Coupe du monde de basketball: le Canada va devoir se débrouiller sans plusieurs gros noms

On savait déjà qu’Andrew Wiggins, des T-wolves, n’y serait pas. Mais plusieurs autres gros noms ne joueront pas pour l’unifolié dont Jamal Murray.
Photo: Cole Burston La Presse canadienne On savait déjà qu’Andrew Wiggins, des T-wolves, n’y serait pas. Mais plusieurs autres gros noms ne joueront pas pour l’unifolié dont Jamal Murray.

Le Canada devait présenter une équipe au niveau de talent jamais égalé au pays, quitte à ce que ça mène à des décisions difficiles.

Mais alors que l’équipe masculine de basketball entamait son camp d’entraînement en vue de la Coupe du monde, lundi, les discussions portaient plus sur les absents que sur les joueurs présents.

On savait déjà qu’Andrew Wiggins, des T-wolves, n’y serait pas. Mais plusieurs autres gros noms ne joueront pas pour l’unifolié dont Jamal Murray (Nuggets), RJ Barrett (Knicks), Dwight Powell (Mavericks) et Shai Gilgeous-Alexander (Thunder).

« Nous aimerions avoir tout le monde ici et bâtir la meilleure formation possible, a dit le centre Kelly Olynyk, du Heat. Mais parfois avec le groupe de gars que vous avez, il faut que le tout donne plus que la somme des parties. Il faut aller au combat avec ceux qui sont là. »

Barrett est blessé au mollet, Murray à la cheville.

Les 19 joueurs au camp incluant notamment Chris Boucher (Raptors), Cory Joseph (Kings) et Khem Birch (Magic). La liste initiale de ceux dont on espérait la présence comptait 29 noms.

Le Canada accueillera le Nigeria mercredi à Toronto et vendredi à Winnipeg. Ensuite on s’envolera vers l’Australie, pour d’autres matchs amicaux.

Les Canadiens amorceront la Coupe du monde le 1er septembre contre l’Australie, en Chine.

Classé 23e au monde, le Canada fait partie du groupe H avec la Lituanie (sixième), l’Australie (11e) et le Sénégal (37e).

Le Canada, qui n’a pas participé aux Jeux olympiques depuis 2000, peut se qualifier pour les Jeux de Tokyo de 2020 avec un top 7 à la Coupe du monde.

Sinon, il y aurait un tournoi de la dernière chance l’été prochain.

Nick Nurse est l’entraîneur-chef, quelques semaines après avoir célébré un championnat de la NBA à la barre des Raptors.

« Je suis extrêmement fier des gars qui sont ici, a dit Nurse. Vous ne pouvez forcer personne à jouer. Je suis ravi d’avoir la chance d’entraîner ces gars-là. On parle ici de tout un groupe. »

Rowan Barrett, directeur général de l’équipe, a déclaré que d’amener tous les joueurs canadiens à s’engager allait toujours être une tâche difficile.

« D’autres pays le vivent aussi. Nous avons géré ça le mieux possible, a dit Barrett. Nous sommes cohérents dans notre approche : bâtir un bassin important et solide, en sachant qu’il va toujours manquer des joueurs.

« Parfois, ce sont des blessures. Parfois, c’est quelque chose dans leur vie. Un échange, un contrat. Nous voulons nous concentrer sur les joueurs qui sont là. »