Les joueurs des Knights tournent difficilement la page sur le départ de Gallant

L’entraîneur-chef des Golden Knights, Gerard Gallant, était fort apprécié de ses joueurs.
Photo: Ethan Miller Getty Images via Agence France-Presse L’entraîneur-chef des Golden Knights, Gerard Gallant, était fort apprécié de ses joueurs.

Les joueurs des Golden Knights de Vegas se remettent tranquillement de l’onde de choc ressentie mercredi matin, quand ils ont appris que l’entraîneur-chef Gerard Gallant avait été congédié et qu’il était remplacé par Peter DeBoer.

Gallant était très apprécié de ses joueurs. Peut-être trop aux yeux de certains. Le directeur général, Brad McCrimmon, s’est contenté de dire qu’il avait suivi son instinct pour justifier la décision, qui était encore difficile à digérer deux jours plus tard pour certains joueurs.

« [Gallant] m’a donné une chance en Floride, il m’a donné une chance ici. Il est probablement la raison pour laquelle je joue dans la LNH en ce moment », a dit l’attaquant Jonathan Marchessault.

« Autant de l’extérieur que pour nous à l’intérieur, c’est difficile à expliquer. Nous ne savons pas vraiment ce qui s’est passé. Tout le monde du hockey a été sous le choc. C’est pareil pour nous. Je n’aurai jamais une chose de mal à dire sur Gerard », a-t-il ajouté.

Question d’ajouter à l’étrangeté de la situation, le remplaçant de Gallant, DeBoer, dirigeait les rivaux des Golden Knights jusqu’au mois dernier, quand il a été congédié par les Sharks de San Jose. Peut-être soucieux d’enterrer la hache de guerre, les joueurs ont remis la rondelle du match à DeBoer après avoir vaincu les Sénateurs d’Ottawa 4-2, jeudi, lors de son premier match derrière le banc de l’équipe du Nevada.

« Je sais à quel point la semaine a été dure pour eux et à quel point ils appréciaient l’ancien entraîneur. J’ai trouvé que c’était un beau geste de leur part », a mentionné DeBoer.

DeBoer a dirigé un premier entraînement avec les Golden Knights vendredi. Il espère aider sa troupe à jouer avec plus de constance, à retrouver ce qui a fait son succès au cours de leurs deux saisons et demie sous les ordres de Gallant.

« Il y a des petites choses qu’il veut changer et améliorer, mais le message est qu’il aime notre manière de jouer, notre rapidité et notre intensité à chaque match », a indiqué le gardien Marc-André Fleury.

Avant les matchs de vendredi, les Golden Knights étaient en possession du premier des deux laissez-passer supplémentaires donnant accès aux séries dans l’Association de l’Ouest. Ils se retrouvaient aussi à un seul point des Flames de Calgary et du premier rang de la section Pacifique.

Des retrouvailles pour Pacioretty

Max Pacioretty avait admis qu’il appréciait le fait de retrouver Gallant chez les Golden Knights quand il a été échangé par le Canadien de Montréal en septembre 2018. Après avoir effectué un premier retour à Montréal l’hiver dernier en compagnie de Gallant, qui a été entraîneur adjoint chez le Tricolore pendant deux saisons, Pacioretty est le seul ancien membre du Canadien à être de retour en ville.

« C’est moins spécial cette fois-ci. La poussière est retombée », a rappelé Pacioretty, qui a disputé 626 matchs en 10 saisons avec le Canadien.

Les Golden Knights sont arrivés d’Ottawa tard jeudi. Pacioretty a admis ne pas s’ennuyer de l’hiver montréalais. Il était toutefois heureux de pouvoir profiter d’une soirée en ville avant le duel de samedi, au Centre Bell. Il devait aller souper avec des amis et un coéquipier.

Ses voisins dans le vestiaire des visiteurs du Centre Bell étaient moins heureux que Pacioretty d’être à Montréal. Pacioretty était entouré de nombreux caméramans et journalistes après l’entraînement vendredi.

« Vous êtes plus nombreux que ce que nous voyons pendant toute une semaine à Vegas ! Je ne dis pas que c’est mieux ou pire, mais c’est différent », a insisté Pacioretty.

« J’ai beaucoup appris ici, a-t-il ajouté un peu plus tard. Si vous pouvez garder votre tête sur vos épaules à Montréal, vous allez pouvoir faire la même chose partout ailleurs. Les joueurs disent souvent “jamais trop haut, jamais trop bas”, mais quand vous connaissez une séquence difficile à Vegas, c’est beaucoup moins tragique. Autant au sein de l’organisation que dans le public, les réactions démesurées sont plus rares. Mon expérience me permet de me concentrer sur ce que je contrôle. Je me présente à l’aréna et je travaille fort. Et quand je rentre chez moi, il y a quatre enfants qui m’attendent, donc même si je voulais continuer de me tracasser avec le hockey, je n’aurais pas le temps de le faire ! »