Les Maple Leafs veulent conjurer les échecs du passé

En avance 3-2 dans la série de premier tour cette année, les Leafs avaient l’occasion d’achever les Bruins lors du sixième match à domicile, dimanche. Toutefois, les Bruins ont répliqué et ont tenu leur adversaire à distance assez longtemps pour provoquer un autre match ultime.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne En avance 3-2 dans la série de premier tour cette année, les Leafs avaient l’occasion d’achever les Bruins lors du sixième match à domicile, dimanche. Toutefois, les Bruins ont répliqué et ont tenu leur adversaire à distance assez longtemps pour provoquer un autre match ultime.

Connor Brown et les Maple Leafs ont déclaré qu’ils avaient confiance en eux avant le septième match l’an dernier.

L’ailier insiste pour dire que cette fois, ils le pensent vraiment.

Les Maple Leafs se préparent en vue du septième match de leur série quart de finale de l’association de l’Est contre les Bruins de Boston, mardi, en faisant preuve d’une ferme conviction. Mais les fantômes des échecs des dernières séries éliminatoires les hantent toujours.

Les Leafs menaient 4-3 après 40 minutes face aux Bruins lors du septième match au TD Garden il y a environ 12 mois. Ils se sont finalement écroulés et ont subi l’élimination après une défaite de 7-4.

Et bien que deux joueurs seulement — Jake Gardiner et Nazem Kadri actuellement suspendu — soient les seuls rescapés d’une fin encore plus brutale à Boston en 2013, plusieurs partisans des Leafs sont encore sous le choc de la déconfiture qui a vu les Bruins devenir la première équipe de l’histoire de la LNH à remporter un septième match après avoir tiré de l’arrière par trois buts à la troisième période.

En avance 3-2 dans la série de premier tour cette année, les Leafs avaient l’occasion d’achever les Bruins lors du sixième match à domicile, dimanche. Les Leafs ont engagé le duel, les Bruins ont répliqué et ont tenu leur adversaire à distance assez longtemps pour provoquer un autre match ultime.

« Nous formons un groupe très confiant, a soutenu Brown après le match de dimanche dans le vestiaire désert des Leafs. Nous disions la même chose l’année dernière, mais maintenant nous le croyons vraiment. »

« Nous avons le sentiment que nous formons un groupe qui peut se rendre loin. »

Malgré ce plus récent revers de fortune, les Leafs ont des raisons d’être optimistes.

Si la série de l’année dernière a nécessité sept matchs, les deux formations sont plus équilibrées en 2019. Aucune des deux n’a réussi à remporter des matchs consécutifs — Toronto a tiré de l’arrière 2-0 et 3-1 au printemps dernier —, les Leafs ont dominé les Bruins 13 buts à 11 à force égale, détenant un léger avantage avec la possession de la rondelle à 5 contre 5 et ont dominé les Bruins 217-206 pour les mises en échec.

Les Leafs ont déjà remporté deux victoires au TD Garden, notamment un gain de 2-1 lors du cinquième match après avoir fait preuve de discipline et de patience. Ils ont dû attendre jusqu’à mi-chemin à la troisième période pour briser une égalité de 0-0.

« Nous connaissons leur jeu, et ils connaissent le nôtre, a expliqué le défenseur torontois Morgan Rielly. Cela revient à l’engagement à bien faire les choses. »

Au chapitre de l’avantage numérique, les Bruins ont dominé. Troisièmes dans la LNH en saison régulière, ils ont marqué 7 buts en 16 avantages numériques dans la série, comparativement à 3 buts en 14 occasions pour les Leafs.

Cet écart a fait la différence lors du sixième match, où les Leafs ont marqué rapidement pour finalement voir les Bruins toucher la cible à deux reprises avec l’avantage d’un joueur.

Les Leafs ont trouvé des solutions en neutralisant les Bruins en trois occasions lors du cinquième match et ils auront besoin d’un effort similaire lors du septième match, alors que l’équipe tente de se qualifier pour le deuxième tour des séries pour la première fois depuis 2004.

« Nous comprenons ce qu’ils font, a déclaré Brown. Il est temps que nous arrêtions d’avoir des ratés. »

Les Leafs présentent une formation différente cette fois-ci, après l’acquisition du centre autonome John Tavares, l’arrivée grâce à un échange du défenseur Jake Muzzin et les progrès d’Auston Matthews, auteur de cinq buts à ses quatre derniers matchs, et de Mitch Marner. Le gardien torontois Frederik Andersen affiche quant à lui un pourcentage d’arrêts de.925 après avoir été l’un des maillons faibles l’an dernier.

« C’est un nouvel ensemble de circonstances, a avancé Tavares. Il y a beaucoup de gars qui n’étaient pas ici, dont moi. »

« Je ne suis pas du genre à vivre dans le passé », a ajouté l’entraîneur-chef des Leafs, Mike Babcock.

Les Bruins ont également apporté des changements, mais le noyau qui a fait ses preuves dans le passé demeure l’épine dorsale de leur formation. Patrice Bergeron, Brad Marchand, Zdeno Chara et Tuukka Rask ont remporté la Coupe Stanley et ont disputé une autre finale.

Faisant face à l’élimination dimanche, Marchand a marqué deux fois et ajouté une passe, Bergeron et Chara ont été solides comme à leur habitude, et Rask a suffisamment bien fait pour tenir les Leafs en respect.