Les Jeux du Canada appliquent une nouvelle politique sur l’inclusion des genres

La politique sur l’inclusion des genres est appliquée aux Jeux d’hiver qui se déroulent jusqu’au 3 mars à Red Deer, en Alberta.
Photo: Getty Images La politique sur l’inclusion des genres est appliquée aux Jeux d’hiver qui se déroulent jusqu’au 3 mars à Red Deer, en Alberta.

Les athlètes présents aux Jeux d’hiver du Canada en 2019 peuvent vivre et concourir selon le sexe auquel ils s’identifient.

Il s’agit d’une autre initiative novatrice de la part d’un événement multisport canadien qui se targue d’être à l’avant-garde.

« Nous avons fait de l’inclusion une priorité depuis le premier jour et il s’agit donc un prolongement de cela », a révélé David Patterson, président et chef de la direction du Conseil des Jeux du Canada (CJC).

Le conseil des Jeux du Canada a adopté sa politique sur l’inclusion des genres en décembre, et elle est appliquée aux Jeux d’hiver qui se déroulent jusqu’au 3 mars à Red Deer, en Alberta.

« Le CJC reconnaît que le sexe et le genre ne sont pas la même chose et que les individus naissent avec des combinaisons différentes de sexe et de genre qui font partie intégrante de leur identité, précise le document. Cette politique a pour objectif de définir les conditions dans lesquelles le CJC et ses sociétés hôtes créeront un environnement sûr et accueillant pour les participants transgenres ou intersexués aux Jeux du Canada. »

Cette initiative intervient dans la foulée de celle du U Sports, l’organisme qui régit les sports universitaires au Canada, qui a annoncé en septembre une nouvelle politique relative aux transgenres. Elle permet aux athlètes de concourir au sein d’équipes correspondant à leur identité de genre.

Patterson a mentionné que la politique a été adoptée après environ un an de recherches et qu’ils avaient emprunté à U Sports, ainsi qu’à d’autres organisations sportives canadiennes, telles que Ringuette Canada.

Plus de 100 000 athlètes ont pris part aux Jeux du Canada depuis leur première édition en 1967. Ces Jeux sont un tremplin pour la compétition sur la scène internationale non seulement pour les athlètes, mais aussi pour les entraîneurs et les officiels, et un catalyseur pour d’autres organisations sportives canadiennes, a ajouté Patterson.

Parce que les athlètes ne sont pas invités à fournir leur genre — uniquement le sexe selon lequel ils vont participer à la compétition —, Patterson ne sait pas combien bénéficieront de la nouvelle politique.

« Nous sommes sûrs que ce sera plus que zéro et que les athlètes qui n’auraient peut-être pas été les bienvenus le seront davantage », a-t-il déclaré.

La nouvelle politique, a-t-il affirmé, permettra aux athlètes de se sentir plus à l’aise. Lors des Jeux précédents, certains athlètes ont séjourné dans des hôtels avec leurs parents plutôt que dans le village des athlètes.

Les Jeux du Canada ont atteint l’équité entre les sexes — un nombre égal d’athlètes féminines et d’athlètes masculins — à la fin des années 1980. C’est aussi le seul événement multisport qui réunit des athlètes non handicapés, des para-athlètes et des athlètes des Jeux olympiques spéciaux, a noté Patterson. Il estime que cela fait des Jeux du Canada l’événement multisport le plus intégré au monde.

Les Jeux du Canada ont permis à des vedettes du sport au pays, de Sidney Crosby à Hayley Wickenheiser, en passant par Catriona Le May Doan et Andre De Grasse, de s’illustrer.

Plus de 3600 athlètes et entraîneurs participent aux 19 sports inscrits aux Jeux de Red Deer, qui ont commencé vendredi.