L’Impact sera privé de son capitaine pendant au moins deux mois

Jukka Raitala s’est blessé dès la cinquième minute de jeu du match retour de mercredi contre le Deportivo Saprissa au Stade olympique.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Jukka Raitala s’est blessé dès la cinquième minute de jeu du match retour de mercredi contre le Deportivo Saprissa au Stade olympique.

Lorsqu’il a été invité à expliquer le choix de Jukka Raitala à titre de capitaine de l’Impact de Montréal, Thierry Henry avait évité d’entrer dans les détails et d’énumérer les qualités justifiant une telle nomination. Aujourd’hui, on peut présumer que le Finlandais possède du courage et de la résilience. Il en faut quand on joue pendant environ 40 minutes avec une fracture à un os d’une jambe.

La liste des éclopés de la formation montréalaise s’est allongée un peu plus, vendredi, lorsqu’elle a annoncé que le défenseur central avait subi une fracture du péroné droit qui le tiendra à l’écart du jeu pour une période de 8 à 12 semaines.

Son absence s’ajoute à celle d’un autre défenseur, Rudy Camacho, à l’écart de la compétition pendant au moins trois autres semaines. Le Français s’est blessé à un genou à la 17e minute du match aller à San José, la semaine dernière.

« Oui, mauvaise nouvelle, a reconnu l’entraîneur-chef de l’Impact lors de sa mêlée de presse au Centre Nutrilait. Ça fait un petit moment qu’on a des trucs comme ça qui nous arrivent. Nous avons perdu Rudy, tu perds Jukka, en préparation aussi nous avons perdu pas mal de mecs sur blessures. Il faut s’adapter avec ce qu’on a et se battre avec nos armes, comme je l’ai dit depuis que je suis arrivé ici. »

Raitala s’est blessé dès la cinquième minute de jeu du match retour de mercredi contre le Deportivo Saprissa au Stade olympique, en tentant de freiner une action adverse non loin du filet de Clément Diop.

Après être demeuré au sol pendant plusieurs minutes, Raitala est resté sur le terrain et a complété la première demie. Au début de la seconde mi-temps, il a cédé sa place à Joel Waterman.

« Ça arrive souvent. Sur le moment, je le voyais boiter, je lui ai demandé à maintes reprises si ça allait, il a voulu continuer. Et puis après, quand ça se refroidit en général à la mi-temps, c’est plus difficile de ressortir, et il n’a pas pu ressortir. »

Lui-même membre de la brigade défensive, Zachary Brault-Guillard s’est montré impressionné par l’effort qu’a fourni Raitala dans pareilles circonstances.

« Ça prouve qu’il a de la ressource mentale. Surtout avec de l’adrénaline, on ne ressent pas forcément la douleur. C’est après, à la mi-temps, qu’on la ressent. Il a tenu le coup, il a prouvé amplement qu’il mérite son poste de capitaine. »

Les blessures à Camacho et à Raitala sont d’autant plus coûteuses que la formation montréalaise a déployé cinq défenseurs lors de ses deux rencontres de la Ligue des champions. De plus, elle sera de retour sur le terrain dès samedi après-midi, au Stade olympique, pour son match d’ouverture en MLS contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

Or, si Henry reste avec un groupe de cinq défenseurs, il faut prévoir que Waterman et Luis Binks seront dépêchés au sein du XI partant, auprès du vétéran Rod Fanni, Jorge Corrales et Brault-Guillard.

Waterman a été employé comme remplaçant lors de chacun des deux matchs contre Saprissa, chaque fois en relève aux éclopés. Binks a subi son baptême de feu avec l’Impact mercredi lors du duel retour.

Binks, un Britannique de seulement 18 ans, semble prêt pour le défi. Il sait qu’il peut montrer à Henry et au directeur sportif Olivier Renard de quel bois il se chauffe.

« C’est une belle opportunité d’aller sur le terrain et de faire ma place avec l’équipe. Mais c’est quelque chose qui va se réaliser à force de bien jouer et de bien m’entraîner », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, l’Impact a confirmé qu’il disputera le match aller des quarts de finale de la Ligue des champions de la Concacaf le 10 mars, au Stade olympique, contre le CD Olimpia. Le match retour aura lieu le 17 mars, à l’Estadio Olimpico Metropolitano à San Pedro Sula, au Honduras.