Le silence suscite les conjectures chez le Canadien

À la fin de l’entraînement de vendredi, à Brossard, l’entraîneur Claude Julien a parlé un bon moment à ses joueurs.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne À la fin de l’entraînement de vendredi, à Brossard, l’entraîneur Claude Julien a parlé un bon moment à ses joueurs.

La loi du silence imposée par la LNH au sujet des blessures et maladies continue d’alimenter les conjectures au sein des équipes.

L’attaquant Paul Byron était absent à l’entraînement du Canadien de Montréal vendredi, tandis que les attaquants Phillip Danault et Ryan Poehling, les défenseurs Cale Fleury et Victor Mete, ainsi que le gardien Cayden Primeau ont patiné avant le groupe régulier.

En vertu des règles de la LNH pendant les phases 3 et 4 de son plan de relance, les équipes ne peuvent faire d’annonces en ce qui concerne les blessures ou les maladies touchant les joueurs. L’entraîneur-chef Claude Julien a tant que mal tenté d’expliquer la situation.

J’aimerais que vous respectiez le fait que je ne peux rien dire de plus

« [Byron] n’était pas en mesure de s’entraîner avec l’équipe », a dit Julien au sujet du rapide attaquant.

« Il y a des circonstances qui se sont présentées à nous il y a quelques jours et nous avons été forcés d’utiliser ce format-là », a-t-il répondu lorsque questionné sur le groupe de cinq joueurs qui s’est entraîné avant le reste de l’équipe.

Le vestiaire du Canadien a été divisé et les joueurs se préparent maintenant en petits groupes. Le scénario de vendredi suggère que Byron aurait pu avoir subi un contrôle positif à la COVID-19 et que Danault, Poehling, Fleury, Mete, et peut-être aussi Primeau, ont été placés en isolement en attendant d’obtenir un certain nombre de résultats négatifs.

Peut-être aussi que Byron a simplement subi une blessure. Impossible de le savoir. « J’aimerais que vous respectiez le fait que je ne peux rien dire de plus », a noté Julien.

Questionné sur les exercices effectués par le groupe de cinq joueurs sous la supervision du directeur science du sport et des performances, Pierre Allard, et de l’entraîneur des gardiens, Stéphane Waite, l’entraîneur-chef du Tricolore a affirmé que leur charge de travail avait été similaire à celle du groupe régulier.

« Il y a eu des bagarres le long des rampes, a-t-il indiqué. C’est une chose que l’on recherche. Tout ce qui est pour étirer le jeu et le regroupement des joueurs.»

« Ils peuvent continuer à garder le “focus” sur ce que nous recherchons de notre équipe. Il y a aussi le conditionnement. Le premier groupe a pu travailler sur ces deux aspects. »

Tenus à l’écart

D’autres équipes ont aussi organisé des entraînements en petits groupes à travers la LNH depuis le début des camps ou tenu des joueurs à l’écart en les déclarant « pas en mesure de s’entraîner ».

À Calgary, le directeur général des Flames, Brad Treliving, s’est porté à la défense de Johnny Gaudreau, quand certains ont cru qu’il était à l’écart parce qu’il n’était pas suffisamment en forme. À Boston, l’entraîneur-chef de Bruins, Bruce Cassidy, a affirmé que les absences de David Pastrnak et d’Ondrej Kase n’étaient pas liées à des sanctions à la suite de la publication de photos sur les réseaux sociaux qui semblent les montrer sur une patinoire de la région alors qu’ils devaient être en quarantaine à la suite de leur arrivée d’Europe.

Chaque fois, les dirigeants ont seulement nié sans pouvoir offrir d’explications supplémentaires.

Chez le Canadien, les défenseurs Xavier Ouellet et Brett Kulak étaient aussi absents vendredi matin. Kulak n’a toujours pas été aperçu sur la patinoire depuis le retour des joueurs dans la région de Montréal. Ouellet s’est entraîné trois fois la semaine dernière, mais semble absent depuis vendredi dernier.

L’incertitude persiste

Au cours du dernier week-end, le média sportif en ligne The Athletic avait rapporté qu’au moins trois joueurs du Canadien avaient subi des contrôles positifs à la COVID-19. Lundi, The Athletic avait ajusté le tir en disant que deux des trois résultats s’étaient révélés être des faux positifs.

Malgré l’incertitude dans l’entourage du Canadien, Julien a bon espoir de pouvoir arriver avec un groupe en santé dans la bulle torontoise de la LNH le 26 juillet prochain.

« Notre personnel médical et de soutien fait un travail phénoménal, a-t-il insisté. Je ne pense pas qu’il serait possible d’en faire plus. »

Et ce n’est pas ça qui va déranger les joueurs dans leur préparation.

« Il faudra faire avec les joueurs disponibles. Ce sont des circonstances hors de notre contrôle, a rappelé l’attaquant Brendan Gallagher. En tant qu’athlètes, nous sommes conditionnés à nous concentrer sur ce que nous contrôlons. Le reste ne serait qu’un gaspillage d’énergie.»

« Ce ne sont pas des conditions idéales, mais nous voulons en tirer le maximum. Nous sommes quand même de retour sur la glace et heureux de l’être », a-t-il conclu.

 

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