Ferrari: ce pourrait bien être une année décisive pour Sebastian Vettel

Sebastian Vettel devra ajouter quelques victoires à un total de 53, s’il veut un nouveau contrat avec l’équipe.
Photo: Paul Daly La Presse canadienne Sebastian Vettel devra ajouter quelques victoires à un total de 53, s’il veut un nouveau contrat avec l’équipe.

Quadruple champion de Formule 1, Sebastian Vettel a promis de tirer les leçons de l’an dernier et de revenir plus fort, cette saison. Après avoir déçu en obtenant le cinquième rang du classement général — 173 points derrière le champion, Lewis Hamilton — la fierté de Vettel a été mise à mal.

D’autant plus que son jeune coéquipier, Charles Leclerc, a terminé quatrième à sa première saison avec Ferrari et seulement sa deuxième en F1.

« Il y a des choses que je peux faire mieux, a dit Vettel. Ce sont toujours des détails, de petits ajustements, rien de majeur. Je n’ai pas besoin de conduire différemment ; je sais comment conduire. »

L’Allemand a dit à peu près la même chose l’année dernière, et l’année précédente. Après avoir perdu des avances au classement général en 2017 et 2018, alors qu’il était en quête d’un cinquième titre mondial. C’est Lewis Hamilton qui a eu le dernier mot, lors des deux saisons.

Hamilton est sur la bonne voie pour égaler le record de Michael Schumacher avec sept titres. Lorsque Vettel a remporté son quatrième championnat des pilotes en 2013, Hamilton en comptait un seul, et la plupart des observateurs voyaient davantage Vettel défier la marque de Schumacher.

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C’est le nombre de Grands Prix qu’a remportés Vettel depuis le début de la saison 2014, contre 62 pour Hamilton.

Mais depuis qu’il a remporté 13 courses en 2013 — année où Hamilton a gagné une seule fois, avec Mercedes — Vettel n’a gagné que 14 courses, contre 62 pour Hamilton.

Le coup d’envoi de la saison aura lieu au Grand Prix d’Australie, cette semaine.

Les occasions de Vettel d’ajouter à son baluchon ont été bousillées par des erreurs rares pour un pilote de son expérience, en particulier parce qu’il n’était pas sous pression.

Un crash à partir de la pole position à Singapour en 2017 et une collision dans les barrières lors d’un GP d’Allemagne disputé sous la pluie, en 2018. En 2019, il a perdu le contrôle de son bolide à Bahreïn et à Monza ; en Grande-Bretagne, il est entré en collision avec la Red Bull de Max Verstappen.

« Je suis assez honnête pour admettre que j’aurais dû faire mieux », a dit Vettel.

L’année dernière, il a été devancé par Leclerc, qui a brillé avec 8 podiums en 10 courses, en milieu de saison.

Victorieux à Monza, Leclerc a savamment tenu Hamilton à l’écart, procurant à Ferrari une première victoire depuis 2010 à son domicile spirituel.

Leclerc a mieux fait en qualifications et la seule course gagnée par Vettel — de nuit par un temps humide, à Singapour — a reflété une décision stratégique qui a fait passer Leclerc de la première à la deuxième place.

Au GP de Russie à Sotchi, Vettel n’a pas laissé Leclerc le dépasser malgré un accord d’équipe.

La lutte entre un vétéran frustré et un jeune surdoué a culminé avec une vilaine collision au GP du Brésil, en novembre.

Il s’agit de la dernière année du contrat de Vettel avec Ferrari. Ça promet d’être une année décisive pour Vettel, qui devra probablement ajouter quelques victoires à un total de 53, s’il veut un nouveau contrat avec l’équipe.