Pluie d’hommages pour une légende

Le Canadien de Montréal a rendu hommage à Henri Richard lors des célébrations du centenaire de l'équipe.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le Canadien de Montréal a rendu hommage à Henri Richard lors des célébrations du centenaire de l'équipe.

Les hommages célébrant la vie et la carrière légendaire de l’ancien hockeyeur Henri Richard ont déferlé vendredi, après l’annonce de son décès survenu dans la nuit. Il avait 84 ans.

Le Canadien de Montréal a d’abord confirmé la triste nouvelle via son compte Twitter, offrant ses condoléances à la famille de leur ancien ambassadeur.

L’illustre numéro 16, petit frère du tout aussi connu Maurice Richard, a remporté un nombre record de 11 Coupes Stanley au cours de sa longue carrière. Celle-ci a duré 20 saisons, toutes jouées à Montréal. Richard détient aussi le record pour le plus grand nombre de matchs disputés dans l’uniforme du Tricolore en saison ordinaire, soit 1256.

« Henri Richard a été un grand joueur de hockey et un grand ambassadeur pour le club de hockey Canadien, a réagi le propriétaire et président de l’équipe, Geoff Molson. Son décès est une grande perte pour tous. »

« Henri Richard était l’un des géants du sport. L’entièreté de la famille de la LNH fait le deuil de cet incomparable gagnant, leader, gentilhomme et ambassadeur de notre sport et du Canadien de Montréal », a souligné de son côté le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman.

Des coéquipiers attristés

« Je n’ai que de bons mots pour Henri », a raconté Serge Savard, qui a joué aux côtés du numéro 16 pendant huit saisons. Celui qui a été un coéquipier, mais surtout « un ami » était un homme de peu de mots, a-t-il confié, « mais il prêchait par l’exemple ». « C’est pour cette raison que nous l’avions élu capitaine. Bien sûr, il a connu comme tout le monde de mauvais matchs, mais ce n’était jamais par manque d’effort ou de travail. »

Henri Richard a été capitaine du Canadien de Montréal de 1971 à 1975, après le règne de Jean Béliveau. « Bien qu’il ait joué dans l’ombre de son frère et des grandes vedettes qui ont marqué son passage chez le Canadien — qui sont toutes au Temple de la renommée, soit dit en passant — il a trouvé le moyen de laisser sa marque », a ajouté Serge Savard.

Yvan Cournoyer, qui a aussi évolué avec Richard, s’est souvenu de sa prestance. Sur les ondes de RDS, il a raconté avoir subi un choc lorsqu’il a appris sa disparition. « Même si on savait qu’il n’allait pas bien. » Henri Richard souffrait de la maladie d’Alzheimer depuis quelques années.

« Henri avait une détermination que peu de joueurs avaient. Lui et Jean Béliveau m’ont montré comment gagner », a témoigné M. Cournoyer. Lorsque je suis arrivé, je n’avais que 20 ans et Jean était le capitaine. Henri allait lui succéder. C’est grâce à eux si j’ai gagné la Coupe Stanley 10 fois. »

« Ç’a été mon coéquipier une dizaine d’années, mais mon ami pour le reste de sa vie, a-t-il ajouté.

Le premier ministre François Legault a tenu à offrir ses condoléances aux proches de Henri Richard, « notre capitaine, notre légende ». « Je garde des souvenirs merveilleux du #16 qui a gagné 11 Coupes Stanley ! Merci Pocket Rocket », a-t-il écrit sur Twitter.

Avec Le Devoir