Impact: les prévisions des experts sont peu optimistes pour la saison 2020

La formation montréalaise est perçue, d’abord et avant tout, comme une équipe en reconstruction.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne La formation montréalaise est perçue, d’abord et avant tout, comme une équipe en reconstruction.

Les amateurs de soccer du Québec qui souhaitent que l’Impact de Montréal mette fin à une disette de trois saisons sans une participation aux éliminatoires en 2020 ont tout intérêt à ne pas lire les analyses publiées au cours des derniers jours sur le site officiel de la MLS. Ils n’y trouveront rien de bien réjouissant.

À quelques heures du coup d’envoi de la 25e saison de la MLS — et de la neuvième de l’Impact dans la plus prestigieuse ligue de soccer professionnel en Amérique du Nord — la formation montréalaise est perçue, d’abord et avant tout, comme une équipe en reconstruction, riche en points d’interrogation et destinée une fois de plus pour des vacances hâtives.

Certains observateurs voient même l’Inter Miami CF, l’une des deux équipes d’expansion, terminer devant l’Impact au classement de la section Est.

Sur le plan des joueurs, les perspectives ne sont pas nécessairement plus roses. Une liste des 50 meilleurs joueurs de la MLS ne compte qu’un seul porte-couleurs de l’Impact, soit Saphir Taïder, au 41e rang. Par ailleurs, un contributeur régulier de la MLS ne voit aucun représentant de l’Impact mériter l’un des trophées individuels, ni même comme candidat potentiel.

Invités à commenter ces analyses peu optimistes, Thierry Henry, Zachary Brault-Guillard et Shamit Shome ne s’en sont nullement formalisés.

« Ça fait trois ans qu’on ne fait pas les playoffs et on n’a pas ajouté autant que ça. Donc, voilà la situation. Il va falloir se battre, comme on l’a fait contre Saprissa. Personne ne pensait qu’on allait passer, on est passés avec nos moyens, avec nos armes. Si le match de samedi, en l’occurrence, nous permet de jouer d’une façon différente, on jouera d’une façon différente, mais on s’adapte. On s’adapte tous les jours, on essaie d’avancer, encore une fois je le répète, avec nos moyens », a noté Henry.

Du potentiel

Brault-Guillard et Shome ont aussi relevé la qualification de l’Impact pour les quarts de finale de la Ligue des Champions de la Concacaf comme démonstration du potentiel de l’équipe montréalaise.

« Personnellement, je n’y prête pas attention, a rétorqué Brault-Guillard. Ça peut dépendre de chacun. Nous avons fait de bons matchs l’année dernière, mais nous avons eu des hauts et des bas et je pense que cette année nous avons de belles choses à faire. Nous avons prouvé contre Saprissa, contre une très belle équipe de football, que nous avions les ressources mentales, défensives et combatives sur le terrain pour nous qualifier. »

« Quand je lis des choses du genre, ça ne me dérange pas trop, a renchéri Shome. Ils ont leur opinion et ils peuvent penser ce qu’ils veulent, mais ils ne nous voient pas jour après jour à l’entraînement et la façon dont nous travaillons. Ce qui importe, ce n’est pas ce que les autres disent de nous, c’est ce que nous faisons sur le terrain. Beaucoup de gens ne nous donnaient aucune chance contre Saprissa et nous avons atteint la ronde suivante. Ils vont dire la même chose en MLS, mais ce n’est qu’une source de motivation additionnelle pour faire mentir tout le monde et réaliser quelque chose de spécial. »

En vue de son match d’ouverture contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, samedi après-midi, l’Impact espère pouvoir compter sur le retour d’Orji Okwonkwo, inactif depuis sa blessure à un muscle fessier lors du match aller contre Saprissa. Henry n’a cependant rien confirmé à ce sujet, pas plus que le nom de son gardien.

Du côté des visiteurs, tout indique qu’ils devront se passer de Carlos Gil, leur meilleur attaquant, blessé à un pied.