Les Alouettes espèrent rebondir à Calgary

L’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones (au centre)
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne L’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones (au centre)

Les Alouettes auraient certes souhaité se retrouver ailleurs qu’au stade McMahon pour tenter de freiner deux mauvaises séquences. Malgré tout, l’occasion semble belle pour la formation montréalaise de renouer avec le succès.

Tentant de s’accrocher au deuxième rang de la section Est de la Ligue canadienne de football, les Alouettes (3-4) se présenteront tout d’abord au domicile des Stampeders de Calgary (5-3) avec le désir de mettre fin à une série de deux revers. Ils voudront aussi limiter à neuf leur séquence de défaites au stade McMahon.

Il faut remonter à 2009 pour retrouver la dernière victoire des Oiseaux à Calgary, un gain de 40-2. Anthony Calvillo agissait alors comme quart partant. Depuis, quelques revers à sens unique se sont succédé, dont un de 59-11 en 2017. À leurs neuf derniers affrontements sur le terrain des Stampeders, les Alouettes ont inscrit en moyenne 16 points alors qu’ils en ont concédé en moyenne plus de 35.

« Nous voulons revenir sur la bonne voie. C’est à nous d’effectuer les bons jeux et d’amener le ballon dans la zone de buts, a observé l’entraîneur-chef des Montréalais, Khari Jones. Nous n’avons pas été en mesure de le faire la semaine dernière — une défaite de 17-10 contre les Roughriders de la Saskatchewan — et nos gars n’apprécient pas cette situation. »

La porte pourrait toutefois s’ouvrir pour les Alouettes, car le quart vedette, Bo Levi Mitchell, n’est toujours pas en mesure d’effectuer un retour au jeu. Ennuyé par des raideurs au muscle pectoral, Mitchell n’a lancé aucun ballon à l’entraînement, mercredi, et il n’a pas joué depuis la troisième semaine de la saison.

Encore des blessés

Nick Arbuckle agira de nouveau comme quart partant pour les Stampeders même s’il est incommodé par des raideurs au coude et qu’il a participé à l’entraînement de jeudi de façon limitée.

Sous la tutelle d’Arbuckle, la troupe albertaine a maintenu le cap en conservant une fiche de 4-2 depuis la blessure de Mitchell.

Il faut dire que les Alouettes ne sont pas non plus en parfaite santé. L’équipe a placé le nom du receveur B.J. Cunningham sur la liste des blessés pour une durée de six matchs et sa saison pourrait être compromise. Jones a également affirmé que le porteur de ballon William Stanback allait rater le duel de samedi en raison d’une blessure au talon.

En l’absence de Stanback, Jeremiah Johnson aura une fois de plus l’occasion d’être le partant et Jones souhaite l’utiliser un peu plus que vendredi dernier. Face aux Roughriders, Johnson a effectué 10 courses pour des gains de 38 verges en plus de capter deux passes pour un total de 24 verges.

« Jeremiah est un bon porteur de ballon et il peut nous aider de plusieurs façons. Nous ne sommes pas inquiets lorsqu’il est dans la mêlée, a expliqué l’entraîneur-chef des Alouettes. Il est très dynamique et nous devons trouver un moyen de lui donner le ballon. Pas seulement dans le champ-arrière. »

La perte de Cunningham coïncide quant à elle avec les retours au jeu du quart numéro un Vernon Adams fils et du receveur DeVier Posey. Absent depuis le 13 juillet, Posey tente de retrouver la forme qui lui avait permis d’être nommé joueur par excellence de la 105e Coupe Grey, en 2017.

« DeVier est tellement talentueux et c’est bien de le revoir dans la formation. Quand il effectue ses tracés, il sait ce qu’il fait, a fait valoir Jones. J’aime ce qu’il apporte à l’équipe. C’est un vétéran qui est intelligent et qui sait comment jouer au football. Lorsqu’il en a eu l’occasion, il a été capable de réaliser de grandes choses. Même pendant sa guérison, il était impliqué au sein de notre équipe. »

Les Stampeders sont très efficaces contre la passe, menant, dans la LCF, au chapitre des interceptions (14). S’ils ont jeté un coup d’oeil au dernier match des Alouettes, ils ont probablement constaté les difficultés de leurs adversaires à reconnaître et à contrer la couverture zéro (sans joueur en profondeur).

Jones a cependant passé du temps cette semaine afin de préparer son attaque à ce genre de situations et il a aimé le travail de ses joueurs pendant les entraînements.

« Si les équipes pensent nous avoir avec la couverture zéro, elles vont l’utiliser. Les Roughriders ont réussi deux touchés grâce à ça, la semaine dernière, a-t-il rappelé. Tu dois étudier cette défensive et savoir quand te débarrasser du ballon. À partir de maintenant, je vais m’assurer que mes joueurs sont préparés à l’affronter. »

Il reste à voir si ces ajustements seront profitables aux Alouettes.