Le Canadien freiné dans son élan

Pierre-Luc Dubois (à gauche) a marqué deux buts et obtenu une aide contre le Tricolore.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Pierre-Luc Dubois (à gauche) a marqué deux buts et obtenu une aide contre le Tricolore.

La marge d’erreur du Canadien pour revenir dans le portrait des séries a continué à diminuer, dimanche après-midi au Centre Bell. Pierre-Luc Dubois a amassé deux buts et une aide et les Blue Jackets de Columbus ont réussi à freiner l’élan de la formation montréalaise, s’imposant 4-3. Le Canadien espérait continuer à s’approcher d’une place en séries en battant une équipe qui le devance au classement, un jour après avoir fait le coup aux Panthers de la Floride. Les Blue Jackets ont toutefois fait preuve d’opportunisme, tout en étouffant l’offensive du Tricolore pendant de longs moments.

« À partir de la deuxième moitié de la première période, [les Blue Jackets] ont commencé à gagner les bagarres le long de la rampe, puis ils ont marqué le premier but, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous n’avons pas joué un mauvais match, mais nous avons commis quelques erreurs qui ont été coûteuses. » Le Canadien a finalement profité de ses chances tard en troisième période, mais le mal était déjà fait. Il est donc toujours coincé au 11e rang de l’Association de l’Est, à huit points d’une place en séries éliminatoires avec 28 matchs à disputer.

Tomas Tatar a accumulé un but et une aide, tandis que Max Domi et Shea Weber ont touché la cible pour le Canadien (24-23-7), qui avait gagné ses deux matchs précédents. Carey Price a accordé trois buts sur 26 lancers. Vladislav Gavrikov et Gustav Nyquist, dans un filet désert, ont été les autres buteurs des Blue Jackets (28-16-9), qui ont récolté au moins un point dans un huitième match de suite (7-0-1). Elvis Merzlikins a bloqué 27 lancers.

Le Canadien a connu un bon début de match, mais s’est buté à Merzlikins. Le Letton a frustré Domi, puis Nick Cousins sur des occasions de l’enclave. Gavrikov a ensuite ouvert la marque après 12:45 de jeu, surprenant Price du côté rapproché.

Le Tricolore a cru pendant un instant avoir créé l’égalité après environ 30 secondes de jeu en deuxième période. Cependant, le tir de Tatar dévié par Brendan Gallagher a atteint le poteau sans jamais franchir la ligne des buts.

Les Blue Jackets ont continué à faire preuve d’opportunisme, creusant l’écart sur leur seul lancer des huit premières minutes du deuxième vingt. Dubois s’est échappé et a déjoué Price du revers à 3:31. Fautif dans sa couverture sur le but de Dubois, Tatar s’est racheté à 9:18, profitant d’un revirement provoqué par Nick Suzuki pour déjouer Merzlikins d’un tir des poignets précis du côté de la mitaine. Il s’agissait pour Tatar d’un 20e but cette saison.

Dubois est revenu à la charge avec 2:08 à faire à la deuxième période. Cette fois, il a marqué en battant Price de vitesse en contournant le filet. Nyquist a marqué dans un filet désert avec 1:53 à écouler, mais Weber a fait renaître l’espoir 52 secondes plus tard grâce à un lancer sur réception qui s’est faufilé entre les jambières de Merzlikins.

Les Blue Jackets ont finalement eu le dernier mot. Le Canadien jouera son prochain match mardi, quand il rendra visite aux Devils du New Jersey.

Ben Chiarot a donné crédit aux Blue Jackets, qui ont réussi à neutraliser le Canadien : « Ils ont joué du hockey hermétique dans leur zone et ils travaillent en unité de cinq. Ils ont toujours un joueur en appui en zone neutre et ils trouvent les ouvertures. C’est une équipe difficile à affronter. Ils ont fait du bon travail. »

Shea Weber a insisté pour dire que personne n’avait abandonné chez le Canadien malgré l’écart de 3-1 après deux périodes : « Si vous regardez dans la ligue, plusieurs équipes réussissent des remontées de deux ou trois buts en une période. C’est ce dont nous parlions dans le vestiaire après la deuxième période. Il faut y croire. Si vous n’y croyez pas, ça ne va jamais arriver. Nous n’y sommes pas parvenus cette fois-ci, mais tout le monde croyait que c’était possible. »


Il faut y croire. Si vous n’y croyez pas, ça ne va jamais arriver. Nous n’y sommes pas parvenus cette fois-ci, mais tout le monde croyait que c’était possible.