Une saison excitante en vue pour la NBA

Toute la planète NBA brûle de voir Kawhi Leonard et Paul George, arrivés en force chez les Clippers, défier LeBron James et Anthony Davis, recrue phare des Lakers (en photo).
Photo: Sean M. Haffey / Getty Images / AFP Toute la planète NBA brûle de voir Kawhi Leonard et Paul George, arrivés en force chez les Clippers, défier LeBron James et Anthony Davis, recrue phare des Lakers (en photo).

Clippers, Lakers, Bucks, Rockets, Warriors, Nuggets, Sixers, Nets… Les prétendants au trône NBA auront rarement été si nombreux à l’orée de la nouvelle saison qui débute mardi, conséquence d’une intersaison marquée par des échanges retentissants ayant permis à nombre de franchises de se renforcer.

Seulement trois équipes ont disputé les cinq dernières finales du championnat de basket le plus relevé du monde : Toronto, Golden State et Cleveland. Avec à chaque fois presque la même distribution : Stephen Curry, LeBron James, Kevin Durant, Klay Thompson, Kyrie Irving…

En juin prochain, l’épilogue de cette 71e saison qui s’ouvre pourrait marquer le début d’une nouvelle ère, tant les cartes semblent avoir été rebattues.

À commencer à Los Angeles où une vraie rivalité est en train de naître. Toute la planète NBA brûle de voir Kawhi Leonard et Paul George, arrivés en force chez les Clippers, défier LeBron James et Anthony Davis, recrue phare des Lakers.

Trois superstars qui s’ajoutent à la présence d’un « King » revanchard, après avoir manqué les séries éliminatoires pour la première fois depuis 2005, et revoilà la mégalopole californienne parmi les grands favoris pour le titre, non pas avec une mais deux équipes.

« Je ne suis pas en mode parlotte », a prévenu James, bien décidé à 35 ans à jouer une dixième finale pour empocher un quatrième titre (2 avec Miami, 1 avec Cleveland).

Nouvelle ère

Sur son chemin se dresseront des Clippers qui rêvent enfin d’exister et s’en sont donné les moyens. Autour de ses deux All-Stars, Doc Rivers a une équipe de guerriers (Harrel, Williams, Beverley…) qui a arraché les séries éliminatoires lors du dernier exercice.

La concurrence sera aussi texane, puisque Houston a fait le pari de recruter Russell Westbrook pour aider James Harden à ramener un titre aux Rockets, en disette depuis 1995. Deux MVP (2017 et 2018) mangeurs de ballons et obsessionnels du tirs suffiront-ils ?

Harden en est persuadé : « Quand on est aussi bon au basket, on rentre sur le terrain et on met les paniers. C’est ce qui va se passer, ça va être facile », a promis le barbu aux 36,1 points de moyenne la saison passée.

Plus à l’ouest, Golden State, triple champion 2015-2017/2018, a vu sa suprématie vaciller en juin. Contre toute attente, les Warriors ont échoué à réussir le « three peat » (trois sacres consécutifs), Toronto ayant fait du Nord le nouveau royaume, et ils ont perdu deux de leurs « west heroes ».

Kevin Durant d’abord, victime d’une rupture à un tendon d’Achille et qui a décidé de passer à l’Est, à Brooklyn où il ne jouera vraisemblablement pas de la saison. Klay Thompson ensuite, qui soigne une rupture d’un ligament croisé et espère revenir fin février.

« Le titre reste notre objectif », assure pourtant la star esseulée Stephen Curry, « au top physiquement et mentalement », selon son entraîneur Steve Kerr.

Derrière, la concurrence fourbit ses armes et, à force de s’en rapprocher, Denver, Portland et Utah, portés par des duos talentueux (Jokic/Murray, Lillard/McCollum, Gobert/Mitchell), pourraient toucher au but. Dans ce contexte, San Antonio devra batailler pour jouer dans les séries éliminatoires une 23e saison d’affilée.

À l’est, la folle séquence des transferts a aussi changé la donne. Outre Durant, les Nets ont attiré le meneur star Kyrie Irving et l’intérieur DeAndre Jordan, pour qui « la Ligue est plus que jamais ouverte. On veut donc en tirer profit ».

Tout comme Milwaukee et son MVP Giannis Antetokounmpo, qui auront sûrement appris de leur élimination face aux Raptors en finale de conférence et ont accueilli Eric Bledsoe à la mène.

Philadelphie, porté par Joel Embiid et Ben Simmons, va aussi grandir avec l’arrivée d’Al Horford. Boston, revanchard, compte sur Kemba Walker pour faire oublier l’échec Kyrie Irving.

Et dans une Ligue qui ne manque pas de souffleurs de show, un jeune dragon nommé Zion Williamson fait déjà trembler les défenses. Il sera le rookie-phénomène à suivre à La Nouvelle-Orléans.

En décembre, enfin, deux matchs seront délocalisés au Mexique et un autre à Paris en janvier, entre Charlotte et Milwaukee. Preuve que la stratégie de mondialisation de la NBA ne se cantonne pas à la Chine, avec qui le torchon brûle encore depuis le tweet de Daryl Morey, le dirigeant des Houston Rockets, en soutien aux manifestants de Hong Kong.