Denis Shapovalov est heureux et confiant en l’avenir

Denis Shapovalov a battu le Serbe Filip Krajinovic en deux manches identiques de 6-4, dimanche en finale de l'Omnium de tennis de Stockholm.
Photo: Henrik Montgomery Associated Press Denis Shapovalov a battu le Serbe Filip Krajinovic en deux manches identiques de 6-4, dimanche en finale de l'Omnium de tennis de Stockholm.

Le Canadien a remporté dimanche le premier titre ATP de sa carrière.

Gagner l’omnium de tennis de Stockholm n’a certes pas la même importance que la conquête d’un tournoi du Grand Chelem, mais ça n’empêchait pas Denis Shapovalov, lundi, de continuer de ressentir une grande satisfaction au lendemain du premier triomphe de sa carrière sur le circuit de l’ATP. D’autant qu’il est survenu à une période de l’année qui s’annonce fébrile pour le jeune Ontarien, avec des événements de prestige au calendrier au cours des prochaines semaines.

Avant de vaincre le Serbe Filip Krajinovic en deux manches, Shapovalov n’avait encore jamais participé à une finale d’un tournoi de l’ATP, malgré sept présences en demi-finales. Pour cette raison, il ne savait pas trop à quoi s’attendre de lui-même sur le terrain.

Or, le résultat l’a enchanté, et pas seulement au tableau indicateur.

« Le simple fait d’être sur le court en finale était extraordinaire », a déclaré Shapovalov lors d’une conférence téléphonique lundi midi.

Le simple fait d’être sur le court en finale était extraordinaire

« Parce que je n’avais jamais été plus loin que des demi-finales, je ne savais pas ce que j’allais ressentir à l’idée de participer à une première finale depuis un certain temps, et à une première finale de l’ATP. J’ai approché le tout avec excitation et, en toute honnêteté, je n’étais pas nerveux du tout. Je suis heureux d’avoir eu cette attitude et je pense que ça va accroître ma confiance en l’avenir sachant que j’ai déjà un titre à mon actif. En outre, je sais que je pourrai jouer de façon plus détendue et être prêt et emballé par ce genre de matchs. »

Shapovalov présente un dossier de 31-24 cette année au circuit de l’ATP. Après avoir gagné sa place dans le top 20 grâce à une présence en demi-finales du tournoi de Miami, fin mars, il a connu un passage à vide pendant l’été, subissant notamment l’élimination dès le premier tour à Roland-Garros et à Wimbledon. Son triomphe à Stockholm lui a permis de gravir sept échelons et passer du 34e au 27e rang au classement mondial, lundi.

Après une semaine productive en Suède, Shapovalov a parlé comme un joueur qui a gravi un nouvel échelon dans sa carrière.

« Depuis Montréal, je joue avec une énergie différente. J’ai l’impression d’avoir retrouvé cette étincelle en moi et j’ai joué du très bon tennis, entre autres pendant la tournée asiatique. Il y a eu un peu de malchance ici et là, comme le fait d’affronter Novak Djokovic tôt dans un tournoi ou ma défaite contre [David] Goffin en deux bris d’égalité. Malgré cela, j’avais l’impression que le niveau de mon jeu était au bon endroit la semaine dernière. Mes services étaient bons et je me déplaçais bien », a-t-il analysé.

Coupe Davis

Peu de temps avant que Shapovalov ne livre ses états d’âme, Tennis Canada avait annoncé qu’il avait été sélectionné au sein de l’équipe dans le cadre des Finales de la Coupe Davis qui se dérouleront du 18 au 24 novembre à Madrid, en Espagne.

L’équipe sera complétée par le Québécois Félix Auger-Aliassime, l’Ontarien Milos Raonic et le Britanno-Colombien Vasek Pospisil.

« Je crois que nous avons une très forte équipe, autant en simple qu’en double. Nous pouvons tous nous tirer d’affaire dans l’une ou l’autre de ces disciplines, et je pense que nous avons une bonne occasion d’aller loin et de finir parmi les meilleures équipes », estime l’Ontarien de 20 ans, qui en sera à sa septième présence en Coupe Davis.

C’est la première fois cette année que la Coupe Davis se déroule selon la formule d’un tournoi à la ronde. Les 18 pays qualifiés ont été répartis au sein de six groupes. Le Canada figure dans le groupe F, avec les États-Unis et l’Italie.

Shapovalov avoue ne pas trop savoir à quoi s’attendre. « C’est difficile de donner une opinion. Je n’ai pas joué dans un format comme celui-là depuis la Coupe Davis junior. Ça s’était bien passé, mais évidemment, le niveau est différent avec des matchs plus difficiles tous les jours. »