Les Américaines célèbrent leur victoire à la Coupe du monde à New York

La joueuse de soccer américaine Megan Rapinoe (centre) et d'autres membres de l'équipe célèbrent avec leur trophée devant l'hôtel de ville de New York le 10 juillet 2019.
Photo: Johannes Eisele Agence France-Presse La joueuse de soccer américaine Megan Rapinoe (centre) et d'autres membres de l'équipe célèbrent avec leur trophée devant l'hôtel de ville de New York le 10 juillet 2019.

De nombreux partisans ont envahi les rues de New York dans un blizzard de confetti pour célébrer avec l’équipe américaine à la suite de son triomphe de dimanche à la Coupe du monde féminine de soccer.

Les spectateurs ont scandé « USA ! USA ! » et les travailleurs dans les chantiers de construction ont activé leur klaxon pendant que les véhicules se promenaient sur Broadway.

La co-capitaine Megan Rapinoe et ses coéquipières ont partagé un char avec le maire Bill de Blasio et le président de la Fédération américaine de soccer, Carlos Codeiro. Rapinoe a fait sa maintenant célèbre pose en étirant les bras et levant le menton, a pris quelques gorgées de champagne et a partagé la bouteille avec des partisans. La gardienne Alyssa Naeher a soulevé le trophée de la Coupe du monde au ciel.

Aly Hoover, qui est âgée de 12 ans et originaire du New Jersey, était dans la foule avec une affiche d’Alex Morgan, une autre étoile de l’équipe.

« Je veux être comme elles », a-t-elle dit.

Garret Prather avait amené son fils nouveau-né « pour célébrer comment ces Américaines nous ont rendus fiers autant sur le terrain qu’à l’extérieur ».

L’équipe a gagné une deuxième couronne mondiale consécutive, et une quatrième dans son histoire, en battant les Pays-Bas 2-0, dimanche, à Lyon, en France. Elle recevra un bonus de quatre millions de dollars de la part de la FIFA pour son triomphe. L’équipe de France a reçu 38 millions pour sa victoire l’an dernier.

Les membres de l’équipe américaine ont intenté une poursuite contre la Fédération américaine de soccer pour discrimination sexuelle et salariale. La fédération remettra à son équipe féminine un bonus environ cinq fois plus petit qu’il l’aurait été si l’équipe masculine avait gagné. Le dossier est présentement en médiation.

Une fois rendu à l’hôtel de ville après le défilé, de Blasio a remis les clés de la ville aux joueuses. Et quand la foule a scandé « équité salariale ! », Cordero a admis que les membres de l’équipe « méritent un salaire juste et équitable. Et je crois que nous pouvons y parvenir ensemble ».