Les Penguins croient en leur recette

Justin Schultz, Sidney Crosby et Jake Guentzel
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Justin Schultz, Sidney Crosby et Jake Guentzel

L’acharnement des Penguins de Pittsburgh a fini par porter fruit, leur permettant d’égaler les chances dans leur série de qualification face au Canadien de Montréal en remportant la deuxième rencontre lundi soir.

Menés par Sidney Crosby, qui a inscrit leur premier but lors de chacun des deux matchs jusqu’ici, les Penguins auraient pu se laisser emporter par la frustration. Après tout, Carey Price a multiplié les arrêts spectaculaires et l’avantage numérique a produit un seul but en 12 occasions, dont près de deux minutes de jeu à cinq contre trois.

Les Penguins n’ont toutefois jamais perdu confiance en leurs moyens.

« Tout le monde sait que [Price] est un très bon gardien. Quand vous jouez contre un gardien comme lui, parfois la meilleure chose à faire est d’envoyer beaucoup de rondelles au filet et d’espérer profiter d’un bond chanceux, a affirmé le défenseur des Penguins Kristopher Letang. Notre plan de match ne change pas.

« Nous avons obtenu une tonne de chances, a-t-il ajouté au sujet de l’avantage numérique. Si la rondelle était rentrée une fois ou deux dans l’objectif, nous serions encore plus contents. Nous devons continuer à travailler fort parce que nous semblons avoir une recette qui nous permettra d’avoir du succès. »

La recette dont Letang parle est relativement simple et les joueurs des Penguins la répètent en visioconférence depuis déjà quelques jours. L’ingrédient principal de cette recette est l’agressivité.

Quand ils ont la rondelle, les joueurs des Penguins veulent être agressifs, bombarder Price et foncer au filet. Quand ils n’ont pas la rondelle, ils veulent également être agressifs, dans l’objectif de limiter le temps et l’espace des joueurs du Canadien.

« Notre équipe fait du bon travail de gestion de la rondelle afin d’éviter de s’exposer à leur jeu de transition, ce qui est l’une de leurs forces », a souligné l’entraîneur-chef Mike Sullivan quand il a été invité à commenter les difficultés offensives du Tricolore. Nous sommes aussi patients avec la rondelle. Nous ne faisons pas que la rejeter à l’autre bout pour la leur redonner. Nous les forçons à dépenser leur énergie en passant du temps dans leur territoire, ce qui est l’un des éléments de notre identité d’équipe. »

L’offensive du Canadien a malgré tout pris son erre d’aller en troisième période lundi soir. Le gardien Matt Murray a réalisé quelques arrêts difficiles.

Sullivan avait eu à confirmer que Murray allait obtenir le départ lors de la deuxième rencontre, même s’il n’avait pas mal joué lors du revers en prolongation de samedi. Il n’a pas eu à répondre à une telle question mardi.

« Nous pouvions tous voir qu’il était dans sa bulle dès le début du match, a noté le défenseur Jack Johnson au sujet de Murray. Il a réussi des arrêts importants et il aura un rôle majeur dans nos succès au cours des séries. »

Les étoiles des Penguins — Crosby, Murray et Letang — ont répondu présent jusqu’ici depuis le début de la série. Et même si Evgeni Malkin n’a toujours pas de point au compteur, il est le dernier des soucis de Sullivan.

« Il a généré un nombre significatif de chances de marquer, a-t-il rappelé. Même si la rondelle n’est toujours pas rentrée dans le filet, mon message pour “Geno” est de continuer à travailler de la même manière et de croire que ça va finir par être payant. »

Dans son cas aussi, la recette est donc bonne. Et si Malkin devait commencer à produire, le Canadien pourrait plier l’échine rapidement.

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