Les hockeyeuses suédoises déclenchent une grève et réclament l'équité

Erika Grahm (au centre) a diffusé un communiqué sur les réseaux sociaux pour réclamer de meilleures conditions salariales.
Photo: Andrej Isakovic Agence France-Presse Erika Grahm (au centre) a diffusé un communiqué sur les réseaux sociaux pour réclamer de meilleures conditions salariales.

Les meilleures joueuses de hockey suédoises ont refusé de participer à un camp d’entraînement jeudi, ainsi qu’au prochain tournoi international qui sera présenté en Finlande, afin de poursuivre la lutte des équipes nationales féminines pour obtenir l’équité salariale.

La Fédération suédoise de hockey a indiqué qu’elle avait été informée d’un éventuel boycottage, mais qu’elle avait été « surprise » de la décision.

Au total, 43 joueuses sont impliquées dans le boycottage, qui porte essentiellement sur leurs mauvaises conditions salariales quand elles représentent leur pays.

Les joueuses devaient rejoindre le camp d’entraînement jeudi dans les environs de Stockholm, en prévision du Tournoi des cinq nations — auquel participeront la Russie, le Japon, la République tchèque et la Finlande — qui commencera mardi prochain.

Comme les Américaines

Un communiqué a été diffusé sur les réseaux sociaux par la Suédoise Erika Grahm, dans lequel elle écrit que cette décision a été prise « pour développer et créer de meilleures conditions » dans l’équipe nationale afin « d’encourager et de respecter » la génération actuelle ainsi que les prochaines.

Le document précise que les demandes des joueuses ne sont pas « déraisonnables », sans préciser la nature du litige.

Ce geste est semblable à celui qui a été posé il y a deux ans en Amérique du Nord, où l’équipe américaine a menacé de boycotter les Championnats du monde de 2017 présentés dans son pays, afin de militer en faveur d’une hausse salariale et de meilleures conditions de travail. Elles ont conclu une entente de quatre ans avec USA Hockey qui a vu leur salaire grimper à 4000 $US par mois, avec la possibilité d’empocher jusqu’à 71 000 $ par an et 129 000 $ pendant les années olympiques.