Malgré un déficit d’un but et un match à l’étranger, l’Impact garde espoir

L’entraîneur-chef de l’Impact, Thierry Henry
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne L’entraîneur-chef de l’Impact, Thierry Henry

Pour l’Impact de Montréal, le scénario est simple, contrairement à la mission qui l’attend mardi prochain lors du match retour des quarts de finale de la Ligue des Champions de la Concacaf : gagner en marquant deux buts sans en donner un seul à son adversaire, ou l’emporter grâce à un minimum de trois buts. Tout ça, en territoire qui risque d’être plutôt hostile, sur le terrain du CD Olimpia, au Honduras.

Or, l’histoire récente de la formation montréalaise ne laisse entrevoir rien de très encourageant. Si l’on exclut les matchs du Championnat canadien de l’été dernier, l’Impact n’a pas gagné à l’extérieur de Montréal depuis le 8 mai 2019, soit à ses dix dernières tentatives (0-8-2).

De plus, il faut remonter au 3 août pour retrouver la dernière récolte de trois buts de l’Impact sur la route, battu 6-3, cependant, au Colorado.

Pour Thierry Henry, il s’agit de détails qui n’ont probablement que très peu d’importance, lui qui est encore au stade des découvertes avec les joueurs qu’il a sous la main.

« Ça ne fait que cinq matchs que l’on est ensemble, qu’on joue. Ce n’est pas évident », a rappelé l’entraîneur-chef de l’Impact après le revers de 2-1 de son équipe lors du match aller, mardi, au Stade olympique.

Après une première mi-temps où elle a passé le ballon sans rien faire d’autre, la formation montréalaise s’est montrée beaucoup plus incisive en deuxième moitié de partie, envoyant 16 ballons vers le filet adverse. À l’exception du but de Saphir Taïder, à la 47e minute de jeu, grâce à un tir percutant d’une bonne trentaine de mètres, seulement deux autres ballons se sont rendus jusqu’au gardien Alex Güity.

Toutefois, on ne peut certainement pas accuser l’équipe d’un manque d’effort.

« Il faut essayer de continuer, d’avancer, de jouer encore plus comme ça, beaucoup plus longtemps, a mentionné Henry. En deuxième mi-temps, on a essayé de revenir, on s’est créé des occasions, largement plus qu’eux, des occasions vraiment claires. Mais on n’a pas pu les mettre au fond. Encore une fois, on est en train d’avancer, d’essayer d’être meilleurs. »

Les joueurs de l’Impact auront maintenant une semaine entière pour essayer de bâtir sur cette deuxième mi-temps et réaliser un petit miracle au Stade olympique métropolitain, à San Pedro de Sula.

D’ailleurs, selon Samuel Piette et Joel Waterman, rien n’est impossible, justement en raison de la performance de l’équipe en deuxième mi-temps à Montréal.

« Rien n’est joué, rien n’est terminé. Il reste un match retour, 90 minutes, a rappelé Piette. Oui, c’est notre première défaite en 2020, mais on a terminé le match comme on le voulait et je pense qu’on a lancé le message à Olimpia que l’on n’a rien abandonné et qu’on va leur faire la vie dure là-bas. »

« Je suis fier de la façon dont les joueurs sont entrés dans le match en deuxième demie, a ajouté Waterman. Saphir a marqué un superbe but et ça nous a donné un regain d’envie. Nous voulons aller au Honduras et gagner. Notre niveau de confiance est élevé. »

L’intervalle d’une semaine entre les deux matchs contre le CD Olimpia pourrait aussi aider l’Impact à bonifier sa formation sur le plan offensif.

Bojan a manqué un deuxième match consécutif à cause d’une blessure musculaire et peut-être aura-t-il eu le temps de guérir. On attend toujours la rentrée d’Emanuel Maciel, acquis le 11 février dernier au lendemain du départ d’Ignacio Piatti.

Par ailleurs, le match de mardi permettra peut-être à Henry de compter sur Orji Okwonkwo pendant 90 minutes, ce qui serait une première en 2020.

Dépêché sur le terrain dès le début de la deuxième mi-temps, alors que l’Impact devait rattraper un retard de deux buts, Okwonkwo a été très visible et au coeur de plusieurs des incursions en zone hondurienne. Samedi dernier à Dallas, son entrée en scène à la 58e minute avait aussi servi d’étincelle à l’Impact.

« C’est un joueur que tu sais qu’il va aller chercher la profondeur, qu’il va aller chercher les [duels à] un contre un, a décrit Piette. Il est très puissant, très rapide. C’est un joueur qui amène un profil différent sur le terrain. »