L’Agence mondiale antidopage révoque de nouveau l’accréditation du labo russe

Le laboratoire a perdu son accréditation qui lui permettait d’effectuer la plupart des tests antidopage en 2015, lorsque des rumeurs ont commencé à circuler sur ses tentatives de contourner les règlements antidopage.
Photo: Alexander Nemenov / Agence France-Presse Le laboratoire a perdu son accréditation qui lui permettait d’effectuer la plupart des tests antidopage en 2015, lorsque des rumeurs ont commencé à circuler sur ses tentatives de contourner les règlements antidopage.

L’Agence mondiale antidopage a de nouveau révoqué l’accréditation du laboratoire antidopage de Moscou, mercredi.

Cette sanction a été annoncée après que l’AMA eut annoncé le mois dernier que le laboratoire avait volontairement manipulé ses bases de données dans l’espoir d’étouffer des cas de dopage d’athlètes russes et de discréditer des témoins de l’AMA.

Le laboratoire a perdu son accréditation qui lui permettait d’effectuer la plupart des tests antidopage en 2015, lorsque des rumeurs ont commencé à circuler sur ses tentatives de contourner les règlements antidopage. Il a cependant pu reprendre provisoirement ses tests antidopage sanguins à compter de mai 2016.

Les informations fournies à l’AMA l’an dernier ont démontré que le laboratoire de Moscou a transmis 3539 échantillons prélevés entre 2016 et 2018, dont ceux de certains joueurs de tennis étrangers. C’était une fraction de toutes ses activités précédentes.

Les travaux du laboratoire portaient essentiellement sur le fameux « passeport biologique », un programme qui analyse des échantillons sanguins dans l’espoir de repérer les effets des substances dopantes, et non les substances dopantes elles-mêmes. L’AMA a souligné que cette analyse serait difficile à imiter.

« Il est pratiquement impossible pour un laboratoire de modifier les variables sanguines des échantillons en raison de la nature de l’équipement analytique et des principes [du passeport biologique] en place », a expliqué l’AMA mercredi.

L’AMA a souligné que cette sanction avait été approuvée par son nouveau président, Witold Banka, mardi. Entre-temps, le laboratoire pourra analyser tous les échantillons qu’il recevra, mais il devra ensuite les transférer à d’autres laboratoires.

Certaines substances dopantes peuvent être repérées dans des échantillons sanguins, mais la qualité du sang se détériore vite et donc les échantillons doivent être acheminés rapidement au laboratoire. En l’absence d’une accréditation à Moscou, il pourrait devenir très difficile d’effectuer des tests antidopage sanguins dans des zones éloignées.