident. C’est des buts, des passes, c’est un gars qui prend de la profondeur. On va voir comment on va réagir sans lui. »

Quioto purgera sa suspension d’un match pour son carton rouge écopé lors de la dernière sortie du club, dimanche, une défaite de 4-1 contre l’Union de Philadelphie.

À voir en vidéo