Une adaptation difficile à l’Impact pour Victor Wanyama

Victor Wanyama (à gauche) aura l’occasion de jouer son premier match officiel en MLS jeudi soir.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Victor Wanyama (à gauche) aura l’occasion de jouer son premier match officiel en MLS jeudi soir.

Lorsqu’il a rencontré les journalistes montréalais pour la première fois, le 4 mars, Victor Wanyama avait fait un geste significatif en refusant de se tourner pour montrer son nom et son numéro au dos de son chandail officiel, préférant plutôt pointer le logo de l’équipe du doigt. Une équipe avec laquelle Wanyama a cependant eu peu de temps pour s’acclimater depuis son arrivée au pays.

Le Kényan de 29 ans en a parlé lors d’une vidéoconférence organisée par l’Impact de Montréal mardi.

« Ç’a été vraiment difficile au début, a affirmé le milieu de terrain. Vous arrivez, vous êtes nouveau au sein d’une équipe, vous jouez un match de la Ligue des Champions et, ensuite, la pandémie frappe partout dans le monde. »

« C’est plus difficile mentalement, a-t-il également mentionné. Il vous faut être fort parce que votre famille est éloignée. Vous devez aussi penser à votre famille. Mais les choses sont ce qu’elles sont et nous essayons de faire ce que nous avons à faire. Souhaitons que la situation va se replacer. »

Reprise de la MLS

Avec la reprise des entraînements collectifs au Centre Nutrilait, puis le déplacement de l’équipe vers la ville-pôle d’Orlando, Wanyama a eu plus d’occasions de se mêler aux autres joueurs de l’Impact.

« J’essaie de parler à mes coéquipiers et d’apprendre à les connaître un peu plus. Je passe du temps dans le salon des joueurs et je participe à des activités. J’essaie de me garder occupé. Ce n’est pas facile. »

Si aucune tuile ne tombe sur l’Impact de Montréal, sur lui-même ou sur la ligue d’ici là, Wanyama aura l’occasion de se garder occupé jeudi soir. Il aura alors l’occasion de jouer un premier match officiel en MLS, contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, dans le cadre du tournoi de relance de la ligue.

Dans un concours de circonstances, c’est à cette équipe que l’Impact a versé 150 000 $US en allocation générale pour acquérir les droits sur Wanyama, « un joueur important avec une grande carrière », avait notamment décrit le directeur sportif Olivier Renard en confirmant son embauche.

Je n’ai rien à prouver

 

Renard avait aussi fait allusion à la vaste expérience de Wanyama, estimant qu’elle permettrait de bien encadrer les jeunes joueurs du club et de les aider à progresser.

Riche d’un passé qui inclut des escales en Belgique, en Écosse et en Angleterre, dont les quatre dernières années avec Tottenham dans la Premier League, Wanyama ne sent pas qu’il doit de nouveau faire ses preuves avec sa nouvelle équipe et ne ressent aucune pression additionnelle.

« Je joue au football depuis longtemps. Je comprends mon rôle et sais ce que j’ai à faire. Je n’ai rien à prouver. Je veux seulement aider mon équipe et faire de mon mieux dans chacun de mes matchs. »

Wanyama a également dit avoir de voir l’Impact connaître du succès à court terme.

« Nous avons un bon jeune groupe. Nous comptons sur plusieurs bons joueurs à toutes les positions sur le terrain. Ce n’est qu’une question de temps avant que le déclic se fasse. Nous pourrons en surprendre plusieurs avec les éléments de qualité que nous avons et le plan que notre entraîneur-chef a en place. »

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