Kaillie Humphries refuse de représenter le Canada

Après 15 ans d’association avec BCS, Kaillie Humphries souhaite obtenir sa libération puisqu’elle juge qu’une plainte de harcèlement déposée il y a plus d’un an a été mal traitée.
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne Après 15 ans d’association avec BCS, Kaillie Humphries souhaite obtenir sa libération puisqu’elle juge qu’une plainte de harcèlement déposée il y a plus d’un an a été mal traitée.

L’Olympienne Kaillie Humphries a déclaré qu’elle ne représentera pas le Canada dans une compétition internationale tant que l’administration actuelle de la fédération nationale de bobsleigh et de skeleton reste en poste.

Humphries souhaite que Bobsleigh Canada Skeleton (BCS) lui permette de représenter les États-Unis. Elle a tenté de forcer une résolution la semaine dernière en intentant une injonction contre la fédération, mais elle n’a pas eu gain de cause.

Après 15 ans d’association avec BCS, Humphries souhaite obtenir sa libération puisqu’elle juge qu’une plainte de harcèlement déposée il y a plus d’un an a été mal traitée et qu’elle a depuis été punie par l’organisation pour avoir déposé cette plainte.

L’Albertaine de 34 ans a intenté une poursuite de plusieurs millions de dollars contre BCS la semaine dernière.

Les allégations n’ont toujours pas été prouvées en cour et BCS n’a toujours pas déposé sa défense.

Le directeur haute performance de BCS, Chris Le Bihan, a affirmé qu’il souhaitait la voir réintégrer l’équipe nationale.

« Je ne vais pas retourner à Bobsleigh Canada Skeleton avec l’administration actuelle toujours en poste », a répondu Humphries dans un courriel adressé à La Presse canadienne, mercredi.

« Ils m’ont fait ressentir que je n’étais pas la bienvenue et je ne me sens pas en sécurité psychologique ou physique. »

BCS n’a pas immédiatement commenté la réaction de Humphries, mercredi. Un porte-parole a rétorqué que Le Bihan avait fait connaître la position de l’organisation mardi, après que le juge eut rejeté la demande de Humphries.

« Nous croyons fournir un environnement d’entraînement haute performance sécuritaire pour tous nos athlètes », a dit Le Bihan devant le tribunal.

« Nous voulons Kaillie dans notre programme. Kaillie sera bien évidemment l’une des favorites lors des prochains Jeux olympiques et il n’y a rien que nous aimons plus que de voir des Canadiens sur le podium. »